Lexique

A

Acquittement

L’acquittement est une décision par laquelle une juridiction criminelle déclare qu’une personne poursuivie pour un crime n’est pas coupable des faits qui lui sont reprochés. Il constitue l’équivalent de la relaxe pour les délits et les contraventions. L’acquittement intervient lorsque la culpabilité n’est pas établie ou que les éléments de preuve ne permettent pas de retenir l’infraction.

En droit routier, l’acquittement est exceptionnel puisque les infractions liées à la circulation relèvent généralement des contraventions ou des délits et non des crimes. Dans les rares situations où une qualification criminelle serait retenue en lien avec un comportement routier, la personne poursuivie pourrait être acquittée si les conditions d’une condamnation ne sont pas réunies.

👉 L’acquittement est la décision par laquelle une juridiction criminelle reconnaît qu’une personne poursuivie pour un crime n’est pas coupable.

ADCS

L’ADCS (Attestation de Droits à Conduire Sécurisée) est un document officiel qui permet de justifier de vos droits à conduire. Téléchargeable depuis le service Mes Points Permis, elle remplace le relevé d’information restreint (RIR) et mentionne notamment la validité de votre permis, les catégories que vous êtes autorisé à conduire ainsi que les éventuelles restrictions. L’ADCS est valable quatre mois et uniquement en France.

L’ADCS peut être utilisée en cas de perte ou de vol du permis, lors d’un contrôle routier ou pour justifier de vos droits à conduire auprès d’un employeur, d’un assureur ou d’un loueur de véhicules. En revanche, elle n’est pas obligatoire et ne remplace pas définitivement le permis de conduire.

👉 Pour savoir comment obtenir une ADCS, dans quels cas elle peut être utilisée et connaître ses limites, consultez notre article complet consacré à l’ADCS (Attestation de Droits à Conduire Sécurisée).

Âge minimum pour conduire une trottinette électrique

En France, il faut avoir au moins 14 ans pour conduire une trottinette électrique sur la voie publique. En dessous de cet âge, son utilisation est interdite, même sous la surveillance d’un adulte. Cette règle s’applique aux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) tels que les trottinettes électriques, les monoroues ou les gyropodes.

Au-delà de l’âge minimum, d’autres règles doivent être respectées : il est interdit de transporter un passager, la vitesse est limitée à 25 km/h et la circulation est soumise à des règles précises selon le type de voie empruntée. Le non-respect de ces obligations peut entraîner une amende, voire d’autres sanctions selon l’infraction commise.

👉 Pour connaître l’âge minimum pour conduire une trottinette électrique, les règles applicables aux EDPM et les sanctions encourues en cas d’infraction, consultez notre article complet consacré à l’âge pour rouler en trottinette électrique.

Agent de police judiciaire (APJ)

Un agent de police judiciaire (APJ) est un membre des forces de l’ordre auquel le Code de procédure pénale confie certaines missions de police judiciaire. Ses pouvoirs sont plus limités que ceux d’un officier de police judiciaire (OPJ). Il agit sous l’autorité de ce dernier et participe aux enquêtes en accomplissant les actes que la loi l’autorise à réaliser.

En droit routier, les agents de police judiciaire interviennent quotidiennement lors des contrôles routiers. Ils peuvent notamment constater de nombreuses infractions au Code de la route, relever l’identité des conducteurs, effectuer certains contrôles et dresser des procès-verbaux dans les conditions prévues par la loi. En revanche, les actes les plus importants de la procédure, comme le placement en garde à vue ou certaines décisions d’enquête, relèvent des pouvoirs de l’officier de police judiciaire.

👉 L’agent de police judiciaire participe aux enquêtes et aux contrôles routiers, sous l’autorité d’un officier de police judiciaire, avec des pouvoirs définis par la loi.

Alcool au volant

L’alcool au volant désigne le fait de conduire avec un taux d’alcool supérieur au seuil autorisé. Pour la plupart des conducteurs, l’infraction commence à partir de 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d’air expiré. Ce seuil est abaissé à 0,2 g/l de sang pour les conducteurs en permis probatoire et les conducteurs de véhicules de transport en commun.

Entre 0,5 et 0,8 g/l de sang, il s’agit d’une contravention. À partir de 0,8 g/l, l’alcool au volant devient un délit. Les conséquences peuvent notamment comprendre un retrait de 6 points, une amende, une rétention puis une suspension du permis, voire une annulation dans certains cas.

👉 Pour connaître les différents taux d’alcool, les sanctions applicables et les conséquences sur votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré à l’alcool au volant.

Amende

L’amende est une peine consistant à verser une somme d’argent au Trésor public. Elle peut être prononcée pour une contravention, un délit ou, dans certains cas, un crime, selon les dispositions prévues par la loi. Son montant varie en fonction de la nature et de la gravité de l’infraction. L’amende peut être la peine principale ou s’ajouter à d’autres sanctions.

En droit routier, l’amende est la sanction la plus fréquemment prononcée. Elle peut résulter d’une contravention, comme un excès de vitesse ou le non-respect d’un feu rouge, mais également d’un délit tel qu’une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, une conduite après usage de stupéfiants ou un refus d’obtempérer. Selon les cas, elle peut s’accompagner d’autres conséquences, comme un retrait de points, une suspension ou une annulation du permis de conduire, voire une peine d’emprisonnement.

👉 L’amende est une peine pécuniaire consistant à verser une somme d’argent au Trésor public en raison d’une infraction.

Amende forfaitaire

L’amende forfaitaire est une procédure simplifiée qui permet de sanctionner certaines contraventions, et dans certains cas certains délits, par le paiement d’une somme fixée par la loi. Elle évite, en principe, la tenue d’une audience devant le tribunal si le paiement intervient dans les délais prévus et qu’aucune contestation n’est formée.

En droit routier, l’amende forfaitaire est utilisée pour de nombreuses infractions, comme certains excès de vitesse, le non-port de la ceinture de sécurité, l’usage du téléphone au volant ou le non-respect d’un feu rouge. Le conducteur peut choisir de payer l’amende ou de la contester selon les modalités légales. Le paiement de l’amende entraîne, en règle générale, la reconnaissance de l’infraction et peut avoir des conséquences sur le permis de conduire, notamment en matière de retrait de points.

👉 L’amende forfaitaire permet de sanctionner certaines infractions par le paiement d’une somme fixe, sans passage devant le tribunal dans la plupart des cas.

Amende forfaitaire majorée

L’amende forfaitaire majorée est une amende dont le montant est augmenté lorsque l’amende forfaitaire initiale n’a pas été payée ou contestée dans les délais prévus par la loi. Cette majoration intervient automatiquement et donne lieu à l’envoi d’un nouvel avis informant le contrevenant du montant désormais exigible.

En droit routier, de nombreuses contraventions peuvent donner lieu à une amende forfaitaire majorée, notamment en matière d’excès de vitesse, de stationnement ou de non-respect des règles de circulation. Il reste toutefois possible, dans certaines situations, de solliciter l’annulation de cette majoration ou de contester l’infraction selon les conditions prévues par les textes. Les délais de recours étant stricts, il est important d’agir rapidement.

👉 L’amende forfaitaire majorée correspond à l’augmentation automatique du montant d’une amende lorsque celle-ci n’a pas été payée ou contestée dans les délais légaux.

Amende forfaitaire minorée

L’amende forfaitaire minorée est une amende dont le montant est réduit lorsque le contrevenant paie rapidement après la constatation de certaines infractions. Ce mécanisme vise à encourager un règlement rapide et n’est applicable que dans les cas prévus par la loi.

En droit routier, de nombreuses contraventions peuvent bénéficier d’un tarif minoré, notamment lorsqu’elles sont réglées dans le délai indiqué sur l’avis de contravention. Passé ce délai, le montant de l’amende redevient celui de l’amende forfaitaire normale, puis peut être majoré en l’absence de paiement ou de contestation. Le paiement de l’amende minorée produit les mêmes effets que celui de l’amende forfaitaire, notamment en ce qui concerne la reconnaissance de l’infraction et les éventuelles conséquences sur le permis de conduire.

👉 L’amende forfaitaire minorée permet de bénéficier d’un montant réduit en cas de paiement rapide dans les délais prévus par la loi.

Annulation du permis de conduire

L’annulation du permis de conduire est une sanction entraînant la disparition du permis de conduire. Contrairement à une suspension, qui interdit temporairement de conduire, l’annulation oblige le conducteur à obtenir un nouveau permis après l’expiration du délai fixé par la décision. Selon les cas, elle peut être prononcée par un tribunal ou résulter de dispositions légales imposant cette sanction pour certaines infractions.

En droit routier, l’annulation du permis est notamment encourue en cas de récidive de conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou après usage de stupéfiants, ainsi que pour d’autres infractions particulièrement graves prévues par le Code de la route. Le tribunal fixe également un délai pendant lequel le conducteur ne peut pas solliciter un nouveau permis. À l’issue de ce délai, il devra accomplir les démarches exigées par la réglementation, telles qu’une visite médicale, des tests psychotechniques et, selon les cas, repasser une ou plusieurs épreuves du permis de conduire.

👉 L’annulation du permis de conduire met fin au permis existant et oblige le conducteur à en obtenir un nouveau après un délai fixé par le tribunal.

Appel

L’appel est une voie de recours qui permet de demander à une juridiction supérieure de réexaminer une décision rendue en première instance. Contrairement au pourvoi en cassation, la cour d’appel peut revoir aussi bien les faits que l’application du droit. Elle peut confirmer, modifier ou infirmer tout ou partie de la décision contestée. L’appel doit être exercé dans les délais prévus par la loi.

En droit routier, il est possible de faire appel de nombreuses décisions rendues par le tribunal correctionnel ou, dans certains cas, par le tribunal de police. La cour d’appel réexamine alors le dossier, entend les parties et rend une nouvelle décision. Selon les situations, l’appel peut être formé par le prévenu, le procureur de la République ou la partie civile. Il est important de noter que l’appel ne suspend pas systématiquement l’exécution de la décision, notamment lorsqu’elle est assortie de l’exécution provisoire.

👉 L’appel permet de faire réexaminer une décision de justice par une juridiction supérieure, en fait comme en droit.

Appel d'un jugement du tribunal de police

Il est possible de faire appel d’un jugement du tribunal de police, mais uniquement dans certains cas prévus par la loi. Le délai pour interjeter appel est de 10 jours à compter du prononcé du jugement ou, si le prévenu n’était ni présent ni représenté à l’audience, à compter de la signification de la décision. L’appel doit obligatoirement être formé par déclaration au greffe de la juridiction ayant rendu le jugement.

En pratique, faire appel peut permettre de contester sa culpabilité, de demander une diminution de la peine prononcée ou encore de retarder le caractère définitif de la condamnation, notamment lorsque des points de permis sont en jeu. Avant d’exercer ce recours, il est toutefois indispensable d’en mesurer les conséquences, la cour d’appel pouvant également aggraver la peine prononcée en première instance.

👉 Pour connaître les conditions permettant de faire appel d’un jugement du tribunal de police, les délais à respecter et les conséquences de ce recours, consultez notre article complet consacré à l’appel d’un jugement du tribunal de police.

Appels de phares

Les appels de phares ne sont pas interdits en France. Contrairement à une idée reçue, aucun texte n’interdit de prévenir les autres usagers de la présence d’un radar ou des forces de l’ordre en effectuant un bref appel de phares. Ce principe découle du fait qu’en droit pénal, tout ce qui n’est pas expressément interdit est autorisé.

En revanche, la situation est différente la nuit. Si l’utilisation des feux de route éblouit les autres usagers, le conducteur peut être verbalisé sur le fondement de l’article R. 416-6 du Code de la route. L’infraction est alors sanctionnée par une amende de 135 €, sans retrait de points. En pratique, les verbalisations restent rares, mais elles peuvent être contestées lorsque les conditions légales ne sont pas réunies.

👉 Pour savoir si les appels de phares sont autorisés, connaître les limites fixées par le Code de la route et les risques de verbalisation, consultez notre article complet consacré aux appels de phares.

Arrêt

Un arrêt est la décision rendue par certaines juridictions, notamment les cours d’appel et la Cour de cassation. Il se distingue du jugement, qui est rendu par les juridictions de première instance. Un arrêt peut confirmer, modifier ou annuler une décision rendue précédemment, selon les pouvoirs de la juridiction saisie.

En droit routier, un arrêt est fréquemment rendu lorsqu’une partie fait appel d’un jugement du tribunal correctionnel ou du tribunal de police. La cour d’appel réexamine alors l’affaire dans les limites de l’appel et peut rendre une nouvelle décision. La Cour de cassation, quant à elle, ne rejuge pas les faits mais vérifie que les règles de droit ont été correctement appliquées.

👉 L’arrêt est la décision rendue par une cour, notamment une cour d’appel ou la Cour de cassation, à l’issue d’une procédure.

Assurance d'un véhicule non roulant

L’assurance d’un véhicule non roulant reste, en principe, obligatoire, même si la voiture ou la moto ne circule plus. Tout véhicule terrestre à moteur doit être couvert, au minimum, par une assurance responsabilité civile tant qu’il est en état de circuler. Cette obligation s’explique par les risques qu’un véhicule immobilisé peut encore présenter, notamment en cas d’incendie, d’explosion ou d’utilisation par un tiers.

Il existe toutefois une exception pour les véhicules qui ne sont objectivement plus en état de circuler. La jurisprudence admet qu’un véhicule n’a plus à être assuré lorsqu’il est réellement hors d’usage, par exemple si les roues, la batterie et le carburant ont été retirés, le privant ainsi de toute capacité de déplacement. À défaut, le propriétaire peut opter pour une assurance « au tiers » ou un contrat spécifique pour véhicule immobilisé afin de respecter ses obligations légales.

👉 Pour savoir dans quels cas l’assurance d’un véhicule non roulant est obligatoire, connaître les exceptions admises par la jurisprudence et les risques encourus en cas de défaut d’assurance, consultez notre article complet consacré à l’assurance d’un véhicule non roulant.

Audience

Une audience est la séance au cours de laquelle une juridiction examine une ou plusieurs affaires. C’est à cette occasion que les parties, leurs avocats, les éventuels témoins et le ministère public, lorsqu’il est présent, sont entendus par le tribunal. Selon la nature de l’affaire, l’audience peut permettre d’examiner les faits, d’entendre les plaidoiries, de rendre immédiatement une décision ou de mettre l’affaire en délibéré.

En droit routier, une audience peut avoir lieu devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel, la cour d’appel ou encore le tribunal administratif, selon la procédure concernée. Le conducteur poursuivi ou son avocat y présente ses arguments, tandis que le procureur de la République peut formuler des réquisitions en matière pénale. À l’issue de l’audience, le tribunal peut rendre son jugement immédiatement ou à une date ultérieure.

👉 L’audience est la séance au cours de laquelle une juridiction examine une affaire avant de rendre sa décision ou de la mettre en délibéré.

Audience au tribunal correctionnel

Une audience au tribunal correctionnel est l’audience au cours de laquelle une personne poursuivie pour un délit est jugée par le tribunal correctionnel. En matière de droit routier, cette juridiction est notamment compétente pour juger les affaires de conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, de refus d’obtempérer, de délit de fuite ou encore de blessures involontaires.

L’audience se déroule selon un ordre précis : vérification de l’identité du prévenu, examen des faits, interrogatoire, éventuelle audition des victimes et des témoins, réquisitions du procureur de la République, puis plaidoirie de la défense. À l’issue des débats, le tribunal peut rendre sa décision immédiatement ou mettre l’affaire en délibéré.

👉 Pour comprendre comment se déroule une audience au tribunal correctionnel, savoir à quoi vous attendre le jour de votre convocation et comment préparer votre défense, consultez notre article complet consacré à l’audience au tribunal correctionnel.

Audition libre

L’audition libre est une mesure permettant aux enquêteurs d’entendre une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction sans la placer en garde à vue. La personne est convoquée ou entendue librement et peut quitter les lieux à tout moment. Avant le début de son audition, elle est informée de ses droits, notamment du droit d’être assistée par un avocat dans les conditions prévues par la loi.

En droit routier, l’audition libre est fréquemment utilisée pour des infractions telles que la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants, un délit de fuite ou un refus d’obtempérer lorsque les circonstances ne justifient pas une garde à vue. Les déclarations recueillies peuvent ensuite être versées au dossier et utilisées dans le cadre de la procédure pénale.

👉 L’audition libre permet d’entendre une personne soupçonnée d’une infraction sans la placer en garde à vue, tout en garantissant ses droits.

Autorité de la chose jugée

L’autorité de la chose jugée est le principe selon lequel une décision de justice devenue définitive s’impose aux parties et ne peut plus être remise en cause dans les conditions ordinaires. Ce principe garantit la sécurité juridique en évitant qu’une même affaire soit jugée plusieurs fois entre les mêmes parties pour les mêmes faits.

En droit routier, l’autorité de la chose jugée signifie notamment qu’une décision définitive de relaxe ou de condamnation ne peut plus être rediscutée devant une autre juridiction, sauf dans les cas exceptionnels prévus par la loi. Une fois les voies de recours épuisées ou les délais expirés, la décision acquiert un caractère définitif et doit être exécutée.

👉 L’autorité de la chose jugée signifie qu’une décision de justice devenue définitive s’impose aux parties et ne peut plus être remise en cause selon les voies ordinaires de recours.

Avis d'amende forfaitaire délictuelle

L’avis d’amende forfaitaire délictuelle est le document officiel notifiant à une personne qu’un délit peut être sanctionné par une amende forfaitaire, sans comparution devant le tribunal, lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies. Il précise notamment la nature de l’infraction, le montant de l’amende, les modalités de paiement ainsi que les possibilités de contestation.

En droit routier, cette procédure est utilisée pour certains délits, comme la conduite sans permis ou la conduite sans assurance, lorsque le dossier répond aux critères fixés par les textes. Le destinataire peut payer l’amende dans les délais prévus ou la contester. En cas de contestation recevable, l’affaire peut être portée devant le tribunal afin d’être examinée selon la procédure pénale classique.

👉 L’avis d’amende forfaitaire délictuelle permet de sanctionner certains délits par une amende sans audience, tout en laissant la possibilité de contester la décision.

Avis de contravention

L’avis de contravention est le document officiel adressé à une personne lorsqu’une contravention a été constatée. Il informe notamment de la nature de l’infraction reprochée, de la date et du lieu des faits, du montant de l’amende, des modalités de paiement ainsi que des voies de contestation ouvertes au destinataire.

En droit routier, l’avis de contravention est fréquemment envoyé après un contrôle routier ou à la suite d’une infraction constatée par un radar automatique ou un procès-verbal électronique. Sa réception ne signifie pas qu’il est impossible de contester les faits. Selon les circonstances, il est possible de former une requête en exonération ou une réclamation dans les conditions et délais prévus par la loi.

👉 L’avis de contravention est le document officiel qui informe le conducteur d’une infraction et des démarches possibles pour payer ou contester l’amende.

Avocat CRPC

Un avocat CRPC est un avocat qui intervient dans le cadre de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, également appelée « plaider-coupable ». Cette procédure permet à une personne qui reconnaît les faits reprochés de se voir proposer une peine par le procureur de la République, sous le contrôle d’un juge.

En droit routier, l’avocat CRPC accompagne notamment les conducteurs poursuivis pour des délits comme la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants, le refus d’obtempérer ou la conduite malgré une suspension du permis. Son rôle consiste à préparer le dossier, présenter les éléments favorables à son client, analyser la proposition de peine et conseiller sur l’opportunité de l’accepter ou non.

👉 L’avocat CRPC accompagne le conducteur lors d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité afin de défendre au mieux ses intérêts.

Avocat en droit routier

Un avocat en droit routier est un avocat qui intervient dans les litiges liés au Code de la route et au permis de conduire. Son activité couvre notamment les retraits de points, les suspensions, les invalidations (lettre 48SI), les annulations du permis, les infractions routières (alcool, stupéfiants, excès de vitesse, refus d’obtempérer, délit de fuite…), mais aussi les recours devant les juridictions administratives et pénales. Le droit routier est une matière transversale qui fait appel au droit pénal, au droit administratif, au droit des assurances et au droit civil.

En pratique, un avocat en droit routier conseille ses clients, les assiste lors des procédures amiables et les défend devant les tribunaux. Il analyse la régularité de la procédure, recherche d’éventuels vices de procédure, prépare la stratégie de défense et accompagne également ses clients dans la gestion de leur permis de conduire afin de limiter les conséquences d’une infraction. Un avocat inscrit à un barreau peut intervenir partout en France, devant l’ensemble des juridictions compétentes.

