Quelles vitesses par temps de pluie ?

Le code de la route prévoit les limitations de vitesse applicables sur l’ensemble du territoire national. Et il prévoit aussi l’abaissement de ces vitesses par temps de pluie. On fait le point !

1. Vitesses par temps de pluie : que dit la loi ?

Il faut ici se référer à l’article R.413-2 du code de la route qui fixe les limites applicables en temps normal hors agglomération. Et prévoit un abaissement des vitesses par temps de pluie (ou d’autre précipitations).

Limites de vitesse hors agglomération

En temps normal, la vitesse maximale des véhicules est ainsi limitée à :

  • 130 km/ h sur les autoroutes
  • 110 km/ h sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central
  • 80 km/ h sur les autres routes (ou 90 km/h dans certains départements…)

Abaissement des vitesses par temps de pluie

Par contre, “en cas de pluie ou d’autres précipitations”, ces vitesses sont abaissées à :

  • 110 km/h sur les autoroutes
  • 100 km/h sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central
  • 80 km/h sur les autres routes

A l’opposé, la vitesse maximale autorisée en agglomération reste fixée à 50 km/h quel que soit le temps.

Et pas besoin d’une signalisation particulière. Car vous connaissez l’adage, nul n’est censé ignorer la loi !

Lire aussi mon article “Signalisation défaillante : quand les panneaux jouent à cache-cache“.

2. Qui décide du temps qu’il fait ?

Rassurez-vous, je ne vais pas ici vous livrer un traité complet de météorologie…

Je n’en ai ni l’envie ni la compétence.

Non… je souhaite ici attirer votre attention sur les difficultés pouvant résulter du caractère très vague de l’expression utilisée dans le code de la route :

“en cas de pluie ou d’autres précipitations”

Que doit-on entendre par “pluie” ? A partir de combien de millimètres de pluie doit-on baisser sa vitesse ?

Car les conséquences peuvent être importantes pour votre permis en termes de sanctions encourues.

En réalité, à défaut de précisions (le code de la route ne peut évidemment tout prévoir), ce sont les forces de l’ordre qui vont s’ériger en arbitres de la météo.

Au risque évidemment de basculer dans l’arbitraire.

Puisque vous le savez, la loi leur donne un pouvoir d’interprétation quasi-illimité.

En effet, le code de procédure pénale dispose que

“les procès-verbaux (…) font foi jusqu’à preuve contraire.

La preuve contraire ne peut être rapportée que par écrit ou par témoins”

Aussi, en cas de contrôle n’hésitez pas à contester l’interprétation des forces de l’ordre. Par exemple une chaussée humide ne veut pas dire qu’il pleut !

Et si les forces de l’ordre ne veulent rien savoir n’hésitez pas à solliciter les éventuels témoins présents et à vous munir d’un bulletin météo pour contester la contravention dressée.

Lire aussi mon article “Contester sans désigner le vrai conducteur : comment faire ?

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