Rodéos motorisés : amende 800€, suspension immédiate… ce que prévoit la loi « tolérance zéro »
Le gouvernement souhaite renforcer la lutte contre les rodéos motorisés (ou rodéos urbains). Un projet de loi en matière de sécurité, intitulé « Ripost » (Réponses Immédiates aux Phénomènes troublant l’Ordre Public, la Sécurité et la Tranquillité), a été présenté en Conseil des ministres le 25 mars 2026.
Ce texte prévoit plusieurs mesures destinées à sanctionner plus rapidement les auteurs de rodéos motorisés et à faciliter les procédures. ⚖️
👉 Compte-rendu du Conseil des Ministres du 25 mars 2026
Un phénomène de rodéos motorisés en augmentation 🚗
Les rodéos motorisés constituent une infraction pénale déjà réprimée par la loi. Toutefois, les pouvoirs publics constatent une augmentation du phénomène ces dernières années, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.
Les autorités mettent en avant deux problématiques principales :
- le risque d’accidents graves pour les participants et les tiers,
- les troubles à la tranquillité publique pour les riverains.
Le projet de loi présenté par le ministère de l’Intérieur prévoit ainsi un renforcement des moyens d’action avec une politique annoncée de « tolérance zéro ».
Des sanctions plus rapides pour les rodéos motorisés ⏱️
Le gouvernement souhaite permettre aux forces de l’ordre et aux autorités administratives d’agir plus rapidement, sans attendre systématiquement une décision judiciaire.
L’objectif affiché est de renforcer l’effet dissuasif des sanctions et de simplifier les poursuites.
Trois mesures principales sont envisagées dans le projet de loi.
Blocage de la vente du véhicule utilisé pour un rodéo motorisé 🚙
La première mesure prévoit l’inscription d’une opposition au transfert du certificat d’immatriculation du véhicule.
Concrètement, cela signifie que le véhicule utilisé pour commettre un rodéo motorisé ne pourrait plus être vendu avant la décision judiciaire ou avant qu’une éventuelle confiscation soit prononcée.
Jusqu’à présent, certains propriétaires pouvaient vendre le véhicule avant le jugement, ce qui rendait la confiscation impossible. Cette nouvelle mesure vise donc à empêcher la vente du véhicule dans l’attente de la décision de justice.
Suspension administrative du permis de conduire 📄
Le projet de loi prévoit également la possibilité d’une interdiction administrative de conduire prononcée rapidement après l’interpellation, sans attendre la décision du tribunal.
Il s’agirait d’une suspension du permis décidée par l’autorité administrative, probablement par le préfet, comme cela existe déjà pour d’autres infractions routières (alcool, stupéfiants, excès de vitesse importants).
La durée maximale de cette suspension administrative n’est pas encore précisée à ce stade du projet de loi.
Création d’une amende forfaitaire délictuelle de 800 euros 💶
Troisième mesure annoncée : la création d’une amende forfaitaire délictuelle d’un montant de 800 euros.
Cette amende pourrait être délivrée immédiatement, sans passage devant le tribunal, afin de simplifier les poursuites et d’obtenir une réponse pénale plus rapide.
Le mécanisme de l’amende forfaitaire délictuelle existe déjà pour certains délits et permet d’éviter une audience devant le tribunal correctionnel lorsque l’infraction est reconnue.
Des pouvoirs renforcés pour les autorités administratives 👮♂️
Le projet de loi prévoit globalement de donner davantage de moyens d’action immédiate aux forces de l’ordre et aux préfets, afin de pouvoir intervenir rapidement après les faits, sans attendre la décision judiciaire.
L’objectif est d’améliorer la rapidité de la réponse pénale et administrative face aux rodéos motorisés.
Un projet de loi encore en cours d’adoption 🏛️
À ce stade, il s’agit d’un projet de loi présenté en Conseil des ministres le 25 mars 2026.
Le texte devra encore être examiné par le Parlement avant une éventuelle adoption définitive. Les mesures annoncées pourront donc évoluer au cours du débat parlementaire.
Ce qu’il faut retenir sur les nouvelles mesures contre les rodéos motorisés 📌
Le projet de loi prévoit notamment :
- le blocage de la vente du véhicule utilisé lors d’un rodéo motorisé,
- la possibilité d’une suspension administrative du permis de conduire,
- la création d’une amende forfaitaire délictuelle de 800 euros,
- des procédures plus rapides sans attendre une décision judiciaire.
Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de renforcer la lutte contre les rodéos motorisés sur l’ensemble du territoire.





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