👉 Pour comprendre le rôle d’un avocat en droit routier, connaître ses domaines d’intervention et savoir dans quelles situations il peut vous assister, consultez notre article complet consacré à l’avocat en droit routier.

Avocat permis annulé

Un avocat permis annulé accompagne les conducteurs dont le permis de conduire fait l’objet d’une annulation judiciaire ou administrative. L’annulation du permis entraîne la disparition du titre de conduite et impose, selon les situations, de respecter un délai avant de pouvoir obtenir un nouveau permis.

En droit routier, l’avocat permis annulé intervient notamment lorsque l’annulation résulte d’une condamnation pénale, d’une récidive d’alcool au volant ou de stupéfiants, ou d’une autre infraction grave. Il analyse la procédure, conseille son client sur les recours possibles et l’accompagne dans les démarches nécessaires pour retrouver le droit de conduire.

👉 Un avocat permis annulé accompagne les conducteurs confrontés à la perte définitive de leur permis et aux démarches pour le récupérer.

Avocat permis de conduire

Un avocat permis de conduire accompagne les conducteurs confrontés à une difficulté affectant leur droit de conduire. Son intervention peut concerner une perte de points, une suspension, une annulation, une invalidation par lettre 48SI ou une procédure pénale ayant des conséquences sur le permis.

En droit routier, l’avocat permis de conduire intervient pour analyser la situation administrative et judiciaire du conducteur, vérifier la régularité des procédures et rechercher les solutions permettant de préserver ou de récupérer le permis lorsque cela est juridiquement possible. Il peut également assister son client devant les juridictions compétentes ou dans ses démarches auprès de l’administration.

👉 Un avocat permis de conduire aide les conducteurs à défendre leurs droits lorsque leur permis est menacé ou affecté par une procédure.

Avocat suspension permis

Un avocat suspension permis accompagne les conducteurs confrontés à une interdiction temporaire de conduire décidée par l’administration ou par une juridiction. La suspension du permis peut avoir des conséquences importantes sur la vie professionnelle et personnelle du conducteur.

En droit routier, l’avocat suspension permis intervient notamment après une suspension administrative prononcée par le préfet ou une suspension judiciaire décidée par un tribunal. Il examine les circonstances du dossier, vérifie la régularité de la procédure et peut défendre le conducteur afin de limiter les conséquences de la mesure lorsque cela est possible.

👉 Un avocat suspension permis aide les conducteurs à défendre leurs droits face à une interdiction temporaire de conduire.

Avocat tribunal correctionnel

Un avocat tribunal correctionnel est un avocat qui assiste et défend les personnes poursuivies devant le tribunal correctionnel. Cette juridiction juge les délits, c’est-à-dire les infractions pénales considérées comme plus graves que les contraventions.

En droit routier, l’avocat tribunal correctionnel intervient notamment pour les délits liés à l’alcool au volant, aux stupéfiants, au refus d’obtempérer, au délit de fuite, à la conduite sans permis ou aux blessures involontaires. Il prépare la défense, analyse les éléments du dossier, soulève d’éventuelles irrégularités de procédure et présente les arguments permettant au tribunal de prendre une décision adaptée à la situation du conducteur.

👉 L’avocat tribunal correctionnel défend les conducteurs poursuivis pour des délits routiers devant cette juridiction pénale.

B

Blessures involontaires

Les blessures involontaires sont un délit consistant à causer des blessures à une autre personne sans intention de lui nuire, à la suite d’un accident de la circulation provoqué par une faute d’imprudence, de négligence ou par le non-respect du Code de la route. En fonction de la durée de l’incapacité totale de travail (ITT) de la victime et de l’existence de circonstances aggravantes (alcool, stupéfiants, grand excès de vitesse, délit de fuite…), les sanctions peuvent être particulièrement lourdes.

Le conducteur poursuivi risque notamment une peine d’emprisonnement, une amende, une suspension ou une annulation du permis de conduire, la confiscation du véhicule ainsi qu’un retrait de 6 points sur son permis. Une analyse rigoureuse de la procédure et des circonstances de l’accident est essentielle pour préparer efficacement sa défense.

👉 Pour comprendre les règles applicables aux blessures involontaires, connaître les sanctions encourues et les moyens de défense envisageables, consultez notre article complet consacré aux blessures involontaires.

Bornage du téléphone

Le bornage du téléphone consiste à déterminer les antennes relais auxquelles un téléphone portable s’est connecté à un moment donné. En matière d’infractions routières sans interception, certains conducteurs craignent que les forces de l’ordre utilisent cette technique pour prouver qu’ils étaient au volant. En pratique, cette menace est souvent brandie lors des auditions, notamment après une contestation d’un PV ou d’un grand excès de vitesse.

En réalité, même lorsqu’il est réalisé, le bornage ne prouve pas que le titulaire du téléphone conduisait le véhicule. Il établit seulement que le téléphone se trouvait à proximité de l’antenne relais concernée. À lui seul, il ne permet donc pas d’identifier avec certitude le conducteur du véhicule au moment de l’infraction.

👉 Pour comprendre ce qu’est réellement le bornage du téléphone, savoir dans quels cas il peut être utilisé et pourquoi il ne permet généralement pas de prouver l’identité du conducteur, consultez notre article complet consacré au bornage du téléphone.

Bulletin n°2 du casier judiciaire

Le bulletin n°2 (B2) est l’un des trois bulletins composant le casier judiciaire. Il contient une partie des condamnations pénales prononcées contre une personne, mais son contenu est plus restreint que celui du bulletin n°1. Certaines décisions n’y figurent pas ou en sont automatiquement exclues par la loi. Le bulletin n°2 n’est pas délivré à la personne concernée : il est réservé à certaines administrations et à certains employeurs, dans les cas prévus par les textes.

En droit routier, une condamnation inscrite au bulletin n°2 peut avoir des conséquences importantes, notamment pour les personnes exerçant une profession réglementée, les agents publics, les militaires, les forces de l’ordre ou les salariés dont l’emploi exige un bulletin n°2 vierge. Dans certaines situations, il est possible de demander au tribunal de ne pas inscrire la condamnation sur le bulletin n°2 ou de solliciter son effacement lorsque les conditions légales sont réunies.

👉 Le bulletin n°2 est un extrait du casier judiciaire consultable uniquement par certains employeurs et administrations dans les cas prévus par la loi.

Bulletin n°3 du casier judiciaire

Le bulletin n°3 (B3) est l’extrait le plus limité du casier judiciaire. Il ne mentionne que les condamnations les plus graves prévues par la loi. Contrairement au bulletin n°2, il peut être demandé uniquement par la personne concernée ou son représentant légal lorsqu’il s’agit d’un mineur. Aucun employeur ou administration ne peut l’obtenir directement sans l’accord de l’intéressé.

En pratique, le bulletin n°3 est parfois demandé lors d’un recrutement, d’une inscription à une formation ou dans le cadre de certaines démarches administratives. En droit routier, de nombreuses condamnations n’y figurent pas. En revanche, certaines peines importantes peuvent y être inscrites lorsqu’elles répondent aux conditions fixées par la loi. Il est donc essentiel de distinguer le bulletin n°3 du bulletin n°2, beaucoup plus fréquemment consulté par certaines administrations et employeurs.

👉 Le bulletin n°3 est l’extrait le plus restreint du casier judiciaire et ne peut être obtenu que par la personne concernée.

C

Capital de points

Le capital de points correspond au nombre maximal de points pouvant être affectés à un permis de conduire. En France, un permis de conduire est doté d’un capital de 12 points, tandis qu’un conducteur titulaire d’un permis probatoire débute avec un capital de 6 points, qui augmente progressivement en l’absence d’infraction entraînant un retrait de points. Chaque infraction concernée par le système du permis à points entraîne la perte d’un nombre déterminé de points.

En droit routier, le capital de points évolue tout au long de la vie du permis de conduire. Il diminue en cas d’infraction devenue définitive et peut être reconstitué grâce aux mécanismes de récupération prévus par le Code de la route, notamment avec le temps ou à l’issue d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Lorsque le capital de points est entièrement épuisé, le permis est invalidé par l’administration.

👉 Le capital de points représente le nombre maximal de points affectés à un permis de conduire et évolue en fonction des infractions et des récupérations de points.

Casier judiciaire

Le casier judiciaire est un fichier national qui recense certaines condamnations pénales prononcées par les juridictions françaises. Il est composé de trois bulletins (B1, B2 et B3), dont le contenu et les destinataires diffèrent. Selon votre profession, une inscription au bulletin n°2 (B2) peut avoir des conséquences importantes sur votre emploi ou l’accès à certaines activités réglementées.

En matière de droit routier, certaines condamnations, notamment pour des délits comme la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, peuvent être inscrites au casier judiciaire. Dans certains dossiers, il est toutefois possible de demander que la condamnation ne figure pas au bulletin n°2 afin de préserver son avenir professionnel.

👉 Pour comprendre les différences entre les bulletins B1, B2 et B3, les conséquences d’une inscription sur votre emploi et les solutions permettant de protéger votre casier judiciaire, consultez notre article complet consacré au casier judiciaire.

Casier judiciaire B1

Le bulletin n°1 du casier judiciaire (B1) est le relevé le plus complet des condamnations et décisions pénales concernant une personne. Il contient l’ensemble des mentions qui ne sont pas exclues par la loi, y compris certaines décisions qui n’apparaissent pas sur les autres bulletins. Il est réservé aux autorités judiciaires et ne peut pas être délivré directement à la personne concernée.

En droit routier, le bulletin n°1 peut notamment être consulté par les magistrats dans le cadre d’une procédure pénale afin de connaître les éventuelles condamnations antérieures d’un conducteur. Il peut avoir une importance particulière pour apprécier une situation de récidive, la personnalité du prévenu ou le choix d’une peine. Contrairement au bulletin n°2 et au bulletin n°3, il n’est pas accessible aux employeurs ou aux particuliers.

👉 Le bulletin n°1 est le bulletin le plus complet du casier judiciaire, réservé aux autorités judiciaires dans le cadre des procédures prévues par la loi.

CBD au volant

Le CBD est un produit légal en France, mais sa consommation peut avoir de lourdes conséquences sur votre permis de conduire. En effet, les produits à base de CBD peuvent contenir des traces de THC. Or, en matière de conduite après usage de stupéfiants, il n’existe aucun seuil minimum légal : la simple détection de THC lors d’un contrôle peut suffire à caractériser l’infraction, même si le conducteur n’a consommé que du CBD.

En cas de contrôle positif, vous risquez notamment une rétention puis une suspension du permis, une perte de 6 points, une convocation devant le tribunal et les sanctions prévues pour la conduite après usage de stupéfiants. Ce paradoxe a d’ailleurs été confirmé par la jurisprudence de la Cour de cassation.

👉 Pour comprendre pourquoi le CBD peut vous faire perdre votre permis, connaître les risques encourus et savoir comment réagir en cas de contrôle positif, consultez notre article complet consacré au CBD au volant.

Cinémomètre

Le cinémomètre est un appareil homologué permettant de mesurer la vitesse d’un véhicule. Il est utilisé par les forces de l’ordre dans le cadre des contrôles routiers afin de constater les excès de vitesse. Il existe différents types de cinémomètres, notamment les radars fixes, les radars mobiles, les jumelles laser ou encore les radars embarqués. Leur utilisation est strictement encadrée par la réglementation.

En droit routier, la mesure de vitesse réalisée par un cinémomètre peut servir de fondement à une contravention ou à un délit, selon le dépassement constaté. Pour être valable, cette mesure doit respecter les règles applicables, notamment en ce qui concerne l’homologation de l’appareil, son contrôle périodique et les modalités de son utilisation. Selon les circonstances, la régularité de ces opérations peut être discutée devant le tribunal.

👉 Le cinémomètre est un appareil homologué destiné à mesurer la vitesse des véhicules afin de constater d’éventuels excès de vitesse.

Circonstance aggravante

Une circonstance aggravante est un élément prévu par la loi qui augmente la gravité d’une infraction et permet au tribunal de prononcer des sanctions plus sévères. Elle ne constitue pas une infraction distincte, mais s’ajoute aux faits reprochés pour en modifier les conséquences pénales. Les circonstances aggravantes sont limitativement prévues par les textes.

En droit routier, de nombreuses circonstances aggravantes peuvent être retenues. Il peut s’agir, par exemple, de la conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou après usage de stupéfiants ayant entraîné un accident, de la commission simultanée de plusieurs infractions, de la mise en danger d’autrui ou encore de blessures ou d’un décès causés à une victime. La présence d’une circonstance aggravante peut entraîner une augmentation des peines encourues ainsi que l’application de peines complémentaires plus importantes.

👉 Une circonstance aggravante est un élément prévu par la loi qui augmente la gravité d’une infraction et les sanctions encourues.

Citation à comparaître

La citation à comparaître est un acte de procédure par lequel une personne est officiellement convoquée devant une juridiction pénale afin d’y être jugée. Elle est généralement délivrée par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) et précise notamment les faits reprochés, les textes de loi applicables, la date, l’heure et le lieu de l’audience. La citation à comparaître garantit que la personne poursuivie est informée des poursuites engagées à son encontre et peut préparer sa défense.

En droit routier, la citation à comparaître est notamment utilisée pour poursuivre certains délits, comme la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants, le refus d’obtempérer ou le délit de fuite. Dès sa réception, il est recommandé de prendre connaissance des faits reprochés et de préparer sa défense, idéalement avec l’assistance d’un avocat.

👉 La citation à comparaître est un acte officiel informant une personne qu’elle est poursuivie et qu’elle devra être jugée par une juridiction pénale.

Classement sans suite

Le classement sans suite est la décision par laquelle le procureur de la République ou l’officier du ministère public choisit de ne pas engager de poursuites pénales à l’issue d’une enquête. Cette décision peut être motivée par différents éléments, tels que l’absence d’infraction, des preuves insuffisantes, une irrégularité de procédure, l’impossibilité d’identifier l’auteur ou encore des considérations liées à l’opportunité des poursuites. En droit routier, un classement sans suite met un terme à la procédure engagée pour les faits concernés.

En pratique, un classement sans suite peut intervenir à tout stade de l’enquête, avant toute comparution devant un tribunal. Il signifie que le parquet renonce à poursuivre l’affaire dans son état actuel. Cette décision n’est pas une condamnation et n’entraîne donc ni peine, ni inscription au casier judiciaire, ni sanction prononcée par une juridiction. Selon les circonstances, certaines procédures peuvent toutefois être réouvertes si de nouveaux éléments apparaissent.

👉 Le classement sans suite met fin aux poursuites pénales sans qu’aucune condamnation ne soit prononcée par une juridiction.

Clause de détention du permis de conduire

La clause de détention du permis de conduire est une clause insérée dans un contrat de travail lorsque les fonctions du salarié nécessitent l’utilisation d’un véhicule. Elle impose au salarié de détenir un permis de conduire valide et, le plus souvent, d’informer immédiatement son employeur en cas de suspension, d’annulation ou d’invalidation de son permis. Son objectif est de sécuriser la relation de travail lorsque la conduite est indispensable à l’exercice des fonctions.

En pratique, cette clause peut également prévoir que le salarié présente régulièrement l’original de son permis à son employeur. En revanche, elle ne permet pas un licenciement automatique en cas de perte du permis. L’employeur devra toujours démontrer que cette perte rend impossible la poursuite du contrat de travail. Une clause prévoyant un licenciement de plein droit serait contraire à la jurisprudence.

👉 Pour comprendre l’intérêt d’une clause de détention du permis de conduire, connaître son contenu et découvrir un modèle de clause à intégrer dans un contrat de travail, consultez notre article complet consacré à la clause de détention du permis de conduire.

Code de justice administrative

Le Code de justice administrative regroupe les règles applicables aux juridictions administratives françaises, notamment les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État. Il fixe les modalités selon lesquelles les particuliers peuvent contester une décision prise par une administration. En droit routier, il est particulièrement important pour les recours dirigés contre certaines décisions des préfectures ou du ministre de l’Intérieur, notamment en matière de permis de conduire.

En pratique, le Code de justice administrative encadre les recours visant à contester une invalidation du permis de conduire (lettre 48SI), certaines suspensions administratives, des décisions relatives au retrait de points ou encore des refus de restitution du permis. Il précise également les conditions dans lesquelles un conducteur peut demander au juge administratif de suspendre en urgence une décision administrative lorsqu’elle porte une atteinte grave à sa situation personnelle ou professionnelle.

👉 Pour consulter le texte officiel du Code de justice administrative, consultez la page qui lui est consacrée sur Légifrance.

Code de la route

Le Code de la route regroupe l’ensemble des règles applicables à la circulation des véhicules et des usagers de la route en France. Il fixe les obligations des conducteurs, les règles de circulation, les limitations de vitesse, les conditions d’obtention et de conservation du permis de conduire ainsi que les sanctions applicables en cas d’infraction. Il constitue le texte de référence en matière de droit routier et est régulièrement complété par la jurisprudence et les autres textes législatifs, notamment le Code pénal et le Code de procédure pénale.

En pratique, le Code de la route s’applique à toutes les étapes de la vie d’un conducteur : contrôle routier, retrait de points, suspension, invalidation ou annulation du permis de conduire, mais également poursuites devant le tribunal pour des délits routiers comme l’alcool au volant, la conduite après usage de stupéfiants, le refus d’obtempérer ou le délit de fuite. Sa bonne connaissance est indispensable pour comprendre ses droits, ses obligations et les recours possibles en cas de procédure.

👉 Pour consulter le texte officiel du Code de la route, consultez la page qui lui est consacrée sur Légifrance.

Code de procédure pénale

Le Code de procédure pénale regroupe l’ensemble des règles qui encadrent les enquêtes, les poursuites, le déroulement des procédures pénales et le jugement des infractions. Il précise notamment les pouvoirs des forces de l’ordre, les droits des personnes mises en cause, les compétences des juridictions pénales ainsi que les règles applicables à la garde à vue, aux auditions, aux perquisitions et aux recours. En droit routier, il complète les dispositions du Code de la route en fixant le cadre procédural applicable à la constatation et à la poursuite des infractions.

En pratique, le Code de procédure pénale est au cœur de la défense des conducteurs poursuivis pour une infraction routière. Il permet notamment de vérifier la régularité des contrôles, des prélèvements, des notifications, des auditions ou encore des actes d’enquête. Lorsqu’une irrégularité est constatée, elle peut, dans certains cas, entraîner l’annulation de tout ou partie de la procédure. C’est pourquoi son étude est essentielle dans la préparation de la stratégie de défense.

👉 Pour consulter le texte officiel du Code de procédure pénale, consultez la page qui lui est consacrée sur Légifrance.

Code pénal

Le Code pénal est le texte qui définit les infractions pénales et les peines applicables en France. Il fixe notamment les règles relatives aux crimes, délits et contraventions, ainsi que les sanctions encourues. En matière de droit routier, de nombreuses infractions relèvent directement du Code pénal ou sont complétées par ses dispositions, notamment lorsqu’il s’agit de récidive, de responsabilité pénale, de peines complémentaires ou de l’inscription au casier judiciaire. Le Code pénal s’articule ainsi avec le Code de la route pour réprimer les comportements les plus graves commis au volant.

En pratique, le Code pénal est régulièrement appliqué devant les tribunaux correctionnels lorsqu’un conducteur est poursuivi pour un délit routier tel qu’une conduite sous l’empire de l’alcool ou de stupéfiants, un refus d’obtempérer, un délit de fuite ou des blessures involontaires. Il détermine également les règles générales applicables à la procédure pénale, aux peines et à leur exécution. Chaque dossier nécessite toutefois une analyse précise, les dispositions du Code pénal devant être combinées avec celles du Code de la route et la jurisprudence.

👉 Pour consulter le texte officiel du Code pénal, consultez la page qui lui est consacrée sur Légifrance.

Commission médicale

La commission médicale est une étape obligatoire pour récupérer son permis de conduire après certaines suspensions, notamment en cas de conduite sous l’emprise de l’alcool ou après usage de stupéfiants. Elle vérifie l’aptitude médicale du conducteur à reprendre le volant et intervient avant la délivrance d’un nouveau permis.

La commission médicale ne doit pas être confondue avec la simple visite auprès d’un médecin agréé, qui concerne d’autres types de suspensions. Selon la durée de la suspension, des tests psychotechniques peuvent également être obligatoires avant la récupération du permis.

👉 Pour savoir quand la commission médicale est obligatoire, quelles démarches accomplir et comment récupérer votre permis de conduire après une suspension, consultez notre article complet consacré à la commission médicale.

