Lettre 48SI : permis revalidé après l’annulation d’une amende forfaitaire majorée
Le 12 avril 2024, j’ai obtenu la revalidation du permis de conduire d’un professionnel du bâtiment, après avoir contesté une amende forfaitaire majorée puis saisi le tribunal administratif.
Mon client avait reçu une lettre 48SI l’informant de l’invalidation de son permis pour solde de points nul. Cette décision menaçait directement son activité professionnelle : il avait besoin de conduire pour se rendre sur ses différents chantiers.
L’analyse de son dossier m’a permis d’identifier une amende forfaitaire majorée qu’il n’avait jamais reçue. J’ai obtenu son annulation auprès de l’officier du ministère public (OMP), mais le ministère de l’Intérieur a d’abord refusé d’en tirer les conséquences sur la validité du permis.
J’ai donc saisi le tribunal administratif.
Résultat : sans attendre l’audience, le ministère de l’Intérieur a finalement régularisé la situation le 12 avril 2024 et rétabli le droit de conduire de mon client.
Vous avez reçu une lettre 48SI ? Découvrez mon accompagnement pour contester l’invalidation de votre permis.
👉 Prendre rendez-vous pour faire analyser votre dossier
⚖️ Le dossier en bref
- ⚖️ Juridiction : tribunal administratif saisi après un recours auprès de l’OMP
- 📅 Date : 12 avril 2024
- 📋 Procédure : contestation d’une amende forfaitaire majorée, puis recours contre une décision 48SI
- 🎯 Enjeu : obtenir la revalidation du permis d’un professionnel du bâtiment dont l’activité dépendait de ses déplacements
- ✅ Résultat : amende forfaitaire majorée annulée par l’OMP, puis permis revalidé par le ministère de l’Intérieur après la saisine du tribunal administratif
1. Un professionnel du bâtiment reçoit une lettre 48SI
Mon client exerce une activité dans le bâtiment et doit gérer plusieurs chantiers.
Son permis de conduire est indispensable à son travail : il lui permet de se déplacer entre les différents sites et d’assurer le suivi de son activité.
Lorsqu’il reçoit une lettre 48SI l’informant de l’invalidation de son permis pour solde de points nul, sa situation devient particulièrement préoccupante.
Il me consulte pour examiner les possibilités de contestation et tenter de préserver son droit de conduire.
Je commence par analyser l’historique de son permis et les retraits de points ayant conduit à l’invalidation.
2. Une amende forfaitaire majorée jamais reçue
L’examen du dossier révèle une anomalie : une amende forfaitaire majorée ayant entraîné un retrait de points n’a jamais été reçue par mon client.
Je prépare une contestation auprès de l’officier du ministère public compétent.
Cette démarche aboutit rapidement : l’OMP annule l’amende forfaitaire majorée.
Cette première décision est essentielle, car elle remet en cause l’un des éléments ayant conduit l’administration à considérer que le permis de mon client ne disposait plus d’aucun point.
Mais une difficulté subsiste : malgré l’annulation de l’amende, le ministère de l’Intérieur ne rétablit pas le permis.
Mon client reste donc privé de son droit de conduire.
3. Le ministère refuse de régulariser le permis : je saisis le tribunal administratif
L’annulation de l’amende forfaitaire majorée par l’OMP ne suffit pas, à elle seule, à résoudre la situation administrative de mon client.
Le ministère de l’Intérieur refuse de procéder à la régularisation demandée.
Je décide alors de porter l’affaire devant le tribunal administratif afin de contester le maintien de l’invalidation.
La requête s’appuie notamment sur l’annulation de l’amende forfaitaire majorée et sur ses conséquences pour le calcul du solde de points.
L’objectif est d’obtenir la correction du dossier administratif et le rétablissement du permis de conduire.
4. Le résultat : le permis est revalidé le 12 avril 2024
La procédure devant le tribunal administratif produit ses effets sans qu’il soit nécessaire d’attendre une audience.
Le 12 avril 2024, le ministère de l’Intérieur accepte finalement de régulariser la situation et rétablit le droit de conduire de mon client.
L’intervention s’est donc déroulée en deux étapes :
- Devant l’OMP : obtention de l’annulation de l’amende forfaitaire majorée.
- Après la saisine du tribunal administratif : régularisation du solde de points et revalidation du permis par le ministère de l’Intérieur.
Mon client retrouve ainsi la possibilité de conduire, indispensable à la poursuite de son activité dans le bâtiment.
Le permis a été revalidé par l’administration à la suite du recours, et non par un jugement d’annulation rendu par le tribunal administratif.

Mémoire en défense du Ministre de l’Intérieur – extrait @Etienne Lejeune avocat droit routier permis de conduire
5. Lettre 48SI : pourquoi l’annulation d’une amende ne suffit-elle pas toujours ?
Lorsqu’une amende forfaitaire majorée est annulée, il est nécessaire de vérifier que l’administration tire les conséquences de cette décision sur le solde de points du conducteur.
En pratique, la contestation d’une amende et celle d’une invalidation du permis relèvent de deux démarches distinctes.
L’OMP intervient dans le cadre de la procédure contraventionnelle. Le ministère de l’Intérieur est, quant à lui, chargé de la gestion administrative des points et des décisions 48SI.
Obtenir l’annulation d’une amende ne garantit donc pas que le permis sera immédiatement revalidé.
Si les conditions juridiques sont réunies et que l’administration refuse de régulariser le dossier, un recours devant le tribunal administratif peut être nécessaire.
J’ai également obtenu, dans un autre dossier, la revalidation en 24 heures du permis d’un chauffeur poids lourd après la saisine du tribunal administratif de Rouen.
Dans cette affaire, le problème provenait d’un stage de récupération de points enregistré, mais dont les quatre points n’avaient pas été crédités.
Les deux dossiers illustrent des erreurs différentes, mais un même principe : il est indispensable de vérifier les éléments qui ont conduit l’administration à prononcer l’invalidation du permis.
Attention : la contestation d’une amende ou le dépôt d’un recours ne permet pas automatiquement de reprendre la conduite. Il faut attendre que la situation juridique du permis le permette effectivement.
Vous avez reçu une lettre 48SI après une amende que vous contestez ?
Vous découvrez que votre permis est invalidé pour solde de points nul ? Une amende forfaitaire majorée a entraîné un retrait de points alors que vous ne l’avez jamais reçue ? L’administration refuse de régulariser votre situation malgré une décision favorable de l’OMP ?
Il est important d’analyser l’historique de votre permis, les décisions de retrait de points et les démarches déjà effectuées.
Avocat exerçant presque exclusivement en droit routier depuis 2008, je prends en charge les contestations de lettres 48SI et les recours devant les tribunaux administratifs partout en France.
Découvrez mon accompagnement pour contester une lettre 48SI et mes interventions partout en France.
👉 Prendre rendez-vous pour analyser votre dossier et envisager les démarches adaptées






