Comparution

La comparution désigne le fait, pour une personne, de se présenter devant une juridiction ou une autorité judiciaire dans le cadre d’une procédure. Elle peut être volontaire ou résulter d’une convocation ou d’une citation à comparaître. Lors de sa comparution, la personne concernée peut présenter ses explications, être assistée d’un avocat et faire valoir ses moyens de défense.

En droit routier, une comparution peut avoir lieu devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Selon la procédure engagée, le conducteur est invité à répondre des faits qui lui sont reprochés avant que le tribunal ou le magistrat ne rende sa décision. Dans certains cas, une absence non justifiée peut conduire à ce que l’affaire soit examinée malgré tout.

👉 La comparution correspond à la présentation d’une personne devant une juridiction ou un magistrat dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Comparution immédiate

La comparution immédiate est une procédure pénale permettant de juger un prévenu très rapidement à l’issue de sa garde à vue. Elle est réservée à certaines infractions lorsque l’affaire est en état d’être jugée et que le procureur de la République estime qu’une réponse pénale immédiate est nécessaire. Le prévenu est alors présenté devant le tribunal correctionnel, parfois le jour même ou dans les jours qui suivent son interpellation après sa garde à vue.

En pratique, la comparution immédiate est une procédure particulièrement sensible, car les délais pour préparer sa défense sont très courts. Le prévenu peut toutefois refuser d’être jugé immédiatement afin de bénéficier d’un délai pour préparer son dossier. Il peut alors être placé en détention provisoire dans l’attente de la nouvelle audience. Ou sous contrôle judiciaire. L’assistance d’un avocat est essentielle pour analyser la procédure, préparer la défense et solliciter, si nécessaire, un renvoi de l’affaire.

👉 La comparution immédiate est une procédure pénale particulièrement rapide, soumise à des règles précises. En connaître le fonctionnement permet de mieux comprendre les enjeux et les différentes étapes de cette procédure.

Comparution volontaire

La comparution volontaire est une procédure par laquelle une personne demande à être jugée sans attendre d’être officiellement convoquée par une juridiction. Prévue par le Code de procédure pénale dans certaines situations, elle permet d’accélérer l’examen d’une affaire lorsque les conditions légales sont réunies. La demande peut être formulée par la personne poursuivie ou par son avocat.

En droit routier, la comparution volontaire peut présenter un intérêt lorsque le conducteur souhaite être jugé rapidement, par exemple pour récupérer son permis de conduire plus tôt après une suspension administrative. Elle est notamment utilisée devant le tribunal de police ou le tribunal correctionnel lorsque le dossier est en état d’être jugé. L’acceptation de cette procédure reste toutefois soumise à l’accord de la juridiction et du ministère public lorsque celui-ci est requis.

👉 La comparution volontaire permet, sous certaines conditions, de demander à être jugé plus rapidement sans attendre une convocation du tribunal.

Composition pénale

La composition pénale est une alternative aux poursuites proposée par le procureur de la République à une personne qui reconnaît avoir commis une infraction. Elle permet d’éviter un procès devant le tribunal, à condition d’accepter et d’exécuter les mesures proposées (amende, suspension du permis, stage, travail d’intérêt général, etc.). Si ces mesures sont intégralement exécutées, aucune poursuite ne pourra ensuite être engagée pour les mêmes faits.

En matière de droit routier, la composition pénale est très fréquente, notamment pour les délits liés à l’alcool ou aux stupéfiants. Avant d’accepter, il est essentiel d’en mesurer les conséquences : retrait automatique de points si l’infraction en prévoit un, inscription au bulletin n°1 du casier judiciaire et impossibilité, en principe, de négocier les mesures proposées. Un avocat peut analyser votre dossier afin de déterminer s’il est préférable d’accepter la composition pénale ou de la refuser pour contester ensuite les faits ou la procédure devant le tribunal.

👉 Pour comprendre le fonctionnement de la composition pénale, connaître ses conséquences sur votre permis de conduire, votre casier judiciaire et savoir s’il est opportun de l’accepter ou de la refuser, consultez notre article complet consacré à la composition pénale.

Condamnation

Une condamnation est une décision de justice par laquelle une juridiction déclare une personne coupable d’une infraction et prononce une ou plusieurs sanctions prévues par la loi. Elle ne peut intervenir qu’à l’issue d’une procédure judiciaire au cours de laquelle les droits de la défense ont été respectés. La condamnation peut être prononcée pour une contravention, un délit ou un crime.

En droit routier, une condamnation peut notamment entraîner une amende, une peine d’emprisonnement, un travail d’intérêt général, des jours-amende ou une peine complémentaire telle qu’une suspension ou une annulation du permis de conduire, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ou encore la confiscation du véhicule lorsque la loi le prévoit. Selon les cas, la condamnation peut également être inscrite au casier judiciaire et entraîner un retrait de points sur le permis de conduire.

👉 La condamnation est la décision par laquelle une juridiction reconnaît une personne coupable d’une infraction et lui inflige une ou plusieurs sanctions prévues par la loi.

Conduire en tongs

Conduire en tongs n’est pas interdit par le Code de la route. Contrairement à une idée reçue très répandue, aucun texte n’impose le port d’un type de chaussures particulier au volant. En revanche, le conducteur doit rester constamment en état d’exécuter toutes les manœuvres nécessaires. Si les forces de l’ordre estiment que les tongs gênent la conduite ou présentent un risque pour la sécurité, elles peuvent verbaliser sur le fondement de l’article R. 412-6 du Code de la route.

La sanction encourue est une amende de 35 €, sans retrait de points sur le permis de conduire. Les forces de l’ordre peuvent également décider d’immobiliser le véhicule si elles considèrent que le conducteur ne peut pas reprendre la route en toute sécurité. Par ailleurs, en cas d’accident, le port de tongs peut être retenu comme une faute susceptible de réduire l’indemnisation du conducteur si cette tenue a contribué à la survenance du sinistre.

👉 Pour savoir si vous pouvez conduire en tongs, connaître les sanctions applicables et les conséquences en cas d’accident, consultez notre article complet consacré à la conduite en tongs.

Conduite en état d'ivresse manifeste

La conduite en état d’ivresse manifeste est un délit routier qui sanctionne le fait de conduire alors que le conducteur présente des signes évidents d’alcoolisation, même lorsqu’aucun taux d’alcoolémie n’a été mesuré. Les forces de l’ordre se fondent notamment sur des constatations telles qu’une haleine alcoolisée, des propos incohérents, des difficultés d’élocution ou une démarche instable.

Cette infraction est punie des mêmes peines que la conduite sous l’empire d’un état alcoolique : jusqu’à 2 ans d’emprisonnement, 4 500 € d’amende, une suspension ou une annulation du permis de conduire, ainsi que la perte de 6 points. Une défense adaptée permet toutefois de vérifier la régularité de la procédure et, selon les circonstances, de contester les poursuites ou de solliciter une peine plus adaptée.

👉 Pour comprendre ce qu’est la conduite en état d’ivresse manifeste, connaître les sanctions encourues et les moyens de défense envisageables, consultez notre article complet consacré à la conduite en état d’ivresse manifeste.

Conduite malgré annulation du permis

La conduite malgré annulation du permis de conduire est le fait de conduire un véhicule alors que le permis a été annulé par une décision judiciaire. Cette infraction constitue un délit distinct de celui ayant entraîné l’annulation du permis. Tant que le conducteur n’a pas obtenu un nouveau permis dans les conditions prévues par la loi, il lui est interdit de conduire tout véhicule nécessitant un permis.

En droit routier, ce délit est régulièrement constaté lors des contrôles routiers ou après un accident de la circulation. Il expose le conducteur à des peines d’emprisonnement, à une amende ainsi qu’à différentes peines complémentaires prévues par le Code de la route. La situation est appréciée indépendamment des faits ayant conduit à l’annulation initiale du permis.

👉 La conduite malgré annulation consiste à conduire alors que le permis a été annulé par un tribunal et qu’aucun nouveau permis n’a été obtenu.

Conduite malgré suspension du permis

La conduite malgré suspension du permis de conduire est le fait de conduire un véhicule alors que le permis fait l’objet d’une suspension, qu’elle soit administrative ou judiciaire. Cette infraction constitue un délit puni par le Code de la route. Elle est distincte de l’infraction ayant conduit à la suspension du permis.

En droit routier, ce délit est fréquemment constaté lors d’un contrôle routier ou à l’occasion d’un accident. Le conducteur encourt notamment des peines d’emprisonnement, une amende, des peines complémentaires et, dans certains cas, la confiscation du véhicule lorsque les conditions légales sont réunies. Une condamnation peut également entraîner un retrait de points ainsi que des conséquences importantes sur la situation du permis de conduire.

👉 La conduite malgré suspension consiste à conduire alors que le permis est temporairement suspendu et constitue un délit prévu par le Code de la route.

Conduite sans assurance

La conduite sans assurance désigne le fait de conduire un véhicule terrestre à moteur sans être couvert par une assurance obligatoire de responsabilité civile. Cette assurance a pour objectif de garantir l’indemnisation des victimes en cas d’accident causé par le conducteur. Le défaut d’assurance constitue une infraction pénale. Sans perte de points.

En droit routier, la conduite sans assurance peut entraîner des sanctions importantes, notamment une amende, des peines complémentaires et, dans certaines situations, l’immobilisation ou la confiscation du véhicule. Le conducteur reste également personnellement responsable des dommages causés aux victimes, qui peuvent être indemnisées par les organismes prévus à cet effet avant un éventuel recours contre lui.

👉 La conduite sans assurance est le fait de circuler avec un véhicule non couvert par l’assurance obligatoire et expose le conducteur à des sanctions pénales et financières.

Conduite sans permis

La conduite sans permis est le fait de conduire un véhicule nécessitant un permis de conduire sans être titulaire du permis correspondant. Cette infraction constitue un délit lorsqu’une personne n’a jamais obtenu le permis de conduire ou lorsqu’elle conduit une catégorie de véhicule pour laquelle elle ne possède pas l’autorisation requise. Elle ne doit pas être confondue avec la conduite malgré suspension, annulation ou invalidation du permis, qui constituent des délits distincts.

En droit routier, la conduite sans permis est punie de sanctions pénales pouvant comprendre une amende, une peine d’emprisonnement ainsi que diverses peines complémentaires prévues par le Code de la route. Dans certaines situations, une amende forfaitaire délictuelle peut être proposée lorsque les conditions légales sont réunies. En cas de récidive ou de circonstances particulières, la procédure peut être portée devant le tribunal correctionnel.

👉 La conduite sans permis consiste à conduire un véhicule sans être titulaire du permis exigé et constitue un délit prévu par le Code de la route.

Conduite sous l'empire d'un état alcoolique

La conduite sous l’empire d’un état alcoolique est une infraction consistant à conduire un véhicule avec une concentration d’alcool dans le sang ou dans l’air expiré supérieure aux seuils fixés par le Code de la route. Elle constitue un délit lorsque le taux atteint le seuil prévu par la loi. La constatation de cette infraction nécessite une procédure de contrôle et de vérification réalisée dans les conditions prévues par les textes.

En droit routier, la conduite sous l’empire d’un état alcoolique peut entraîner des conséquences importantes sur le permis de conduire. Le conducteur peut notamment faire l’objet d’une rétention puis d’une suspension administrative, avant une éventuelle décision judiciaire. En cas de condamnation, les sanctions peuvent comprendre une amende, une peine d’emprisonnement, une suspension ou une annulation du permis, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ou encore une obligation de conduire avec un éthylotest antidémarrage.

👉 La conduite sous l’empire d’un état alcoolique est un délit lorsque le taux d’alcool dépasse le seuil légal prévu par le Code de la route.

Confiscation du véhicule

La confiscation du véhicule est une peine complémentaire qui consiste à transférer la propriété d’un véhicule à l’État. Elle ne peut être prononcée que dans les cas prévus par la loi et uniquement si le véhicule appartient à la personne condamnée. Il s’agit d’une sanction particulièrement sévère, distincte de l’immobilisation ou de la mise en fourrière.

En droit routier, la confiscation peut notamment être prononcée pour certaines infractions graves, comme la récidive de conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la récidive de conduite après usage de stupéfiants, certains refus d’obtempérer ou d’autres délits pour lesquels la loi la prévoit. Dans certaines situations, cette confiscation est obligatoire, sauf décision spécialement motivée du tribunal. En revanche, un véhicule appartenant à un tiers, à une société ou faisant l’objet d’un contrat de location ne peut, en principe, pas être confisqué à titre de peine.

👉 La confiscation du véhicule est une peine complémentaire permettant au tribunal de transférer la propriété d’un véhicule à l’État lorsque la loi l’autorise.

Conseil d’Etat

e Conseil d’État est la plus haute juridiction de l’ordre administratif en France. Il juge les litiges opposant les particuliers, les entreprises ou les associations à l’administration et veille à la bonne application du droit par les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel. Il exerce également une mission de conseil auprès du Gouvernement lors de la préparation de certains projets de loi, ordonnances et décrets.

En droit routier, le Conseil d’État peut être amené à examiner des recours concernant notamment le retrait de points, l’invalidation du permis de conduire, les décisions administratives prises par les préfectures ou encore l’interprétation des règles applicables au permis de conduire. Il intervient principalement comme juge de cassation afin de vérifier que les juridictions administratives ont correctement appliqué les règles de droit.

👉 Pour en savoir plus sur ses missions, son organisation et ses décisions, consultez le site officiel du Conseil d’État.

Constitution de partie civile

La constitution de partie civile est la démarche par laquelle une victime d’une infraction demande à participer à une procédure pénale afin d’obtenir la réparation de son préjudice. Elle permet à la victime de faire valoir ses droits devant la juridiction pénale et de solliciter des dommages et intérêts en réparation des conséquences de l’infraction.

En droit routier, une victime d’accident de la circulation peut se constituer partie civile lorsqu’un conducteur est poursuivi pour des faits comme des blessures involontaires, un homicide involontaire ou un délit de fuite. La victime peut alors présenter ses demandes d’indemnisation concernant ses préjudices corporels, matériels ou moraux. Le tribunal statue d’abord sur la responsabilité pénale avant d’examiner les demandes civiles.

👉 La constitution de partie civile permet à une victime d’intervenir dans une procédure pénale afin d’obtenir la réparation de son préjudice.

Contester sans désigner le vrai conducteur

Lorsqu’une infraction est constatée sans interception (radar automatique, vidéo-verbalisation, PV à la volée…), le titulaire de la carte grise qui n’était pas au volant n’a, en principe, aucune obligation de désigner le véritable conducteur, sauf dans certains cas particuliers concernant les personnes morales. Il peut donc contester la contravention sans révéler l’identité de la personne qui conduisait.

En pratique, cette contestation permet souvent d’éviter le retrait de points, à condition que l’administration soit incapable de prouver l’identité du conducteur. En revanche, le titulaire de la carte grise peut rester redevable de l’amende en tant que propriétaire du véhicule. La procédure doit être effectuée avec soin, notamment sur le site de l’ANTAI ou au moyen du formulaire de requête en exonération.

👉 Pour savoir comment contester une contravention sans désigner le véritable conducteur, connaître la procédure à suivre et comprendre les conséquences sur votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré à la contestation sans désigner le vrai conducteur.

Contravention

Une contravention est une infraction pénale considérée comme la moins grave des trois catégories d’infractions, avec les délits et les crimes. Elle est classée en cinq classes selon sa gravité et peut entraîner principalement le paiement d’une amende ainsi que, dans certains cas, des peines complémentaires prévues par la loi.

En droit routier, les contraventions représentent la majorité des infractions constatées au quotidien. Elles concernent notamment les excès de vitesse, le franchissement d’un feu rouge, le non-respect d’un stop, l’usage du téléphone au volant ou le non-port de la ceinture de sécurité. Selon l’infraction commise, une contravention peut également entraîner un retrait de points, une suspension du permis ou d’autres conséquences prévues par le Code de la route.

👉 La contravention est une infraction pénale de faible gravité sanctionnée principalement par une amende et parfois par des peines complémentaires.

Contre-expertise

La contre-expertise est une analyse complémentaire demandée afin de vérifier ou de contester les résultats d’une première expertise ou d’une première analyse. En matière pénale, elle permet de garantir le respect du principe du contradictoire et des droits de la défense. Elle ne peut être sollicitée que dans les conditions prévues par la loi.

En droit routier, la contre-expertise est principalement évoquée dans les procédures de conduite après usage de stupéfiants. Lorsqu’un prélèvement a été réalisé, le conducteur peut, sous certaines conditions et dans certains délais, demander qu’un second échantillon soit analysé afin de vérifier les résultats de la première analyse. Selon les circonstances, l’absence de possibilité effective d’exercer ce droit peut avoir des conséquences sur la régularité de la procédure.

👉 La contre-expertise permet de demander une nouvelle analyse afin de vérifier ou de contester les résultats d’une première expertise dans les conditions prévues par la loi.

Contre-expertise en matière de stupéfiants

La contre-expertise en matière de stupéfiants permet au conducteur de contester le résultat d’un contrôle routier positif. Après un prélèvement salivaire, les forces de l’ordre doivent demander au conducteur s’il souhaite se réserver la possibilité de demander une contre-expertise. En cas de réponse positive, un prélèvement sanguin doit être réalisé dans les plus brefs délais afin de préserver ses droits.

Si ce prélèvement sanguin n’est pas effectué alors que le conducteur a demandé une contre-expertise, la procédure peut être annulée. La Cour de cassation a rappelé que cette omission porte irrémédiablement atteinte aux droits de la défense et peut entraîner la nullité des poursuites.

👉 Pour comprendre comment fonctionne la contre-expertise en matière de stupéfiants, dans quels cas un prélèvement sanguin est obligatoire et quelles sont les conséquences de son absence, consultez notre article complet consacré à la contre-expertise en matière de stupéfiants.

Contrôle routier

Le contrôle routier est une opération réalisée par les forces de l’ordre afin de vérifier le respect du Code de la route et de constater d’éventuelles infractions. Il peut être effectué de manière aléatoire, dans le cadre d’une opération de contrôle ciblée ou lorsqu’un comportement du conducteur justifie une intervention. Les policiers et les gendarmes disposent de différents pouvoirs de contrôle définis par la loi.

En droit routier, un contrôle peut notamment porter sur les documents obligatoires du conducteur et du véhicule, le respect des règles de circulation, l’état du véhicule, ainsi que la consommation d’alcool ou de stupéfiants. Selon les circonstances, les forces de l’ordre peuvent procéder à des vérifications complémentaires et dresser un procès-verbal si une infraction est constatée. Le conducteur est tenu de se soumettre aux contrôles légalement prévus, sous peine de s’exposer à des sanctions pénales dans certains cas.

👉 Le contrôle routier permet aux forces de l’ordre de vérifier le respect du Code de la route et de constater d’éventuelles infractions.

Convocation

Une convocation est un document officiel invitant une personne à se présenter à une date, une heure et un lieu déterminés devant une autorité judiciaire, administrative ou de police. En matière pénale, elle permet notamment d’informer une personne qu’elle doit comparaître devant une juridiction ou se présenter dans le cadre d’une procédure. La convocation précise généralement l’objet de la démarche ainsi que les informations utiles au destinataire.

En droit routier, une convocation peut être adressée après une conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, un grand excès de vitesse, un refus d’obtempérer, un délit de fuite ou toute autre infraction. Selon les cas, elle peut concerner une audition, une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une audience devant le tribunal de police ou le tribunal correctionnel. Il est important de ne pas l’ignorer, car une absence peut avoir des conséquences sur la suite de la procédure.

👉 La convocation informe officiellement une personne qu’elle doit se présenter dans le cadre d’une procédure judiciaire, administrative ou policière.

Convocation pour un grand excès de vitesse

Une convocation pour un grand excès de vitesse est généralement adressée lorsque les forces de l’ordre souhaitent identifier le conducteur après un contrôle par radar sans interception ou lorsqu’une audition est nécessaire avant des poursuites. Les déclarations faites à cette occasion peuvent avoir des conséquences importantes sur la suite de la procédure et sur votre permis de conduire.

Avant toute audition, il est essentiel de connaître vos droits et d’adopter une stratégie adaptée. Selon les circonstances, une contestation peut être envisagée, notamment lorsque l’identification du conducteur n’est pas établie avec certitude ou que des irrégularités affectent la procédure. Une préparation en amont peut avoir un impact déterminant sur l’issue du dossier.

👉 Pour savoir quoi dire (et surtout quoi éviter de dire), comprendre les enjeux de votre audition et connaître les meilleures stratégies de défense, consultez notre article complet consacré à la convocation pour un grand excès de vitesse.

Corridor de sécurité

Le corridor de sécurité est une règle du Code de la route destinée à protéger les personnels intervenant sur le bord de la route ainsi que les conducteurs en difficulté. Lorsqu’un véhicule d’intervention (police, gendarmerie, pompiers, dépanneuse…) ou un véhicule immobilisé avec ses feux de détresse est présent sur la chaussée ou la bande d’arrêt d’urgence, les autres conducteurs doivent ralentir, changer de voie si cela est possible ou, à défaut, s’écarter au maximum afin de laisser un espace de sécurité.

Le non-respect du corridor de sécurité est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 € (contravention de 4ᵉ classe), sans retrait de points sur le permis de conduire. Cette règle, en vigueur depuis 2018, a pour objectif de réduire les nombreux accidents impliquant les intervenants en bord de route.

👉 Pour comprendre précisément les règles du corridor de sécurité, savoir quand il s’applique et connaître les sanctions encourues, consultez notre article complet consacré au corridor de sécurité.

Cour d'appel

La cour d’appel est la juridiction chargée de réexaminer une affaire lorsqu’une des parties conteste une décision rendue en première instance. Elle peut être saisie après un jugement du tribunal correctionnel ou du tribunal de police, sous réserve que la loi ouvre un droit d’appel. Contrairement à la Cour de cassation, la cour d’appel réexamine à la fois les faits, les preuves et l’application du droit.

En droit routier, la cour d’appel peut être amenée à rejuger des dossiers portant sur des délits ou des contraventions routières, tels que la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants, un refus d’obtempérer, un délit de fuite ou encore un excès de vitesse. À l’issue de l’audience, elle peut confirmer, réformer ou annuler tout ou partie de la décision rendue par la juridiction de première instance.

👉 La cour d’appel permet de faire réexaminer une décision de justice par une nouvelle juridiction, en fait comme en droit.

Cour de cassation

La Cour de cassation est la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire en France. Elle ne rejoue pas les affaires et ne réexamine pas les faits, mais vérifie que les tribunaux et les cours d’appel ont correctement appliqué la loi. Lorsqu’elle estime qu’une décision est contraire aux règles de droit, elle peut la casser et renvoyer l’affaire devant une autre juridiction afin qu’elle soit rejugée.

En droit routier, la Cour de cassation joue un rôle essentiel dans l’interprétation des textes relatifs aux infractions routières, au permis de conduire et à la procédure pénale. Sa jurisprudence fait régulièrement évoluer les règles applicables en matière d’alcool au volant, de conduite après usage de stupéfiants, d’excès de vitesse, de refus d’obtempérer ou encore de retrait de points. Ses décisions constituent une référence pour les avocats, les magistrats et l’ensemble des juridictions judiciaires.

👉 Pour consulter les missions, les décisions et les publications de la Cour de cassation, consultez son site officiel.

Crime

Un crime est l’infraction pénale la plus grave prévue par la loi. Il se distingue de la contravention et du délit par la nature des faits reprochés et par les peines encourues. Les crimes sont jugés par une juridiction criminelle, principalement la cour d’assises ou, dans certains cas, la cour criminelle départementale.

En droit routier, les crimes sont exceptionnels. La plupart des infractions commises au volant relèvent des contraventions ou des délits. Toutefois, certains comportements particulièrement graves peuvent relever de la qualification criminelle dans des situations spécifiques, notamment lorsque les conditions légales d’un crime sont réunies. Les infractions routières les plus fréquentes, comme l’alcool au volant, les stupéfiants ou les grands excès de vitesse, restent des délits ou des contraventions.

👉 Le crime est l’infraction pénale la plus grave, punie des peines les plus lourdes prévues par la loi.

CRPC

La CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité), souvent appelée « plaider-coupable », est une procédure pénale simplifiée qui permet de juger rapidement certains délits sans passer par une audience correctionnelle classique. Elle ne peut être mise en œuvre que si le prévenu reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Le procureur propose alors une peine, qui devra ensuite être homologuée par un juge. En matière de droit routier, la CRPC est très fréquemment utilisée pour les délits liés à l’alcool, aux stupéfiants, au refus d’obtempérer ou à la conduite sans permis.

En pratique, la CRPC ne doit pas être considérée comme une simple formalité. Les peines proposées peuvent avoir des conséquences importantes sur le permis de conduire, le casier judiciaire ou la confiscation d’un véhicule. L’assistance d’un avocat est d’ailleurs obligatoire, notamment pour analyser le dossier, négocier la peine proposée ou, si nécessaire, conseiller de refuser la procédure afin d’être jugé devant le tribunal correctionnel.

👉 Pour comprendre le déroulement d’une CRPC, connaître ses avantages, ses risques et savoir comment préparer efficacement votre défense, consultez notre article complet consacré à la CRPC.

D

Décision de justice

Une décision de justice est l’acte par lequel une juridiction tranche un litige ou une procédure qui lui est soumis. Selon la juridiction concernée, cette décision peut prendre la forme d’un jugement, d’un arrêt, d’une ordonnance ou d’une autre décision prévue par la loi. Elle fixe les droits et obligations des parties et peut, dans certains cas, faire l’objet d’un recours.

En droit routier, une décision de justice peut notamment prononcer une relaxe, une condamnation, une amende, une suspension ou une annulation du permis de conduire, une peine d’emprisonnement ou encore statuer sur l’indemnisation d’une victime. Son contenu dépend de la nature de l’affaire et des textes applicables.

👉 Une décision de justice est l’acte par lequel une juridiction statue sur une affaire et en détermine les conséquences juridiques.

Défaut d'assurance

Le défaut d’assurance correspond à l’absence de souscription ou de maintien d’une assurance obligatoire pour un véhicule soumis à cette obligation. Il concerne principalement l’assurance de responsabilité civile destinée à couvrir les dommages causés aux tiers. Cette obligation existe même lorsque le véhicule n’est pas utilisé quotidiennement.

En droit routier, le défaut d’assurance peut être constaté lors d’un contrôle routier, après un accident ou grâce aux dispositifs permettant d’identifier les véhicules non assurés. Il peut entraîner une amende et différentes sanctions complémentaires. En cas d’accident, l’absence d’assurance peut avoir des conséquences financières considérables pour le conducteur responsable des dommages.

👉 Le défaut d’assurance consiste à ne pas respecter l’obligation légale d’assurer un véhicule, avec des conséquences pénales et financières importantes.

Défaut de clignotant

Le défaut de clignotant consiste à ne pas signaler un changement de direction, un changement de voie, une insertion, une sortie ou une reprise de la circulation alors que le Code de la route l’impose. Cette infraction est sanctionnée par une contravention de 2ᵉ classe, une amende forfaitaire de 35 € et un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Une suspension du permis peut également être prononcée, même si cette peine reste exceptionnelle en pratique.

Le clignotant a pour objectif d’informer les autres usagers de vos intentions afin de prévenir les accidents. En cas de verbalisation, il est parfois possible de contester l’infraction selon les circonstances et les éléments figurant dans le procès-verbal.

👉 Pour connaître les règles d’utilisation du clignotant, les sanctions encourues et les moyens de contester un procès-verbal, consultez notre article complet consacré au défaut de clignotant.

Défaut de contrôle technique

Le défaut de contrôle technique désigne le fait de circuler avec un véhicule soumis à cette obligation alors que le contrôle technique n’a pas été réalisé dans les délais prévus ou n’est plus valable. Le contrôle technique a pour objectif de vérifier certains éléments de sécurité et l’état général du véhicule.

En droit routier, le défaut de contrôle technique constitue une contravention pouvant entraîner une amende. Les forces de l’ordre peuvent également procéder à l’immobilisation du véhicule dans les conditions prévues par la réglementation. Le contrôle technique ne dispense toutefois pas le conducteur de maintenir son véhicule en état de circuler en toute sécurité.

👉 Le défaut de contrôle technique correspond au fait de circuler avec un véhicule dont le contrôle obligatoire n’est pas à jour.

Dégâts causés par un ralentisseur et indemnisation

Les dégâts causés par un ralentisseur peuvent ouvrir droit à une indemnisation lorsque celui-ci est non conforme à la réglementation. Si un ralentisseur illégal provoque des dommages à votre véhicule ou un accident, la responsabilité de la collectivité gestionnaire de la voirie peut être engagée, à condition de démontrer le lien entre le ralentisseur et votre préjudice.

Pour obtenir réparation, il est indispensable de conserver les preuves : photographies du ralentisseur et des dégâts, témoignages, constat d’huissier si possible et factures des réparations. Une demande indemnitaire doit d’abord être adressée à la collectivité concernée avant, si nécessaire, de saisir le tribunal administratif.

👉 Pour savoir dans quels cas un ralentisseur ouvre droit à indemnisation, connaître les preuves à réunir et les démarches à effectuer, consultez notre article complet consacré aux dégâts causés par un ralentisseur et à leur indemnisation.

Délai d'enregistrement des retraits de points

Le délai d’enregistrement des retraits de points correspond au temps qui s’écoule entre le moment où une infraction devient définitive (paiement de l’amende, condamnation définitive, composition pénale…) et celui où la perte de points est effectivement enregistrée sur votre permis de conduire. En pratique, ce délai peut être de quelques semaines, plusieurs mois, voire parfois plus d’un an, sans que cela soit illégal. Il n’existe aucun délai maximal imposé à l’administration pour procéder à cet enregistrement.

Ce décalage peut toutefois être mis à profit, notamment pour effectuer un stage de récupération de points avant que le retrait ne soit enregistré. Il est donc essentiel de surveiller régulièrement votre solde de points et de connaître les règles applicables afin d’éviter une invalidation du permis de conduire.

👉 Pour comprendre le fonctionnement du délai d’enregistrement des retraits de points, savoir pourquoi il peut être très long et découvrir comment en tirer parti pour préserver votre permis, consultez notre article complet consacré au délai d’enregistrement des retraits de points.

Délai de récupération des points

Le délai de récupération des points dépend de la gravité de l’infraction. Le Code de la route prévoit une récupération automatique au bout de 6 mois, 2 ans, 3 ans ou, dans certains cas, 10 ans, à condition de respecter les conditions prévues par la loi. Il est également possible de récupérer jusqu’à 4 points grâce à un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

Le point de départ du délai n’est pas la date de l’infraction, mais la date à laquelle celle-ci devient définitive (paiement de l’amende, condamnation définitive, composition pénale ou émission de l’amende forfaitaire majorée). Une nouvelle perte de points peut repousser la récupération automatique de vos points.

👉 Pour connaître précisément les délais applicables à votre situation, savoir quand vous récupérerez vos points et éviter les erreurs les plus fréquentes, consultez notre article complet consacré au délai de récupération des points.

Délai pour recevoir un PV

Il n’existe aucun délai légal imposant à l’administration d’envoyer un procès-verbal (PV) dans un délai déterminé après une infraction au Code de la route. Si, en pratique, un avis de contravention est souvent reçu en quelques jours ou quelques semaines, il peut aussi arriver plusieurs mois plus tard, notamment pour un véhicule de société, un véhicule de location ou certaines procédures particulières.

La seule véritable limite est celle de la prescription de l’action publique, qui est en principe d’un an pour les contraventions. Toutefois, ce délai peut être interrompu par différents actes de procédure, de sorte qu’un PV reçu longtemps après les faits n’est pas forcément irrégulier. Un envoi tardif ne permet donc pas, à lui seul, d’obtenir l’annulation de la contravention.

👉 Pour savoir quel est le délai maximal pour recevoir un PV, comprendre les règles de prescription et découvrir pourquoi une contravention peut arriver plusieurs mois après l’infraction, consultez notre article complet consacré au délai pour recevoir un PV.

Délibéré

Le délibéré est la période durant laquelle le juge ou le tribunal examine l’affaire après l’audience avant de rendre sa décision. Pendant cette phase, les magistrats analysent les arguments des parties, les réquisitions du ministère public et l’ensemble des éléments du dossier afin de statuer en toute indépendance.

En droit routier, un dossier peut être mis en délibéré lorsqu’une décision n’est pas rendue immédiatement à l’issue de l’audience. Le tribunal fixe alors une date à laquelle le jugement sera prononcé ou mis à disposition. Pendant cette période, aucune nouvelle plaidoirie n’a lieu, sauf cas exceptionnels prévus par la loi.

👉 Le délibéré est la période de réflexion qui suit l’audience et précède la décision rendue par le tribunal.

Délit de fuite

Le délit de fuite désigne le fait, pour un conducteur impliqué dans un accident de la circulation, de quitter les lieux afin d’échapper à sa responsabilité pénale ou civile. Il peut être constitué même en cas d’accident uniquement matériel. En revanche, il ne faut pas le confondre avec le refus d’obtempérer, qui consiste à refuser de s’arrêter malgré les injonctions des forces de l’ordre, en dehors de tout accident.

Le délit de fuite est puni de 3 ans d’emprisonnement, 75 000 € d’amende, de la perte de 6 points sur le permis de conduire et peut entraîner des peines complémentaires comme une suspension ou une annulation du permis de conduire.

👉 Pour connaître les conditions exactes du délit de fuite, les sanctions applicables et les moyens de défense, consultez notre article complet sur le délit de fuite.

Délit routier

Un délit routier est une infraction pénale plus grave qu’une contravention, punie par des peines correctionnelles et jugée, en principe, par le tribunal correctionnel. Les délits routiers sont définis par le Code de la route ou par le Code pénal et peuvent entraîner des sanctions importantes, notamment une amende, une peine d’emprisonnement ou des peines complémentaires.

En droit routier, les principaux délits concernent notamment la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants, le refus d’obtempérer, le délit de fuite, la conduite malgré une suspension ou une annulation du permis, la conduite sans permis ou encore certains grands excès de vitesse. Contrairement aux contraventions, les délits donnent lieu à une procédure pénale plus lourde et nécessitent souvent une comparution devant le tribunal correctionnel ou une procédure alternative comme la CRPC.

👉 Un délit routier est une infraction grave relevant du tribunal correctionnel et pouvant entraîner des sanctions pénales importantes.

Dépistage

Le dépistage est une opération permettant aux forces de l’ordre de rechercher la présence d’alcool ou de stupéfiants chez un conducteur. Il constitue une première étape destinée à déterminer s’il est nécessaire de procéder à des vérifications plus approfondies. Les conditions dans lesquelles un dépistage peut être réalisé sont fixées par le Code de la route.

En droit routier, le dépistage peut être effectué lors d’un contrôle routier, après un accident de la circulation ou lorsqu’une infraction est constatée. Il peut prendre la forme d’un dépistage de l’alcool à l’aide d’un éthylotest ou d’un dépistage des stupéfiants au moyen d’un test salivaire. Si le résultat est positif ou si le conducteur refuse de s’y soumettre lorsque la loi l’impose, des vérifications complémentaires ou des poursuites pénales peuvent être engagées selon les circonstances.

👉 Le dépistage permet de rechercher la présence d’alcool ou de stupéfiants avant d’éventuelles vérifications destinées à confirmer le résultat.

Dépistage salivaire

Le dépistage salivaire est un test permettant de rechercher la présence de stupéfiants dans la salive d’un conducteur. Réalisé par les forces de l’ordre, il constitue une mesure de dépistage et non une preuve définitive de l’infraction. Son objectif est de déterminer s’il y a lieu de procéder à une vérification destinée à confirmer ou à infirmer le résultat obtenu.

En droit routier, le dépistage salivaire peut être pratiqué lors d’un contrôle routier, après un accident de la circulation ou dans les autres cas prévus par le Code de la route. Si le test est positif, les forces de l’ordre procèdent généralement à un prélèvement salivaire destiné à être analysé par un laboratoire agréé. Cette analyse permettra de déterminer si des stupéfiants sont effectivement présents dans l’organisme du conducteur. Le déroulement de cette procédure est strictement encadré et son respect peut être discuté devant le tribunal.

👉 Le dépistage salivaire est un test de recherche des stupéfiants qui peut conduire à une analyse confirmant ou non la présence de ces substances.

Désignation du conducteur

La désignation du conducteur consiste à communiquer l’identité de la personne qui conduisait un véhicule au moment d’une infraction constatée sans interception, par exemple après un flash radar ou une vidéo-verbalisation. Contrairement à une idée reçue, un particulier n’est généralement pas obligé de désigner le véritable conducteur de son véhicule. En revanche, cette obligation existe dans certains cas, notamment lorsque le véhicule appartient à une personne morale (entreprise, association, collectivité…).

En pratique, le titulaire de la carte grise peut, dans de nombreuses situations, contester l’infraction sans désigner le conducteur, ce qui permet souvent d’éviter un retrait de points faute d’identification certaine. Cette stratégie doit toutefois être utilisée avec précaution, car les règles diffèrent selon la nature de l’infraction et la qualité du propriétaire du véhicule.

👉 Pour savoir dans quels cas la désignation du conducteur est obligatoire, connaître les exceptions prévues par la loi et comprendre les conséquences d’un refus de désigner le véritable conducteur, consultez notre article complet consacré à la désignation du conducteur.

Dispense d'inscription au casier judiciaire

La dispense d’inscription au casier judiciaire est une décision par laquelle une juridiction peut décider qu’une condamnation ne figurera pas sur certains bulletins du casier judiciaire, notamment le bulletin n°2. Elle ne supprime pas la condamnation elle-même et ne signifie pas que la personne est déclarée non coupable. Elle permet uniquement de limiter les conséquences administratives et professionnelles liées à l’inscription de cette condamnation.

En droit routier, la dispense d’inscription au bulletin n°2 peut présenter un intérêt important pour les conducteurs dont l’activité professionnelle ou les projets futurs nécessitent un casier judiciaire compatible avec certaines exigences. Elle peut notamment être sollicitée lors de poursuites pour des délits routiers comme la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants ou le refus d’obtempérer. Le tribunal apprécie la demande en tenant compte notamment de la personnalité du prévenu, de ses antécédents et des circonstances de l’affaire.

👉 La dispense d’inscription au casier judiciaire permet de limiter les conséquences d’une condamnation en évitant son inscription sur certains bulletins, notamment le bulletin n°2.

Dispense de peine

La dispense de peine permet à un tribunal de déclarer une personne coupable d’une infraction tout en décidant de ne prononcer aucune peine. Cette mesure exceptionnelle peut être accordée lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies, notamment si le prévenu est réinséré, que le dommage est réparé et que le trouble causé par l’infraction a cessé.

En droit routier, la dispense de peine présente un avantage majeur : elle n’entraîne pas de retrait de points sur le permis de conduire. Dans certains cas très particuliers, elle peut également permettre d’éviter certaines conséquences automatiques d’une condamnation.

👉 Pour connaître les conditions d’obtention d’une dispense de peine, ses effets sur le permis de conduire et les arguments à présenter devant le tribunal, consultez notre article complet consacré à la dispense de peine.

Distances de sécurité

Les distances de sécurité correspondent à l’espace minimal que tout conducteur doit conserver avec le véhicule qui le précède afin de pouvoir s’arrêter en cas de freinage brusque. Leur non-respect est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 €, un retrait de 3 points sur le permis de conduire et, dans certains cas, une suspension du permis.

En pratique, cette infraction peut parfois être contestée. La Cour de cassation rappelle régulièrement que le procès-verbal doit décrire les circonstances concrètes permettant de caractériser le non-respect des distances de sécurité. À défaut, la régularité de la verbalisation peut être remise en cause.

👉 Pour connaître les règles applicables aux distances de sécurité, les sanctions encourues et les moyens de contester un procès-verbal insuffisamment motivé, consultez notre article complet consacré aux distances de sécurité.

Dommages et intérêts

Les dommages et intérêts correspondent à la somme d’argent accordée par une juridiction afin de réparer le préjudice subi par une personne victime d’une infraction ou d’un dommage. Leur objectif n’est pas de punir l’auteur des faits, mais de compenser les conséquences subies par la victime. Leur montant dépend de la nature et de l’importance des préjudices démontrés.

En droit routier, des dommages et intérêts peuvent être accordés à une victime d’accident de la circulation lorsque la responsabilité d’un conducteur est engagée. Ils peuvent notamment réparer un préjudice corporel, matériel, moral ou économique. Le tribunal examine les justificatifs produits et évalue l’indemnisation qui doit être accordée en fonction de la situation particulière de la victime.

👉 Les dommages et intérêts sont une indemnisation financière destinée à réparer le préjudice subi par une victime.

Droit fixe de procédure

Le droit fixe de procédure est une somme que doit payer une personne condamnée par une juridiction pénale, en plus de l’amende et des autres sanctions prononcées. Son montant varie selon la procédure et la juridiction concernées : ordonnance pénale, tribunal de police, tribunal correctionnel, cour d’appel ou Cour de cassation.

Depuis le 16 février 2025, son montant est notamment fixé à 62 € pour une ordonnance pénale ou une décision du tribunal de police et à 254 € pour une condamnation devant le tribunal correctionnel. Une réduction de 20 % peut être accordée en cas de paiement dans le délai prévu.

👉 Pour connaître les différents montants, la réduction applicable en cas de paiement rapide et les frais supplémentaires liés à certaines infractions, consultez notre article complet consacré au droit fixe de procédure.

Droit routier

Le droit routier est la branche du droit qui régit la circulation routière, le permis de conduire et l’ensemble des infractions prévues par le Code de la route. Il concerne aussi bien les contraventions (excès de vitesse, téléphone au volant, feu rouge…) que les délits routiers (alcool, stupéfiants, refus d’obtempérer, conduite sans permis…). Le droit routier encadre également les mesures administratives telles que le retrait de points, la suspension, l’invalidation ou l’annulation du permis de conduire.

En pratique, le droit routier fait appel à plusieurs domaines du droit, notamment le droit pénal, le droit administratif et le droit des assurances. Il fixe les règles applicables aux conducteurs, mais garantit également leurs droits en leur permettant de contester une infraction, un retrait de points ou une décision administrative lorsque les conditions légales ne sont pas réunies.

👉 Pour approfondir le fonctionnement du droit routier, comprendre les principales règles applicables et découvrir les recours ouverts aux conducteurs, consultez notre dossier complet consacré au droit routier.

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Ecouteurs au volant

Le port d’écouteurs, d’oreillettes ou d’un casque audio au volant est strictement interdit en France, que le conducteur écoute de la musique, passe un appel téléphonique ou utilise un GPS. Cette interdiction s’applique à tous les véhicules, y compris les voitures, les motos, les scooters et les vélos. En revanche, les systèmes intégrés au véhicule ou les kits mains libres installés dans l’habitacle restent autorisés.

Le non-respect de cette interdiction est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Au-delà de la sanction, cette règle vise à garantir que le conducteur reste pleinement attentif à son environnement et puisse entendre les bruits de la circulation.

👉 Pour connaître les règles applicables aux écouteurs au volant, les exceptions autorisées et les sanctions encourues, consultez notre article complet consacré aux écouteurs au volant.

Effacement du casier judiciaire

L’effacement du casier judiciaire permet, dans certaines situations, d’éviter qu’une condamnation figure sur un ou plusieurs bulletins du casier judiciaire. Cette demande peut être formulée au moment du procès, afin d’obtenir la non-inscription de la condamnation, ou après la condamnation, par une requête spécifique lorsque les conditions légales sont réunies. Certaines condamnations sont également effacées automatiquement après un certain délai.

L’effacement du casier judiciaire est particulièrement important pour les personnes exerçant ou souhaitant exercer une profession exigeant un bulletin n°2 vierge, notamment dans la fonction publique, le nucléaire, la sécurité ou les aéroports. Une demande bien préparée et solidement justifiée augmente sensiblement les chances d’obtenir un effacement.

👉 Pour savoir comment effacer votre casier judiciaire, connaître les différentes procédures et les conditions à remplir, consultez notre article complet consacré à l’effacement du casier judiciaire.

Emplacement réservé au transport de fonds

Un emplacement réservé au transport de fonds est exclusivement destiné aux véhicules assurant le transport de fonds ou de métaux précieux. Il est strictement interdit d’y stationner… mais également de s’y arrêter, même pour quelques instants, même si la banque est fermée ou que vous restez au volant. Cette interdiction est prévue par l’article R. 417-11 du Code de la route et s’applique à tout moment de la journée ou de la nuit.

Le non-respect de cette règle est sanctionné par une amende de 135 €, sans retrait de points sur le permis de conduire. En pratique, les possibilités de contestation sont limitées, sauf en cas d’erreur sur le procès-verbal ou si les circonstances de la verbalisation sont insuffisamment établies. Le fait que l’emplacement soit inoccupé ou inutilisé au moment des faits ne constitue pas un motif de contestation.

👉 Pour connaître les règles applicables aux emplacements réservés au transport de fonds, les sanctions encourues et les recours possibles en cas de verbalisation, consultez notre article complet consacré aux emplacements de transport de fonds.

Enquête de flagrance

L’enquête de flagrance est une enquête pénale ouverte lorsqu’une infraction est en train de se commettre, vient de se commettre ou que son auteur est poursuivi dans un temps très proche des faits. En raison de l’urgence de la situation, la loi accorde aux enquêteurs des pouvoirs plus étendus que dans le cadre d’une enquête préliminaire, afin de préserver les preuves et d’identifier rapidement les auteurs.

En droit routier, l’enquête de flagrance est fréquemment mise en œuvre après un contrôle routier ou un accident révélant immédiatement une infraction, comme une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, une conduite après usage de stupéfiants, un refus d’obtempérer ou un délit de fuite. Les policiers ou gendarmes peuvent alors réaliser les actes d’enquête prévus par la loi, tels que les constatations, auditions, perquisitions ou saisies lorsque les conditions légales sont réunies. À l’issue de l’enquête, le procureur de la République décide de la suite à donner à la procédure.

👉 L’enquête de flagrance est une procédure d’urgence permettant aux enquêteurs de disposer de pouvoirs renforcés lorsqu’une infraction vient d’être commise.

Enquête préliminaire

L’enquête préliminaire est une enquête pénale menée par les services de police ou de gendarmerie sous la direction du procureur de la République. Elle a pour objectif de vérifier si une infraction a été commise, d’en identifier l’auteur, de rassembler les preuves et de déterminer s’il y a lieu d’engager des poursuites. Contrairement à l’enquête de flagrance, elle est ouverte lorsqu’aucune situation de flagrant délit n’est constatée.

En droit routier, une enquête préliminaire peut être ouverte après un accident de la circulation, une dénonciation, l’exploitation d’images de vidéoprotection ou lorsqu’une infraction est découverte après les faits. Les enquêteurs peuvent procéder à des auditions, recueillir des témoignages, effectuer des constatations et solliciter certaines autorisations judiciaires lorsque la loi l’exige. À l’issue de l’enquête, le procureur de la République décide de classer l’affaire sans suite, de mettre en œuvre une mesure alternative aux poursuites ou de saisir la juridiction compétente.

👉 L’enquête préliminaire permet aux enquêteurs de rechercher les auteurs d’une infraction et de réunir les preuves avant toute décision sur d’éventuelles poursuites.

Entrave à la circulation

Le délit d’entrave à la circulation consiste à bloquer ou gêner volontairement la circulation sur une voie ouverte à la circulation publique, notamment en plaçant un obstacle sur la chaussée ou en utilisant un véhicule pour ralentir ou empêcher le passage des autres usagers. En revanche, un accident ou une panne ne constituent pas une entrave à la circulation, faute d’intention de bloquer la route.

Cette infraction est sévèrement réprimée. Elle est punie de 2 ans d’emprisonnement, de 4 500 € d’amende, d’un retrait de 6 points sur le permis de conduire, d’une suspension du permis pouvant aller jusqu’à 3 ans et, lorsque le délit est commis avec un véhicule, de son immobilisation ou de sa mise en fourrière.

👉 Pour comprendre ce qu’est le délit d’entrave à la circulation, connaître les sanctions encourues et savoir dans quels cas cette infraction peut être retenue, consultez notre article complet consacré à l’entrave à la circulation.

Entretien d'embauche et permis de conduire

Lors d’un entretien d’embauche, un employeur peut demander au candidat de présenter son permis de conduire, mais uniquement si la conduite d’un véhicule est nécessaire à l’exercice des fonctions. Cette demande doit avoir un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé. En revanche, si le poste ne nécessite pas de conduire, l’employeur ne peut pas interroger le candidat sur son permis.

L’employeur peut également vérifier que le permis présenté correspond bien à la catégorie de véhicule concernée et qu’il est toujours valide. En revanche, il ne peut pas exiger que le candidat lui communique son nombre de points ou son relevé d’information intégral, ces informations étant protégées par la loi. Il est donc essentiel de distinguer ce qui relève d’une vérification légitime de ce qui constitue une atteinte à la vie privée.

👉 Pour savoir ce qu’un employeur peut légalement demander sur votre permis de conduire lors d’un entretien d’embauche, connaître les vérifications autorisées et les informations qu’il ne peut pas exiger, consultez notre article complet consacré à l’entretien d’embauche et au permis de conduire.

Éthylomètre

L’éthylomètre est un appareil homologué permettant de mesurer avec précision la concentration d’alcool dans l’air expiré. Il est utilisé par les forces de l’ordre lors des contrôles d’alcoolémie afin de vérifier si un conducteur dépasse les seuils prévus par le Code de la route. L’éthylomètre ne doit pas être confondu avec l’éthylotest, qui constitue un simple appareil de dépistage.

En droit routier, l’éthylomètre est utilisé après un dépistage positif ou lorsqu’une vérification d’alcoolémie est décidée. Les résultats obtenus peuvent servir de fondement à des poursuites pénales ou contraventionnelles. Son utilisation est strictement encadrée par la loi et suppose notamment que l’appareil soit homologué, régulièrement vérifié et utilisé conformément aux règles de procédure. En cas d’irrégularité, la validité de la procédure peut être contestée devant le tribunal.

👉 L’éthylomètre est un appareil homologué permettant de mesurer précisément le taux d’alcool dans l’air expiré d’un conducteur.

Éthylotest antidémarrage (EAD)

L’éthylotest antidémarrage (EAD) est un dispositif installé sur un véhicule qui empêche son démarrage si le conducteur présente un taux d’alcool supérieur au seuil autorisé. Avant de pouvoir mettre le moteur en marche, le conducteur doit souffler dans l’appareil. Si le résultat est conforme, le véhicule peut être démarré. Des contrôles complémentaires peuvent également être demandés au cours du trajet afin de vérifier que le conducteur reste sobre.

En droit routier, l’éthylotest antidémarrage peut être imposé à titre administratif par le préfet ou à titre judiciaire par un tribunal, notamment après une infraction liée à l’alcool au volant. Il permet, dans certaines situations, au conducteur de continuer à conduire un véhicule équipé de ce dispositif plutôt que de subir une interdiction totale de conduire. Le non-respect des obligations liées à l’EAD est susceptible d’entraîner des sanctions.

👉 L’éthylotest antidémarrage est un dispositif qui empêche le démarrage d’un véhicule lorsque le conducteur présente un taux d’alcool supérieur au seuil autorisé.

Excès de vitesse

L’excès de vitesse désigne le fait de circuler à une vitesse supérieure à la limite autorisée par le Code de la route. Il s’agit d’une infraction fréquente qui peut être constatée par les forces de l’ordre lors d’un contrôle routier ou au moyen d’un appareil de contrôle automatisé. La gravité de l’infraction dépend de l’importance du dépassement de vitesse constaté.

En droit routier, l’excès de vitesse peut constituer une contravention ou, dans les cas les plus graves, un délit lorsqu’il s’agit notamment d’un grand excès de vitesse en récidive. Les conséquences peuvent comprendre une amende, un retrait de points, une suspension du permis de conduire et, selon les circonstances, d’autres sanctions. La régularité du contrôle, notamment les conditions d’utilisation du cinémomètre, peut être examinée en cas de contestation.

👉 L’excès de vitesse est le fait de dépasser la vitesse maximale autorisée et peut entraîner des sanctions proportionnées à la gravité du dépassement.

Excès de vitesse entre 20 et 29 km/h

L’excès de vitesse entre 20 et 29 km/h correspond au fait de dépasser de 20 km/h à moins de 30 km/h la vitesse maximale autorisée. Il s’agit d’une contravention au Code de la route dont la sanction dépend notamment du lieu où l’infraction a été commise et des circonstances de la constatation.

En droit routier, un excès de vitesse compris entre 20 et 29 km/h entraîne une amende ainsi qu’un retrait de 2 points sur le permis de conduire.

👉 L’excès de vitesse entre 20 et 29 km/h est une contravention entraînant principalement une amende et un retrait de points sur le permis de conduire.

Excès de vitesse entre 30 et 39 km/h

L’excès de vitesse entre 30 et 39 km/h correspond au fait de dépasser de 30 km/h à moins de 40 km/h la vitesse maximale autorisée. Il s’agit d’une contravention prévue par le Code de la route, dont la gravité est appréciée en fonction de l’importance du dépassement et des circonstances de l’infraction. Cette infractiuon entraîne un retrait de 3 points.

En droit routier, un excès de vitesse compris entre 30 et 39 km/h entraîne notamment une amende et un retrait de points sur le permis de conduire. Le conducteur peut également se voir imposer un stage de sensibilisation à la sécurité routière dans les conditions prévues par la réglementation. Selon les circonstances, une suspension du permis peut également être prononcée. La régularité du contrôle, notamment l’utilisation du cinémomètre, peut être discutée en cas de contestation.

👉 L’excès de vitesse entre 30 et 39 km/h est une contravention pouvant entraîner une amende, un retrait de points et une suspension du permis.

Excès de vitesse entre 40 et 49 km/h

L’excès de vitesse entre 40 et 49 km/h correspond au fait de dépasser de 40 km/h à moins de 50 km/h la vitesse maximale autorisée. Il s’agit d’une contravention de la quatrième classe, considérée comme une infraction importante au Code de la route en raison du niveau de dépassement constaté. Cette infraction entraîne un retrait de 4 points.

En droit routier, un excès de vitesse compris entre 40 et 49 km/h entraîne notamment une amende, un retrait de points sur le permis de conduire et peut donner lieu à une suspension administrative ou judiciaire du permis. Les forces de l’ordre peuvent également procéder à la rétention du permis de conduire lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies. La régularité du contrôle, notamment les conditions d’utilisation du cinémomètre, peut être examinée en cas de contestation.

👉 L’excès de vitesse entre 40 et 49 km/h est une contravention grave pouvant entraîner une amende, un retrait de points et une suspension du permis.

Excès de vitesse entre 5 et 19 km/h

L’excès de vitesse entre 5 et 19 km/h correspond au fait de dépasser de 5 km/h à moins de 20 km/h la vitesse maximale autorisée. Il s’agit d’une contravention au Code de la route, dont les conséquences varient notamment selon que l’infraction est commise en agglomération ou hors agglomération.

En droit routier, un excès de vitesse compris entre 5 et 19 km/h entraîne une amende et un retrait d’1 point sur le permis de conduire. La contestation peut notamment porter sur les conditions de constatation de l’infraction et l’utilisation du cinémomètre.

👉 L’excès de vitesse entre 5 et 19 km/h entraîne une amende et un retrait de point.

Excès de vitesse inférieur à 5 km/h

L’excès de vitesse inférieur à 5 km/h correspond au fait de dépasser la vitesse maximale autorisée de moins de 5 km/h. Il s’agit de la plus faible catégorie d’excès de vitesse sanctionnée par le Code de la route. Depuis l’évolution récente de la réglementation, ces petits excès de vitesse ne donnent plus lieu à un retrait de point.

En droit routier, un excès de vitesse inférieur à 5 km/h reste toutefois une infraction pouvant entraîner une amende. Le conducteur peut donc être sanctionné financièrement même si aucun point n’est retiré sur son permis dans les situations prévues par la réglementation. La contestation d’une telle infraction reste possible dans les conditions habituelles.

👉 Un excès de vitesse inférieur à 5 km/h peut entraîner une amende mais n’entraîne plus de retrait de point.

Excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h

L’excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h correspond au fait de dépasser d’au moins 50 km/h la vitesse maximale autorisée. Cette infraction constitue un délit en cas de récidive, mais demeure une contravention lorsqu’il s’agit d’une première infraction. La qualification et les sanctions applicables dépendent donc notamment des antécédents du conducteur.

En droit routier, un excès de vitesse d’au moins 50 km/h peut entraîner des conséquences importantes pour le permis de conduire : amende, retrait de 6 points, suspension du permis, immobilisation du véhicule et, dans certains cas, confiscation du véhicule. En cas de récidive dans les conditions prévues par la loi, l’infraction devient un délit relevant du tribunal correctionnel et peut entraîner des sanctions pénales plus lourdes, notamment une annulation du permis de conduire.

👉 L’excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h est une infraction grave qui devient un délit en cas de récidive et peut avoir de lourdes conséquences sur le permis de conduire.

Exécution de la peine

L’exécution de la peine correspond à la mise en œuvre concrète d’une sanction prononcée par une juridiction après une condamnation définitive ou exécutoire. Elle intervient une fois que la décision de justice doit produire ses effets et peut prendre différentes formes selon la nature de la peine prononcée : paiement d’une amende, réalisation d’un travail d’intérêt général, exécution d’une peine d’emprisonnement ou respect d’obligations particulières.

En droit routier, l’exécution de la peine peut notamment concerner une suspension ou une annulation du permis de conduire, le paiement d’une amende, l’accomplissement d’un stage ou la confiscation d’un véhicule lorsque celle-ci a été prononcée. Certaines peines peuvent être assorties d’un sursis ou d’une exécution provisoire, ce qui modifie les conditions dans lesquelles elles doivent être appliquées.

👉 L’exécution de la peine correspond à l’application concrète d’une sanction décidée par une juridiction après une condamnation.

Exécution des peines

L’exécution des peines correspond à l’ensemble des mesures permettant d’appliquer concrètement les sanctions prononcées par une juridiction après une condamnation. Elle intervient lorsque la décision doit produire ses effets et concerne aussi bien les peines principales que les peines complémentaires. Les modalités d’exécution dépendent de la nature de la sanction et des règles prévues par la loi.

En droit routier, l’exécution des peines peut notamment concerner une suspension ou une annulation du permis de conduire, le paiement d’une amende, la réalisation d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière ou la confiscation d’un véhicule. Certaines sanctions peuvent être exécutées immédiatement lorsqu’elles sont assorties de l’exécution provisoire, tandis que d’autres nécessitent que la décision devienne définitive.

👉 L’exécution des peines regroupe toutes les démarches permettant d’appliquer concrètement les sanctions prononcées par une juridiction.

Exécution provisoire

L’exécution provisoire est une décision permettant qu’un jugement produise immédiatement ses effets, même lorsqu’un recours, comme un appel, est exercé. Autrement dit, la décision doit être appliquée sans attendre qu’elle devienne définitive. L’exécution provisoire peut être prévue par la loi ou décidée par la juridiction lorsqu’elle estime qu’elle est justifiée.

En droit routier, l’exécution provisoire est notamment utilisée pour certaines peines de suspension ou d’annulation du permis de conduire. Concrètement, le conducteur doit remettre son permis et exécuter la suspension dès le prononcé du jugement, même s’il décide de faire appel. L’appel ne suspend donc pas automatiquement les effets de la décision lorsqu’elle est assortie de l’exécution provisoire.

👉 L’exécution provisoire permet à une décision de justice de s’appliquer immédiatement, même si un recours est exercé contre celle-ci.

Exonération

L’exonération désigne la procédure permettant à une personne de demander à ne pas être tenue au paiement d’une amende lorsqu’elle estime que les conditions prévues par la loi sont réunies. En matière de contraventions routières, cette demande ne vaut pas automatiquement annulation de l’infraction : elle permet simplement de contester l’avis reçu selon les modalités légales.

En droit routier, une demande d’exonération peut notamment être présentée lorsque le conducteur conteste avoir commis l’infraction ou lorsqu’il invoque un motif prévu par les textes. La demande doit être effectuée dans les délais et selon les formes imposées. Si elle est rejetée, le dossier peut être transmis à l’autorité compétente pour qu’il soit statué sur la contestation.

👉 L’exonération est la procédure permettant de demander à être dispensé du paiement d’une amende lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies.

Expertise judiciaire

L’expertise judiciaire est une mesure ordonnée par une juridiction ou réalisée dans le cadre d’une procédure afin de confier à un expert une mission technique nécessitant des compétences particulières. L’expert remet un rapport destiné à éclairer la justice sur des questions qu’elle ne peut apprécier seule.

En droit routier, une expertise judiciaire peut porter sur l’état d’un véhicule, les circonstances d’un accident, les blessures d’une victime, des analyses biologiques ou encore des aspects techniques liés à l’enquête. Les conclusions de l’expert constituent un élément de preuve important, mais elles ne s’imposent pas au juge, qui reste libre d’apprécier l’ensemble des éléments du dossier.

👉 L’expertise judiciaire est une analyse technique réalisée par un expert afin d’éclairer la justice sur une question nécessitant des compétences spécialisées.

F

Faire appel

Faire appel consiste à demander qu’une décision de justice soit réexaminée par une juridiction supérieure, la cour d’appel. En matière pénale, ce recours permet notamment de contester une condamnation, une relaxe partielle ou la peine prononcée. L’appel doit être exercé dans un délai légal et selon des formalités précises, faute de quoi la décision devient définitive.

Faire appel peut permettre d’obtenir une relaxe, une réduction de peine ou une nouvelle appréciation des faits. Il convient toutefois d’en mesurer les conséquences, la cour d’appel pouvant également confirmer ou aggraver la décision rendue en première instance.

👉 Pour comprendre comment faire appel d’un jugement, connaître les délais à respecter et les conséquences de ce recours, consultez notre article complet consacré à faire appel.

Feu orange

Le feu orange (appelé juridiquement feu jaune fixe) impose en principe de s’arrêter. Toutefois, le Code de la route prévoit une exception lorsque le conducteur ne peut plus immobiliser son véhicule dans des conditions de sécurité suffisantes, notamment pour éviter un freinage brutal susceptible de provoquer un accident. Le franchissement irrégulier d’un feu orange est sanctionné par une amende forfaitaire de 35 €, sans retrait de points sur le permis de conduire.

Le feu orange ne doit pas être confondu avec le feu rouge, dont les sanctions sont beaucoup plus sévères. En pratique, tout dépend souvent des circonstances et de la possibilité réelle de s’arrêter en sécurité au moment où le feu passe à l’orange.

👉 Pour savoir si vous devez vous arrêter ou poursuivre votre route, connaître les exceptions prévues par la loi et les sanctions encourues, consultez notre article complet consacré au feu orange.

Feu rouge grillé

Le franchissement d’un feu rouge constitue une contravention de 4ᵉ classe. Le conducteur qui ne marque pas l’arrêt à un feu rouge fixe ou clignotant encourt une amende forfaitaire de 135 €, un retrait de 4 points sur son permis de conduire et, dans certains cas, une suspension du permis pouvant aller jusqu’à 3 ans, même si cette dernière est rarement prononcée en pratique.

L’infraction peut être constatée après interception, par vidéo-verbalisation ou grâce à un radar feu rouge. Selon les circonstances, une contestation peut être envisageable, notamment lorsque l’identité du conducteur n’est pas établie ou que des irrégularités affectent la procédure. Il existe également une exception lorsque le franchissement du feu est rendu nécessaire pour laisser passer un véhicule d’intérêt général prioritaire.

👉 Pour connaître les sanctions encourues, comprendre le fonctionnement des radars feu rouge et découvrir les moyens de contestation possibles, consultez notre article complet consacré au feu rouge grillé.

Flash radar feu rouge

Être flashé par un radar de feu rouge ne signifie pas automatiquement que vous perdrez 4 points sur votre permis de conduire. Contrairement à un contrôle avec interception, le radar photographie le véhicule par l’arrière, ce qui ne permet généralement pas d’identifier le conducteur. Il existe donc une procédure parfaitement légale permettant, dans de nombreux cas, d’éviter le retrait de points, tout en restant éventuellement redevable de l’amende.

En pratique, il est essentiel de contester dans le délai de 45 jours, sans nécessairement désigner le véritable conducteur. Si l’affaire est portée devant le tribunal, l’accusation devra démontrer que vous étiez bien au volant au moment des faits. À défaut, le juge ne pourra pas prononcer de retrait de points, même si une condamnation au paiement de l’amende reste possible en qualité de titulaire de la carte grise.

👉 Pour connaître la méthode permettant d’éviter légalement la perte de points après un flash à un radar de feu rouge, comprendre les étapes de la contestation et les conséquences sur votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré au radar de feu rouge.

Fourrière

La fourrière est le lieu dans lequel un véhicule est placé lorsqu’il a été enlevé sur décision des autorités compétentes. La mise en fourrière intervient dans les situations prévues par le Code de la route, notamment lorsqu’un véhicule gêne la circulation, est stationné irrégulièrement ou lorsqu’une infraction justifie son enlèvement. Elle constitue une mesure administrative distincte des sanctions pénales pouvant être prononcées par un tribunal.

En droit routier, un véhicule peut être placé en fourrière après certaines infractions, telles qu’une conduite sans permis, une conduite sans assurance, un grand excès de vitesse, un refus d’obtempérer ou lorsqu’il fait l’objet d’une immobilisation qui ne peut être levée sur place. Pour récupérer son véhicule, le propriétaire doit accomplir les démarches prévues par la réglementation et s’acquitter, le cas échéant, des frais de fourrière. Si le véhicule n’est pas réclamé dans les délais légaux, il peut être vendu ou détruit selon les règles applicables.

👉 La fourrière est le lieu où est conservé un véhicule enlevé par décision des autorités dans les cas prévus par le Code de la route.

Fraude au péage

La fraude au péage consiste à emprunter une autoroute ou un ouvrage à péage sans en acquitter le montant. Les pratiques les plus courantes sont le passage derrière un autre véhicule (« petit train »), le franchissement forcé d’une barrière ou le non-paiement d’un péage en flux libre. Le contrevenant dispose d’un délai pour régulariser sa situation. À défaut, les sanctions financières deviennent particulièrement lourdes.

En cas de non-régularisation dans les délais, l’automobiliste doit payer le péage, les frais de gestion ainsi qu’une amende forfaitaire majorée pouvant atteindre 375 €. Les conducteurs qui fraudent de manière habituelle encourent quant à eux une amende pouvant aller jusqu’à 7 500 €.

👉 Pour connaître les sanctions applicables, les délais de régularisation et les risques encourus en cas de fraude répétée, consultez notre article complet consacré à la fraude au péage.

Fumer au volant

Fumer au volant n’est pas interdit par le Code de la route. Contrairement à une idée reçue, aucun texte n’interdit à un conducteur de fumer une cigarette ou de vapoter pendant qu’il conduit. En revanche, le conducteur doit rester en mesure d’effectuer toutes les manœuvres nécessaires à la conduite. Si le fait de fumer compromet la maîtrise du véhicule, une verbalisation sur le fondement de l’article R. 412-6 du Code de la route est théoriquement possible.

En pratique, une telle verbalisation est rare et n’entraîne aucun retrait de points, mais une amende peut être prononcée. En revanche, il est strictement interdit de fumer en présence d’un mineur dans un véhicule, sous peine d’une amende de 135 €.

👉 Pour savoir si vous pouvez fumer au volant, connaître les sanctions applicables et les exceptions prévues par la loi, consultez notre article complet consacré au fait de fumer au volant.

G

Garde à vue

La garde à vue est une mesure de privation de liberté décidée par un officier de police judiciaire, sous le contrôle du procureur de la République, lorsqu’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’une personne a commis ou tenté de commettre une infraction punie d’une peine d’emprisonnement. Elle permet aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations dans un cadre strictement encadré par la loi. Sa durée est en principe de 24 heures, mais elle peut être prolongée dans certains cas.

La personne placée en garde à vue bénéficie de nombreux droits, notamment celui d’être informée des faits qui lui sont reprochés, de faire prévenir un proche, d’être examinée par un médecin, d’être assistée par un avocat et de garder le silence. En droit routier, une garde à vue peut notamment être décidée en cas de conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, de refus d’obtempérer, de délit de fuite, d’homicide ou de blessures involontaires par conducteur, lorsque les circonstances le justifient.

👉 La garde à vue est une mesure exceptionnelle permettant de retenir une personne soupçonnée d’une infraction afin de poursuivre une enquête dans le respect de ses droits.

Grand excès de vitesse

Le grand excès de vitesse correspond au dépassement de la vitesse maximale autorisée de 50 km/h ou plus. Cette infraction entraîne des conséquences immédiates, notamment la rétention du permis de conduire, qui peut être suivie d’une suspension administrative décidée par le préfet. Elle expose également le conducteur à des poursuites devant le tribunal.

Les sanctions peuvent comprendre une amende, un retrait de 6 points, une suspension du permis, voire d’autres peines complémentaires selon les circonstances et les éventuelles récidives.

👉 Pour connaître les sanctions applicables, la procédure suivie après un grand excès de vitesse et les moyens de défense envisageables, consultez notre article complet consacré au grand excès de vitesse.

Greffier

Le greffier est un fonctionnaire du ministère de la Justice qui assiste les magistrats dans l’exercice de leurs fonctions. Spécialiste de la procédure, il garantit l’authenticité des actes de justice et veille au bon déroulement des procédures. Présent au sein de chaque juridiction, il constitue un maillon indispensable du fonctionnement de la justice.

En pratique, le greffier est présent lors des audiences, où sa présence est le plus souvent obligatoire. Il prépare les dossiers, convoque les parties, prend note du déroulement des débats, rédige les procès-verbaux, met en forme les décisions de justice et en assure le suivi. En droit routier, il intervient notamment lors des audiences devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d’appel. Son absence dans certains cas prévus par la loi peut entraîner la nullité de la procédure.

👉 Le greffier assiste les magistrats, garantit la régularité de la procédure et authentifie les actes rendus par les juridictions.

H

Homicide involontaire / homicide routier

L’homicide involontaire, désormais appelé homicide routier dans certaines situations prévues par la loi, est le fait de causer la mort d’une personne dans un accident de la circulation sans avoir eu l’intention de la tuer. Il s’agit d’un délit, jugé par le tribunal correctionnel, et non d’un crime. Les sanctions peuvent être particulièrement lourdes : jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, 150 000 € d’amende, l’annulation du permis de conduire et la confiscation du véhicule en présence de circonstances aggravantes telles que l’alcool, les stupéfiants ou un grand excès de vitesse.

Ces dossiers sont parmi les plus complexes du droit routier. Ils nécessitent une analyse approfondie de la procédure, des expertises et des circonstances de l’accident afin de déterminer les responsabilités, de rechercher d’éventuels vices de procédure ou, lorsque cela est justifié, de solliciter une relaxe ou une adaptation de la peine.

👉 Pour comprendre la différence entre homicide involontaire et homicide routier, connaître les sanctions encourues et les moyens de défense envisageables, consultez notre article complet consacré à l’homicide involontaire et à l’homicide routier.

Honoraires

Les honoraires d’avocat correspondent à la rémunération versée en contrepartie des prestations réalisées par l’avocat. Contrairement à une idée reçue, ils ne sont pas fixés par la loi. Leur montant est librement déterminé d’un commun accord entre l’avocat et son client, en tenant compte notamment de la nature du dossier, de sa complexité, du temps consacré à l’affaire et des diligences à accomplir.

En pratique, les honoraires doivent faire l’objet d’une convention d’honoraires écrite, signée par l’avocat et son client avant le début de la mission, sauf exceptions prévues par la loi. Cette convention précise notamment les prestations confiées, le mode de calcul des honoraires et les modalités de paiement. Elle garantit ainsi une relation fondée sur la transparence, la sécurité juridique et l’accord des deux parties.

👉 Les honoraires d’avocat sont librement fixés avec le client et sont déterminés dans une convention d’honoraires écrite.

I

Immobilisation du véhicule

L’immobilisation du véhicule est une mesure qui interdit temporairement à un véhicule de circuler. Elle peut être décidée par les forces de l’ordre dans les cas prévus par le Code de la route, notamment lorsqu’une infraction grave est constatée ou lorsque le véhicule ne remplit pas les conditions permettant de circuler en toute sécurité. L’immobilisation est une mesure conservatoire qui ne constitue pas, à elle seule, une sanction pénale.

En droit routier, l’immobilisation peut notamment être décidée après une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, une conduite après usage de stupéfiants, un grand excès de vitesse, une conduite sans permis ou sans assurance, ou encore lorsque l’état du véhicule présente un danger. Selon les situations, le véhicule pourra être remis à un conducteur habilité, rester immobilisé sur place ou être transféré en fourrière. L’immobilisation peut également précéder une décision judiciaire de confiscation du véhicule.

👉 L’immobilisation du véhicule est une mesure provisoire empêchant un véhicule de circuler dans les situations prévues par le Code de la route.

Infraction à l'étranger et perte de points

Une infraction commise à l’étranger n’entraîne jamais de retrait de points sur un permis de conduire français. Que vous soyez intercepté par les forces de l’ordre ou flashé par un radar, le système français de permis à points ne s’applique pas aux infractions commises hors du territoire national. En revanche, vous pouvez parfaitement être condamné à payer une amende, voire faire l’objet d’autres sanctions prévues par la législation du pays concerné.

En Europe, de nombreux États échangent désormais les informations relatives aux infractions routières. Vous pouvez donc recevoir un avis de contravention directement à votre domicile en France après un excès de vitesse, un feu rouge ou une autre infraction commise à l’étranger. Toutefois, le paiement de cette amende ne provoquera pas de retrait de points sur votre permis français.

👉 Pour savoir quelles sanctions vous risquez après une infraction à l’étranger, comprendre le fonctionnement des échanges d’informations entre États et connaître les conséquences sur votre permis français, consultez notre article complet consacré aux infractions à l’étranger et à la perte de points.

Infraction routière

Une infraction routière est un comportement contraire aux règles du Code de la route ou à certaines dispositions du Code pénal applicables à la circulation routière. Selon sa gravité, elle peut être qualifiée de contravention ou de délit et entraîner des sanctions administratives et pénales.

En droit routier, les infractions sont nombreuses : excès de vitesse, conduite sous l’empire d’un état alcoolique, conduite après usage de stupéfiants, non-respect d’un feu rouge, usage du téléphone au volant ou encore défaut d’assurance. Selon les cas, elles peuvent entraîner une amende, un retrait de points, une suspension ou une annulation du permis de conduire, voire une peine d’emprisonnement pour les infractions les plus graves.

👉 Une infraction routière est tout comportement contraire aux règles de circulation susceptible d’entraîner des sanctions prévues par la loi.

Inscription au casier judiciaire

L’inscription au casier judiciaire correspond à l’enregistrement d’une condamnation ou d’une décision de justice dans le fichier national prévu à cet effet. Cette inscription permet de conserver une trace des décisions pénales prononcées contre une personne, selon des règles différentes en fonction de la nature de la condamnation et du bulletin concerné.

En droit routier, certaines condamnations peuvent entraîner une inscription au casier judiciaire, notamment après des délits comme la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants, le refus d’obtempérer ou la conduite malgré une suspension ou une annulation du permis. Cette inscription peut avoir des conséquences importantes, notamment pour certaines professions nécessitant un bulletin n°2 compatible avec l’activité exercée. Dans certaines situations, il est possible de demander une non-inscription au bulletin n°2 lors de l’audience.

👉 L’inscription au casier judiciaire conserve la trace de certaines condamnations pénales selon les règles applicables à chaque bulletin.

Interpellation

L’interpellation désigne l’action par laquelle les forces de l’ordre appréhendent une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction afin de procéder aux vérifications nécessaires ou de la présenter à l’autorité compétente. Selon les circonstances, l’interpellation peut être suivie d’une audition libre, d’une garde à vue ou d’une remise en liberté.

En droit routier, une interpellation peut intervenir à la suite d’un contrôle routier, d’un accident de la circulation ou de la constatation d’un délit, comme une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, une conduite après usage de stupéfiants, un refus d’obtempérer ou une conduite sans permis. L’interpellation ne constitue pas une condamnation : elle marque le début d’une procédure au cours de laquelle les droits de la personne concernée doivent être respectés.

👉 L’interpellation est l’action par laquelle les forces de l’ordre appréhendent une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction afin de poursuivre les investigations.

Invalidation du permis de conduire

L’invalidation du permis de conduire est une décision administrative qui intervient lorsque le solde de points atteint zéro. Elle est notifiée par la lettre 48SI, adressée en recommandé par le ministère de l’Intérieur. À compter de cette notification, le conducteur n’a plus le droit de conduire et doit restituer son permis dans un délai de 10 jours. L’invalidation ne doit pas être confondue avec la suspension ou l’annulation judiciaire du permis, qui obéissent à des règles différentes.

En pratique, une invalidation n’est pas toujours définitive. Certaines décisions peuvent être contestées, notamment en cas d’erreur dans le retrait des points ou d’irrégularité affectant la notification de la lettre 48SI. Dans certains cas, un conducteur peut même disposer d’un permis à 0 point mais encore valide, tant que la lettre 48SI ne lui a pas été régulièrement notifiée.

👉 Pour comprendre les conséquences d’une invalidation du permis de conduire, connaître les recours possibles et savoir comment tenter de sauver votre permis, consultez notre article complet consacré à l’invalidation du permis de conduire.

J

Jours-amende

Les jours-amende constituent une peine qui oblige une personne condamnée à verser une somme d’argent calculée en fonction d’un montant fixé pour chaque jour et d’un nombre de jours déterminé par le tribunal. La juridiction fixe ces deux éléments en tenant compte de la gravité des faits et de la situation personnelle, familiale et financière du condamné. Le montant total de la peine correspond au nombre de jours multiplié par le montant fixé pour chaque jour.

En droit routier, les jours-amende sont régulièrement prononcés pour certains délits, notamment la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants ou la conduite malgré une suspension du permis de conduire. Si la personne condamnée ne paie pas les sommes dues dans les délais prévus, elle peut être incarcérée pendant un nombre de jours correspondant aux jours-amende impayés, sans que cette incarcération n’efface l’obligation de paiement.

👉 Les jours-amende sont une peine pécuniaire dont le montant dépend d’un nombre de jours et d’une somme fixés par le tribunal.

Juge

Le juge est un magistrat du siège chargé de rendre la justice en appliquant la loi aux litiges et aux infractions qui lui sont soumis. Il examine les faits, les éléments de preuve, les arguments des parties et les règles de droit applicables avant de rendre une décision. En matière pénale, il veille au respect des droits de chacun tout en appréciant si les faits reprochés sont établis et, le cas échéant, quelle sanction doit être prononcée.

En pratique, le juge intervient à différents stades de la procédure selon la nature de l’affaire. En droit routier, il peut notamment être amené à juger des contraventions devant le tribunal de police ou des délits devant le tribunal correctionnel. À l’issue de l’audience, il peut prononcer une relaxe, une condamnation ou une dispense de peine, après avoir examiné l’ensemble des éléments du dossier.

👉 Le juge est le magistrat chargé de trancher un litige ou de statuer sur une infraction en appliquant la loi.

Jugement

Le jugement est la décision rendue par une juridiction de première instance à l’issue d’une procédure judiciaire. Il statue sur la culpabilité de la personne poursuivie, sur les sanctions éventuelles ainsi que, le cas échéant, sur les demandes d’indemnisation présentées par les victimes. Le jugement peut faire l’objet d’une voie de recours lorsque la loi le prévoit.

En droit routier, un jugement peut être rendu par le tribunal de police ou le tribunal correctionnel à la suite d’une audience concernant une contravention ou un délit routier. Selon les circonstances, il peut prononcer une relaxe, une condamnation, une amende, une suspension ou une annulation du permis de conduire, ainsi que d’autres peines prévues par le Code de la route.

👉 Le jugement est la décision rendue par une juridiction de première instance pour trancher une affaire et déterminer les conséquences juridiques des faits reprochés.

K

Klaxon

Le klaxon, également appelé avertisseur sonore, est un dispositif destiné à prévenir un danger, et non à exprimer son impatience. En agglomération, son utilisation est autorisée uniquement en cas de danger immédiat. Hors agglomération, les règles sont un peu plus souples, puisqu’il peut être utilisé pour adresser les avertissements nécessaires aux autres usagers. La nuit, le Code de la route privilégie toutefois les appels de phares, le klaxon ne devant être utilisé qu’en cas d’absolue nécessité.

L’usage abusif du klaxon est sanctionné par une amende forfaitaire de 35 €, sans retrait de points sur le permis de conduire. Klaxonner pour saluer un proche, faire avancer un automobiliste au feu vert ou manifester son mécontentement dans un embouteillage est donc susceptible d’être verbalisé. En pratique, toute utilisation doit être justifiée par un impératif de sécurité.

👉 Pour savoir quand vous pouvez légalement utiliser votre klaxon, connaître les sanctions applicables et les exceptions prévues par le Code de la route, consultez notre article complet consacré au klaxon.

L

Lettre 48SI

La lettre 48SI est un courrier recommandé envoyé par le ministère de l’Intérieur lorsque le solde de points d’un permis de conduire atteint zéro. Elle notifie officiellement l’invalidation du permis de conduire et interdit immédiatement au conducteur de continuer à conduire. Ce courrier récapitule également les retraits de points ayant conduit au solde nul et impose de restituer le permis de conduire dans un délai de 10 jours.

La réception de la lettre 48SI entraîne des conséquences importantes : interdiction de conduire, obligation de restituer le permis et, sauf recours aboutissant à son annulation, nécessité de patienter avant de pouvoir repasser le permis. Dans certaines situations, notamment en cas d’irrégularité dans la notification ou d’erreur affectant les retraits de points, il est toutefois possible de contester cette décision devant le juge administratif.

👉 Pour comprendre les conséquences de la lettre 48SI, connaître les recours possibles et savoir comment tenter de sauver votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré à la lettre 48SI.

Ligne blanche continue

La ligne blanche continue est un marquage au sol qui interdit, en principe, de circuler sur la voie opposée. Le Code de la route distingue toutefois le franchissement, qui consiste à traverser complètement la ligne, du chevauchement, qui consiste à rouler partiellement dessus.

Le franchissement d’une ligne blanche continue est sanctionné par une amende de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Selon les circonstances, il peut également entraîner une suspension du permis. En pratique, certaines exceptions existent et une contestation peut être envisagée lorsque les conditions légales de l’infraction ne sont pas réunies ou que la procédure présente une irrégularité.

👉 Pour comprendre le franchissement de ligne blanche continue, connaître les sanctions applicables et les exceptions prévues par le Code de la route, consultez notre article complet consacré à la ligne blanche continue.

M

Magistrat

Le magistrat est un professionnel de la justice chargé d’appliquer la loi et de veiller au bon fonctionnement de l’institution judiciaire. Il existe deux grandes catégories de magistrats : les magistrats du siège, qui rendent les décisions de justice en toute indépendance, et les magistrats du parquet, qui représentent le ministère public et exercent les poursuites au nom de la société. Les magistrats sont formés à l’École nationale de la magistrature et exercent leurs fonctions au sein des juridictions françaises.

En pratique, plusieurs magistrats peuvent intervenir au cours d’une même procédure pénale. En droit routier, un magistrat du parquet peut décider des poursuites et présenter ses réquisitions à l’audience, tandis qu’un ou plusieurs magistrats du siège sont chargés d’examiner le dossier, d’entendre les parties et de rendre la décision de justice. Chacun exerce un rôle distinct, défini par la loi, afin de garantir le bon déroulement de la procédure.

👉 Le magistrat est un professionnel de la justice qui exerce les fonctions de juge ou de procureur selon les missions qui lui sont confiées.

Manger au volant

Manger au volant n’est pas interdit par le Code de la route. De la même manière, aucun texte n’interdit spécifiquement de boire (hors alcool), de se maquiller ou de réaliser d’autres gestes du quotidien pendant la conduite. En revanche, le conducteur doit rester constamment en état d’exécuter toutes les manœuvres nécessaires. Si les forces de l’ordre estiment que le fait de manger ou de se maquiller compromet la maîtrise du véhicule, elles peuvent verbaliser sur le fondement de l’article R. 412-6 du Code de la route.

Une telle verbalisation est sanctionnée par une amende de 35 €, sans retrait de points sur le permis de conduire. En pratique, tout dépend des circonstances constatées par les forces de l’ordre et décrites dans le procès-verbal. Une simple consommation d’un sandwich ou d’un café ne suffit donc pas, à elle seule, à constituer une infraction.

👉 Pour savoir si vous pouvez manger, boire ou vous maquiller au volant, connaître les sanctions applicables et comprendre dans quels cas une verbalisation est possible, consultez notre article complet consacré au fait de manger au volant.

Maquillage au volant

Se maquiller au volant n’est pas interdit par le Code de la route. Aucune disposition ne prohibe spécifiquement le fait de se maquiller pendant la conduite. En revanche, tout conducteur doit rester constamment en état d’exécuter toutes les manœuvres nécessaires. Si le maquillage détourne son attention ou l’empêche de maîtriser correctement son véhicule, une verbalisation est possible sur le fondement de l’article R. 412-6 du Code de la route.

Cette infraction est sanctionnée par une amende de 35 €, sans retrait de points sur le permis de conduire. En pratique, les forces de l’ordre apprécient la situation au cas par cas. Ce n’est donc pas le fait de se maquiller qui est interdit, mais le fait de ne plus être en mesure de conduire en toute sécurité.

👉 Pour savoir si vous pouvez vous maquiller au volant, connaître les sanctions applicables et comprendre dans quels cas une verbalisation est possible, consultez notre article complet consacré au maquillage au volant.

Marge de tolérance des radars

La marge de tolérance des radars (ou marge d’erreur des radars) est une correction appliquée à la vitesse mesurée afin d’obtenir la vitesse retenue pour la verbalisation. Il ne s’agit pas d’un « droit à rouler plus vite », mais d’une marge technique destinée à compenser les éventuelles imprécisions des appareils de contrôle. Son montant varie selon le type de radar utilisé : 5 km/h ou 5 % pour les radars fixes, 10 km/h ou 10 % pour les radars en mouvement.

Cette marge est toujours appliquée en faveur du conducteur avant l’établissement du procès-verbal. C’est pourquoi la vitesse retenue figurant sur l’avis de contravention est toujours inférieure à la vitesse enregistrée par le radar. Les règles diffèrent toutefois selon qu’il s’agit d’un radar fixe, d’une voiture radar ou d’un radar embarqué en mouvement.

👉 Pour connaître les marges applicables à chaque type de radar, comprendre le calcul de la vitesse retenue et éviter les idées reçues, consultez notre article complet consacré à la marge de tolérance des radars.

Médecin agréé

Le médecin agréé est un médecin autorisé par le préfet à réaliser les visites médicales du permis de conduire dans les situations prévues par la réglementation. Il évalue si l’état de santé d’un conducteur est compatible avec la conduite d’un véhicule. Il ne doit pas être le médecin traitant de la personne examinée afin de garantir son impartialité.

En droit routier, le médecin agréé intervient notamment après certaines suspensions, annulations ou invalidations du permis de conduire, ainsi que dans d’autres situations nécessitant un contrôle médical. Lors de la consultation, il peut examiner les résultats d’analyses biologiques, les tests psychotechniques ou tout autre document utile à l’évaluation de l’aptitude à conduire. À l’issue de la visite, il rend un avis d’aptitude, d’aptitude temporaire ou d’inaptitude, qui sera pris en compte dans la procédure de récupération ou de maintien du permis de conduire.

👉 Le médecin agréé est le professionnel habilité à évaluer l’aptitude médicale d’un conducteur dans les cas prévus par la réglementation.

Médiation pénale

La médiation pénale est une mesure alternative aux poursuites permettant au procureur de la République de proposer l’intervention d’un médiateur afin de rechercher une solution amiable entre l’auteur présumé d’une infraction et la victime. Elle a notamment pour objectif de réparer le préjudice causé, de favoriser la responsabilisation de l’auteur des faits et d’éviter, lorsque les conditions sont réunies, un procès pénal.

En droit routier, la médiation pénale peut être envisagée dans certaines affaires de faible gravité lorsque les circonstances le permettent, notamment en présence d’un dommage causé à une victime. Elle peut conduire à différentes mesures, comme une indemnisation, une reconnaissance des faits ou l’engagement à respecter certaines obligations. Elle ne constitue toutefois pas une condamnation prononcée par un tribunal.

👉 La médiation pénale est une mesure alternative aux poursuites visant à trouver une solution entre l’auteur présumé d’une infraction et la victime.

Mes Points Permis

Mes Points Permis est le téléservice officiel qui a remplacé Télépoints. Il permet aux conducteurs de consulter gratuitement leur solde de points, de vérifier la validité de leur permis de conduire et de télécharger plusieurs documents officiels, notamment l’attestation de droits à conduire sécurisée (ADCS) et le relevé d’information intégral (RII). L’accès s’effectue via FranceConnect ou à l’aide du numéro NEPH.

Il est toutefois important de savoir que les informations affichées sur Mes Points Permis ne sont pas toujours mises à jour en temps réel. Un délai peut exister entre une infraction, un retrait ou une récupération de points et leur enregistrement sur la plateforme. Il convient donc de consulter régulièrement son dossier, en particulier avant un stage de récupération de points ou lorsqu’une procédure concernant le permis de conduire est en cours.

👉 Pour découvrir le fonctionnement de Mes Points Permis, savoir quelles informations vous pouvez consulter et comprendre les différences avec l’ancien service Télépoints, consultez notre article complet consacré à Mes Points Permis.

Ministère public

Le ministère public est l’autorité chargée de représenter les intérêts de la société devant les juridictions pénales. Il veille à l’application de la loi, dirige l’action publique et décide, selon les circonstances, d’engager des poursuites, de proposer une mesure alternative ou de classer une affaire sans suite. Le ministère public est représenté notamment par les procureurs de la République et leurs substituts.

En droit routier, le ministère public intervient dans l’ensemble des procédures pénales, qu’il s’agisse de contraventions ou de délits. Il peut notamment poursuivre des infractions telles que la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants, un grand excès de vitesse ou un refus d’obtempérer. À l’audience, il présente ses réquisitions, mais c’est toujours le tribunal qui prend la décision.

👉 Le ministère public représente les intérêts de la société, décide de l’opportunité des poursuites et présente ses réquisitions devant les juridictions pénales.

Mis en cause

Le mis en cause est une personne à laquelle les enquêteurs attribuent, à ce stade de la procédure, une participation supposée à une infraction. Cette expression est principalement utilisée au cours de l’enquête, avant qu’une décision ne soit prise sur d’éventuelles poursuites. Être mis en cause ne signifie pas être reconnu coupable : la personne bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.

En droit routier, un conducteur contrôlé après un accident, une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, une conduite après usage de stupéfiants ou un refus d’obtempérer peut être considéré comme mis en cause pendant les investigations. À l’issue de l’enquête, le procureur de la République peut décider de classer l’affaire sans suite, de proposer une mesure alternative aux poursuites ou d’engager des poursuites devant la juridiction compétente.

👉 Le mis en cause est une personne soupçonnée d’avoir participé à une infraction, sans que sa culpabilité ne soit encore établie.

Mise à exécution

La mise à exécution correspond au moment où une décision de justice devient concrètement applicable et où les mesures prononcées commencent à produire leurs effets. Elle intervient après qu’une peine ou une décision soit devenue exécutoire, selon les règles prévues par la loi. Elle permet notamment aux autorités compétentes de mettre en œuvre les conséquences d’une condamnation.

En droit routier, la mise à exécution peut concerner une suspension ou une annulation du permis de conduire, le paiement d’une amende, l’exécution d’une peine complémentaire ou encore la confiscation d’un véhicule. Une décision de justice peut ainsi avoir été prononcée lors d’une audience, mais ses effets pratiques nécessitent parfois des démarches administratives ou l’intervention de différents services avant d’être appliqués.

👉 La mise à exécution correspond à l’application concrète d’une décision de justice devenue applicable.

Mise en danger de la vie d'autrui

La mise en danger de la vie d’autrui est une infraction consistant à exposer directement une personne à un risque immédiat de mort ou de blessures graves par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement. Elle ne nécessite pas qu’un accident ou un dommage se produise : c’est le risque créé qui est sanctionné.

En droit routier, la mise en danger de la vie d’autrui peut notamment être évoquée dans des comportements particulièrement dangereux, comme une conduite à très grande vitesse, une circulation à contresens, une conduite dangereuse mettant gravement en péril les autres usagers ou certains comportements au volant associés à d’autres infractions. Cette qualification reste soumise à des conditions strictes et doit être démontrée par les éléments du dossier.

👉 La mise en danger de la vie d’autrui sanctionne le fait de créer un risque immédiat de mort ou de blessures graves par un comportement particulièrement dangereux.

Musique en conduisant

Écouter de la musique en conduisant est parfaitement légal en France. Contrairement à une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux, aucune loi n’interdit d’écouter de la musique au volant. Le Code de la route ne fixe d’ailleurs aucun volume sonore maximal.

En revanche, le conducteur doit rester constamment maître de son véhicule et être capable de percevoir les bruits de la circulation, comme les sirènes ou les avertisseurs sonores. Par ailleurs, il est strictement interdit de porter des écouteurs, oreillettes ou un casque audio en conduisant, sous peine d’une amende de 135 € et d’un retrait de 3 points sur le permis de conduire.

👉 Pour savoir si vous pouvez écouter de la musique en voiture, connaître les limites à respecter et les sanctions liées au port d’écouteurs au volant, consultez notre article complet consacré à la musique en conduisant.

N

Nid-de-poule et indemnisation

Si un nid-de-poule endommage votre véhicule ou provoque un accident, vous pouvez, dans certaines situations, obtenir une indemnisation. La responsabilité peut incomber au gestionnaire de la voirie (commune, département, État ou société d’autoroute), à condition de démontrer un défaut d’entretien normal de la chaussée, ainsi que le lien entre le nid-de-poule et les dommages subis. La preuve est essentielle : photos, témoignages, constat, factures et autres justificatifs peuvent être déterminants.

Avant toute action devant le tribunal administratif, une demande indemnitaire préalable doit être adressée à la collectivité responsable. En cas de refus ou d’absence de réponse, un recours peut être engagé afin d’obtenir la réparation des préjudices matériels et, le cas échéant, corporels.

👉 Pour savoir comment obtenir une indemnisation après un accident causé par un nid-de-poule, connaître les preuves à réunir et les démarches à effectuer, consultez notre article complet consacré à l’indemnisation en cas de nid-de-poule.

Non-port de la ceinture de sécurité

Le non-port de la ceinture de sécurité est une contravention prévue par le Code de la route. Tout conducteur ou passager doit attacher sa ceinture dès lors que le siège qu’il occupe en est équipé, sauf dans certains cas d’exemption limitativement prévus par la loi. Cette infraction peut être constatée même sans interception, notamment par un procès-verbal à la volée.

Pour le conducteur, le non-port de la ceinture est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Le passager majeur encourt une amende, mais ne perd pas de points. Dans certaines situations, il est toutefois possible de contester la verbalisation ou de vérifier que les conditions légales de l’infraction sont réunies.

👉 Pour connaître les sanctions du non-port de la ceinture de sécurité, les exceptions prévues par le Code de la route et les recours envisageables, consultez notre article complet consacré au non-port de la ceinture de sécurité.

Nullité de procédure

Une nullité de procédure est la sanction d’une irrégularité commise au cours d’une procédure pénale. Lorsque les forces de l’ordre, le parquet ou une juridiction ne respectent pas certaines règles prévues par la loi, un avocat peut demander au tribunal d’annuler un acte de procédure, voire l’ensemble des poursuites. Toutefois, toute erreur ne constitue pas une nullité : il faut distinguer une véritable irrégularité d’une simple erreur matérielle.

Les nullités peuvent concerner de nombreuses étapes d’un dossier : contrôle routier, dépistage d’alcool ou de stupéfiants, garde à vue, audition, suspension du permis ou convocation devant le tribunal. Elles doivent être soulevées selon des règles de procédure très strictes, faute de quoi elles peuvent devenir irrecevables.

👉 Pour comprendre ce qu’est une nullité de procédure, découvrir les principaux exemples en droit routier et savoir dans quelles conditions elle peut conduire à l’annulation d’une procédure, consultez notre article complet consacré à la nullité de procédure.

O

Officier de police judiciaire (OPJ)

Un officier de police judiciaire (OPJ) est un membre des forces de l’ordre spécialement habilité par la loi à exercer des pouvoirs d’enquête plus étendus que ceux des autres agents. Les officiers de police judiciaire sont notamment des policiers ou des gendarmes remplissant les conditions prévues par le Code de procédure pénale. Ils agissent sous la direction du procureur de la République et, selon les procédures, sous le contrôle du juge d’instruction.

En droit routier, l’officier de police judiciaire peut constater les infractions, placer une personne en garde à vue, procéder à des auditions, effectuer certaines perquisitions, ordonner ou superviser des actes d’enquête et notifier diverses mesures prévues par la loi. Il intervient régulièrement dans les procédures relatives à la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, à la conduite après usage de stupéfiants, au refus d’obtempérer, au délit de fuite ou aux accidents corporels de la circulation.

👉 L’officier de police judiciaire est un enquêteur spécialement habilité à exercer les principaux pouvoirs d’enquête prévus par le Code de procédure pénale.

Officier du ministère public (OMP)

L’officier du ministère public (OMP) est l’autorité chargée de traiter certaines contraventions, notamment en matière routière. Il examine les contestations adressées contre les avis de contravention et décide, selon les cas, de classer la procédure, de rejeter la contestation ou de transmettre le dossier à la juridiction compétente afin qu’il soit jugé.

En droit routier, l’OMP intervient régulièrement à la suite d’une requête en exonération ou d’une réclamation formée par un conducteur. Il ne juge pas l’affaire lui-même, mais apprécie les éléments du dossier avant de prendre une décision relevant de ses compétences. En cas de transmission au tribunal, le juge statuera ensuite sur la réalité de l’infraction et les éventuelles sanctions.

👉 L’officier du ministère public est l’autorité qui examine les contestations de nombreuses contraventions routières avant un éventuel renvoi devant le tribunal.

Opposition à ordonnance pénale

L’opposition à une ordonnance pénale permet de contester une ordonnance pénale, c’est-à-dire une décision rendue sans audience et d’obtenir un jugement devant le tribunal. Cette démarche est souvent utile lorsque vous souhaitez faire valoir votre défense, contester les faits ou demander une sanction plus adaptée à votre situation.

Le délai pour former opposition est de 30 jours pour une ordonnance pénale contraventionnelle et de 45 jours pour une ordonnance pénale délictuelle. À défaut d’opposition dans les délais, l’ordonnance devient définitive et produit les mêmes effets qu’un jugement.

👉 Pour connaître le point de départ du délai d’opposition, les modalités de contestation et les conséquences d’une opposition, consultez notre article complet consacré à l’opposition à une ordonnance pénale.

Ordonnance pénale

L’ordonnance pénale est une procédure de jugement simplifiée utilisée pour certaines infractions routières. Contrairement à une audience classique, il n’y a ni débat ni comparution devant le tribunal : le juge rend sa décision sur la base du dossier transmis par le procureur. Cette décision a la même valeur qu’un jugement et peut notamment prévoir une amende, une suspension du permis de conduire ou d’autres sanctions.

L’ordonnance pénale peut toutefois être contestée dans un délai de 30 ou 45 jours, selon qu’elle concerne une contravention ou un délit. L’opposition permet alors d’obtenir un véritable procès devant le tribunal.

👉 Pour comprendre le fonctionnement de l’ordonnance pénale, connaître les délais d’opposition et les intérêts d’une contestation, consultez notre article complet consacré à l’ordonnance pénale.

Outrage

L’outrage est une infraction pénale qui consiste à adresser à une personne chargée d’une mission de service public ou dépositaire de l’autorité publique des paroles, gestes, menaces, écrits ou comportements de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à sa fonction. Cette infraction est fréquemment reprochée à l’occasion d’un contrôle routier ou d’une interpellation.

Les sanctions varient selon la qualité de la victime et les circonstances. Lorsqu’il est commis envers une personne dépositaire de l’autorité publique, comme un policier ou un gendarme, l’outrage est puni de jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Des peines plus lourdes sont prévues dans certains cas, notamment lorsque les faits sont commis en réunion.

👉 Pour comprendre ce qui constitue réellement un outrage, connaître les sanctions encourues et les moyens de défense envisageables, consultez notre article complet consacré à l’outrage.

P

Palais de justice

Le palais de justice est le bâtiment dans lequel siègent une ou plusieurs juridictions. Il accueille notamment les audiences, les services du greffe, les magistrats, les avocats et les différents acteurs de la justice. Un même palais de justice peut regrouper plusieurs juridictions, telles que le tribunal judiciaire, le tribunal correctionnel, le tribunal de police ou encore la cour d’appel.

En pratique, le palais de justice est le lieu où se déroulent les audiences et où les justiciables accomplissent de nombreuses démarches liées à leur procédure. C’est également dans ces locaux que les avocats rencontrent leurs clients avant les audiences, consultent certains dossiers et accomplissent différentes formalités auprès des services du greffe.

👉 Le palais de justice est le bâtiment qui accueille les juridictions et les services nécessaires au fonctionnement de la justice.

Papiers obligatoires au volant

Lors d’un contrôle routier, les forces de l’ordre peuvent vous demander de présenter plusieurs documents obligatoires. Il s’agit notamment du permis de conduire, du certificat d’immatriculation (carte grise), de l’attestation d’assurance et, le cas échéant, des documents relatifs à un éthylotest antidémarrage (EAD). En cas d’oubli, vous risquez une amende et devrez généralement présenter le document dans un délai de 5 jours. Aucune de ces infractions n’entraîne toutefois de retrait de points sur le permis de conduire.

Les documents présentés doivent être des originaux et non de simples photocopies. L’obligation de les présenter pèse sur le conducteur, même lorsqu’il conduit un véhicule appartenant à une autre personne.

👉 Pour connaître la liste complète des papiers obligatoires, les sanctions encourues en cas d’oubli et les règles applicables lors d’un contrôle routier, consultez notre article complet consacré aux papiers obligatoires au volant.

Partie civile

La partie civile est la personne qui s’estime victime d’une infraction et qui demande la réparation du préjudice qu’elle a subi. En se constituant partie civile, elle peut participer à la procédure pénale afin de faire valoir ses droits et solliciter l’indemnisation de ses dommages.

En droit routier, une victime d’accident de la circulation peut se constituer partie civile devant le tribunal correctionnel lorsque des poursuites sont engagées contre le conducteur poursuivi. Elle peut demander la réparation de ses préjudices corporels, matériels ou moraux. La constitution de partie civile est indépendante de la décision sur la culpabilité : le tribunal doit d’abord statuer sur l’infraction avant d’examiner les demandes d’indemnisation.

👉 La partie civile est la victime qui intervient dans la procédure pénale afin d’obtenir la réparation du préjudice résultant de l’infraction.

Peine alternative

Une peine alternative est une sanction qui permet de répondre à une infraction autrement que par une peine d’emprisonnement classique. Elle vise notamment à favoriser la responsabilisation de la personne condamnée tout en évitant, lorsque cela est possible, le recours à l’incarcération. Les peines alternatives sont prononcées dans les conditions prévues par la loi et peuvent prendre différentes formes.

En droit routier, les peines alternatives peuvent notamment consister en un travail d’intérêt général (TIG), des jours-amende, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ou certaines obligations particulières. Elles peuvent être prononcées par le tribunal en fonction de la gravité des faits, de la personnalité du conducteur et de sa situation personnelle. Elles n’effacent pas nécessairement les autres conséquences d’une condamnation, comme un retrait de points ou une suspension du permis de conduire lorsque la loi le prévoit.

👉 La peine alternative est une sanction permettant de répondre à une infraction sans recourir systématiquement à l’emprisonnement.

Peine complémentaire

Une peine complémentaire est une sanction qui peut s’ajouter à la peine principale prononcée par une juridiction pénale. Elle ne remplace pas la peine principale, mais vient la compléter lorsque la loi le prévoit. Son objectif est notamment de prévenir la récidive, de protéger la société ou de tenir compte de la nature de l’infraction commise.

En droit routier, les peines complémentaires sont particulièrement fréquentes. Le tribunal peut notamment prononcer une suspension ou une annulation du permis de conduire, une interdiction de conduire certains véhicules, l’obligation d’effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière, la confiscation du véhicule ou encore l’obligation de conduire un véhicule équipé d’un éthylotest antidémarrage (EAD). Leur nature et leur durée varient selon l’infraction et les dispositions applicables.

👉 La peine complémentaire est une sanction qui s’ajoute à la peine principale afin de répondre aux conséquences particulières de l’infraction commise.

Peine principale

Une peine principale est la sanction prononcée directement par une juridiction à l’encontre d’une personne reconnue coupable d’une infraction. Elle constitue la réponse principale apportée par la justice au comportement sanctionné. Selon la nature de l’infraction, elle peut prendre différentes formes prévues par la loi.

En droit routier, les peines principales peuvent notamment être une amende ou une peine d’emprisonnement pour les délits les plus graves. Elles peuvent être accompagnées de peines complémentaires, comme une suspension ou une annulation du permis de conduire, une confiscation du véhicule ou un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le tribunal détermine la peine en tenant compte des faits, de la personnalité du conducteur et des circonstances de l’affaire.

👉 La peine principale est la sanction centrale prononcée par le tribunal lorsqu’une personne est reconnue coupable d’une infraction.

Permis blanc

Le permis blanc désignait autrefois une autorisation permettant à certains conducteurs de continuer à conduire malgré une suspension ou une invalidation de leur permis, notamment pour des raisons professionnelles. Cette possibilité a aujourd’hui disparu. Il n’existe désormais aucun droit à obtenir un permis blanc permettant de conduire pendant la durée de la suspension ou d’invalidation.

En pratique, de nombreux conducteurs pensent encore pouvoir solliciter un permis blanc afin de conserver leur emploi ou poursuivre leur activité professionnelle. Pourtant, cette solution n’est plus applicable. Lorsqu’une suspension ou l’invalidation intervient, il est en revanche parfois possible d’agir en amont de la décision ou de mettre en œuvre des recours adaptés afin d’en limiter les conséquences, selon les circonstances de chaque affaire.

👉 Pour savoir si un permis blanc est encore possible et connaître les solutions envisageables après une suspension du permis de conduire, consultez notre guide complet consacré aux conséquences de la lettre 48SI et celui consacré à la suspension de permis.

Permis de conduire

Le permis de conduire est le titre administratif autorisant une personne à conduire une ou plusieurs catégories de véhicules pour lesquelles elle a obtenu les épreuves requises. Sa délivrance est subordonnée au respect des conditions fixées par le Code de la route, notamment en matière d’âge, de réussite aux examens et, dans certains cas, d’aptitude médicale. En France, le permis de conduire est affecté d’un capital de points destiné à sanctionner certaines infractions routières.

En droit routier, le permis de conduire peut faire l’objet de nombreuses mesures administratives ou judiciaires. Il peut notamment être retenu, suspendu, annulé ou invalidé selon la nature des infractions commises et les décisions prises par l’administration ou les juridictions. Le titulaire du permis bénéficie également de droits, notamment celui de contester certaines décisions administratives, des retraits de points ou des condamnations prononcées à son encontre dans les conditions prévues par la loi.

👉 Le permis de conduire est le titre administratif autorisant la conduite de certaines catégories de véhicules, sous réserve du respect des règles prévues par le Code de la route.

Permis invalidé

Un permis invalidé est un permis de conduire qui a perdu sa validité à la suite d’un solde de points nul. Cette invalidation est prononcée par le ministère de l’Intérieur et notifiée au conducteur par la lettre 48SI, envoyée en recommandé. Dès cette notification, le titulaire n’a plus le droit de conduire et doit restituer son permis dans un délai de 10 jours. Le permis invalidé ne doit pas être confondu avec un permis suspendu ou annulé par un tribunal, qui relèvent de procédures différentes.

En pratique, un permis invalidé peut parfois être contesté, notamment lorsqu’une irrégularité affecte le retrait des points ou la notification de la lettre 48SI. Il est également possible, dans certaines situations, d’avoir un solde de 0 point sans que le permis soit encore juridiquement invalidé, tant que la lettre 48SI n’a pas été régulièrement notifiée.

👉 Pour comprendre les conséquences d’un permis invalidé, connaître les recours possibles et savoir comment tenter de récupérer votre droit de conduire, consultez notre article complet consacré à la lettre 48SI.

Permis obtenu avant 1992

Contrairement à une idée reçue très répandue, un permis de conduire obtenu avant 1992 est bien soumis au système du permis à points. La loi qui a instauré le permis à points a prévu que tous les permis en cours de validité au 1er juillet 1992 seraient automatiquement affectés d’un capital de points. Ainsi, la date d’obtention du permis n’empêche absolument pas un retrait de points en cas d’infraction.

Cette rumeur, largement relayée sur les réseaux sociaux depuis de nombreuses années, repose sur une mauvaise interprétation du principe de non-rétroactivité de la loi pénale. En pratique, les conducteurs ayant obtenu leur permis avant 1992 encourent exactement les mêmes retraits de points et les mêmes conséquences que tous les autres titulaires d’un permis de conduire.

👉 Pour comprendre pourquoi les permis délivrés avant 1992 peuvent perdre des points et découvrir l’origine de cette fausse information, consultez notre article complet consacré aux permis obtenus avant 1992.

Permis probatoire

Le permis probatoire est le régime applicable aux conducteurs qui viennent d’obtenir leur permis de conduire. Pendant cette période, le conducteur dispose d’un capital initial de 6 points, qui augmente progressivement jusqu’à atteindre 12 points, à condition de ne pas commettre d’infraction entraînant un retrait de points. La durée de la période probatoire varie selon les conditions dans lesquelles le permis a été obtenu.

En droit routier, les titulaires d’un permis probatoire sont soumis à des règles spécifiques. Ils doivent notamment respecter des limitations de vitesse particulières et sont plus exposés au risque d’invalidation de leur permis en cas de retrait de points, en raison de leur capital initial réduit. Certaines infractions peuvent également entraîner l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Une vigilance particulière est donc indispensable durant cette période.

👉 Le permis probatoire est le régime applicable aux nouveaux conducteurs, avec un capital initial de 6 points qui augmente progressivement en l’absence d’infraction.

Perquisition

La perquisition est une mesure d’enquête permettant aux autorités judiciaires de rechercher des preuves dans un lieu déterminé, comme un domicile, un local professionnel ou un véhicule, dans les conditions prévues par le Code de procédure pénale. Elle est strictement encadrée par la loi afin de garantir le respect des libertés individuelles.

En droit routier, une perquisition peut être réalisée dans certaines affaires, notamment lorsqu’une enquête porte sur des délits routiers graves ou sur des infractions connexes nécessitant la recherche de preuves complémentaires. Les objets, documents ou supports découverts peuvent être saisis s’ils présentent un intérêt pour l’enquête ou la manifestation de la vérité.

👉 La perquisition est une mesure d’enquête permettant de rechercher des preuves dans un lieu déterminé, sous le contrôle des règles prévues par la loi.

Piéton

Un piéton est, bien sûr, une personne qui circule à pied. Mais le Code de la route retient une définition beaucoup plus large. Sont également assimilés à des piétons les personnes qui poussent un vélo, un cyclomoteur ou un engin de déplacement personnel motorisé, celles qui utilisent une trottinette ou des rollers sans moteur à allure du pas, ainsi que les personnes en fauteuil roulant circulant à l’allure du pas.

Cette définition est essentielle, car elle détermine l’application de nombreuses règles du Code de la route, notamment celles relatives aux passages piétons, à la priorité des piétons, aux feux piétons ou encore à la circulation sur la chaussée. Un usager peut donc bénéficier du statut de piéton même s’il ne marche pas simplement à pied.

👉 Pour savoir précisément qui est considéré comme un piéton par le Code de la route et quelles sont les règles qui lui sont applicables, consultez notre article complet consacré à la définition du piéton.

Plainte

Une plainte est l’acte par lequel une personne informe les autorités judiciaires qu’elle estime avoir été victime d’une infraction pénale. Elle peut être déposée auprès d’un service de police, d’une brigade de gendarmerie ou directement adressée au procureur de la République. Le dépôt d’une plainte permet aux autorités d’apprécier s’il y a lieu d’ouvrir une enquête et, le cas échéant, d’engager des poursuites contre l’auteur des faits.

En droit routier, une plainte peut notamment être déposée après un accident de la circulation, des blessures involontaires, un délit de fuite, des dégradations sur un véhicule ou toute autre infraction prévue par le Code de la route ou le Code pénal. Le dépôt d’une plainte n’entraîne pas automatiquement des poursuites : à l’issue de l’enquête, le procureur de la République reste libre de classer l’affaire sans suite, de mettre en œuvre une mesure alternative aux poursuites ou de saisir la juridiction compétente.

👉 La plainte permet à une victime de signaler une infraction aux autorités afin qu’elles apprécient les suites judiciaires à lui donner.

Plaque d'immatriculation sale ou illisible

Une plaque d’immatriculation sale ou illisible constitue une infraction au Code de la route. Les plaques doivent rester parfaitement lisibles, de jour comme de nuit, et être maintenues en bon état. Une plaque recouverte de boue, des caractères effacés ou un éclairage défectueux peuvent entraîner une verbalisation. Cette infraction est sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 €, sans retrait de points, avec une possible immobilisation du véhicule dans certains cas.

En pratique, un simple défaut d’entretien peut suffire à caractériser l’infraction. Il est donc important de vérifier régulièrement l’état et l’éclairage de vos plaques, notamment après avoir circulé sous la pluie, dans la boue ou sur des routes enneigées.

👉 Pour connaître les règles applicables, les sanctions encourues et les obligations relatives aux plaques d’immatriculation, consultez notre article complet consacré aux plaques d’immatriculation sales ou illisibles.

Policier en repos

Un policier en repos ou un gendarme hors service peut parfaitement constater une infraction au Code de la route et dresser un procès-verbal. Contrairement à une idée reçue, le fait qu’un agent ne soit pas en uniforme ou ne soit pas en service n’entraîne pas la nullité du procès-verbal. Les policiers conservent certaines obligations d’intervention en dehors de leurs heures de service, et la jurisprudence admet la validité des verbalisations effectuées dans ces conditions.

De la même manière, un policier en civil ou un gendarme sans uniforme peut également verbaliser un automobiliste. Contester une contravention en invoquant uniquement le fait que l’agent était en repos ou en tenue civile n’a donc, en principe, aucune chance d’aboutir. D’autres moyens de défense doivent être recherchés selon les circonstances du dossier.

👉 Pour comprendre pourquoi un policier en repos peut verbaliser, connaître les textes applicables et découvrir les idées reçues à éviter, consultez notre article complet consacré au policier en repos.

Pourvoi en cassation

Le pourvoi en cassation est une voie de recours extraordinaire permettant de contester une décision rendue en dernier ressort devant la Cour de cassation. Contrairement à l’appel, il ne permet pas de rejuger l’affaire ni de réexaminer les faits. La Cour de cassation vérifie uniquement si les règles de droit ont été correctement appliquées par les juges du fond et si la procédure a été régulièrement suivie.

En droit routier, un pourvoi en cassation peut être formé après une décision rendue par une cour d’appel ou, dans certains cas, directement contre une décision rendue en dernier ressort. Si la Cour de cassation estime que la loi a été correctement appliquée, elle rejette le pourvoi. En revanche, si elle constate une erreur de droit, elle peut casser la décision et renvoyer l’affaire devant une autre juridiction afin qu’elle soit rejugée.

👉 Le pourvoi en cassation permet de faire contrôler la correcte application du droit, sans que les faits de l’affaire soient rejugés.

Préfecture

La préfecture est un service de l’État chargé de mettre en œuvre les politiques publiques dans chaque département sous l’autorité du préfet. En matière de sécurité routière, elle exerce notamment des compétences administratives relatives au permis de conduire, indépendamment des décisions rendues par les juridictions pénales.

En droit routier, la préfecture peut notamment prononcer une suspension administrative du permis de conduire ou mettre en œuvre certaines décisions prévues par le Code de la route. Elle intervient également dans le suivi des commissions médicales et dans diverses démarches liées au permis de conduire. Les décisions prises par la préfecture peuvent, dans certains cas, être contestées devant le tribunal administratif.

👉 La préfecture est l’autorité administrative compétente pour prendre de nombreuses décisions relatives au permis de conduire.

Préjudice corporel

Le préjudice corporel correspond aux atteintes physiques et aux conséquences médicales subies par une personne à la suite d’un accident ou d’une infraction. Il peut résulter de blessures temporaires ou définitives et englobe les différentes conséquences liées à l’atteinte à l’intégrité physique de la victime. Son évaluation repose notamment sur des éléments médicaux et une analyse de la situation personnelle de la personne concernée.

En droit routier, le préjudice corporel est fréquent après un accident de la circulation ayant entraîné des blessures. Il peut comprendre notamment les souffrances physiques et psychologiques, les frais médicaux, les pertes de revenus, les séquelles permanentes ou encore les conséquences sur la vie personnelle et professionnelle de la victime. L’indemnisation dépend de la gravité des blessures et des justificatifs permettant d’établir l’étendue du dommage.

👉 Le préjudice corporel correspond aux conséquences physiques et médicales subies par une victime à la suite d’un accident ou d’une infraction.

Préjudice matériel

Le préjudice matériel correspond aux dommages qui affectent les biens ou la situation financière d’une personne à la suite d’un accident ou d’une infraction. Il concerne les pertes évaluables en argent, comme la détérioration ou la destruction d’un bien, les frais engagés ou les dépenses rendues nécessaires par l’événement.

En droit routier, le préjudice matériel est principalement rencontré après un accident de la circulation. Il peut concerner les réparations d’un véhicule, la destruction d’équipements, les frais de déplacement, certains frais liés à l’immobilisation d’un véhicule ou encore d’autres dépenses directement causées par l’accident. La victime doit généralement justifier la réalité et le montant de son préjudice pour obtenir une indemnisation.

👉 Le préjudice matériel correspond aux pertes financières et aux dommages causés aux biens d’une personne à la suite d’un événement dommageable.

Préjudice moral

Le préjudice moral correspond à l’atteinte portée aux sentiments, à la vie personnelle ou à l’équilibre psychologique d’une personne à la suite d’un événement dommageable. Contrairement au préjudice matériel, il ne concerne pas une perte financière directe mais les souffrances, troubles ou difficultés personnelles ressentis par la victime. Son évaluation dépend des circonstances propres à chaque situation.

En droit routier, un préjudice moral peut notamment être invoqué par une victime d’un accident de la circulation ou par ses proches lorsque les conséquences de l’infraction ont entraîné une souffrance psychologique importante. Il peut être pris en compte dans l’indemnisation accordée par le tribunal en complément d’autres préjudices, comme le préjudice corporel ou matériel.

👉 Le préjudice moral correspond aux souffrances psychologiques et aux atteintes personnelles subies par une victime à la suite d’un événement dommageable.

Prélèvement sanguin

Le prélèvement sanguin consiste à recueillir un échantillon de sang afin de réaliser des analyses dans le cadre d’une procédure judiciaire ou d’un contrôle routier. En droit routier, il est utilisé dans les cas prévus par la loi, notamment lorsqu’une vérification ne peut être effectuée autrement ou lorsque les circonstances l’imposent. Les analyses sont réalisées par un laboratoire habilité afin de rechercher ou de mesurer certaines substances présentes dans l’organisme.

En droit routier, le prélèvement sanguin peut notamment être pratiqué pour déterminer le taux d’alcool dans le sang lorsqu’une vérification par éthylomètre est impossible, ou dans certaines procédures relatives à la recherche de stupéfiants. Il peut également être réalisé après un accident de la circulation dans les conditions prévues par les textes. Comme tout acte de procédure, il doit respecter les règles fixées par la loi, dont le non-respect peut être invoqué devant la juridiction compétente.

👉 Le prélèvement sanguin permet de réaliser des analyses destinées à établir officiellement la présence d’alcool ou de stupéfiants dans les situations prévues par la loi.

Prescription

La prescription est un mécanisme juridique qui fixe le délai au-delà duquel une action en justice ou l’exécution d’une peine n’est plus possible. En matière pénale, il convient de distinguer la prescription de l’action publique, qui empêche les poursuites lorsqu’un certain délai s’est écoulé depuis les faits, et la prescription de la peine, qui interdit l’exécution d’une peine devenue définitive après l’expiration du délai prévu par la loi.

En droit routier, les règles de prescription peuvent avoir des conséquences importantes. Si les poursuites sont engagées après l’expiration du délai de prescription de l’action publique, elles peuvent être déclarées irrecevables. De même, une peine devenue définitive ne peut plus être exécutée une fois le délai de prescription de la peine expiré. Les délais de prescription varient selon qu’il s’agit d’une contravention, d’un délit ou d’un crime et peuvent être interrompus ou suspendus dans les conditions prévues par la loi.

👉 La prescription fixe le délai au-delà duquel des poursuites ou l’exécution d’une peine ne sont plus légalement possibles.

Prescription de la peine

La prescription de la peine désigne la règle selon laquelle une peine prononcée par une juridiction ne peut plus être exécutée lorsque le délai prévu par la loi est expiré. Elle intervient après une condamnation devenue définitive et se distingue de la prescription de l’action publique, qui concerne la possibilité d’engager des poursuites avant un jugement.

En droit routier, la prescription de la peine peut concerner différentes sanctions prononcées par un tribunal, comme une amende, une suspension du permis de conduire ou certaines peines complémentaires. Les délais applicables varient selon la nature de la peine et peuvent être interrompus ou suspendus dans certaines situations prévues par la loi. Une peine prescrite ne peut plus être mise à exécution.

👉 La prescription de la peine empêche l’exécution d’une sanction judiciaire lorsque le délai légal prévu après la condamnation est expiré.

Prévenu

Le prévenu est une personne poursuivie devant le tribunal correctionnel pour avoir commis un délit. Ou devant le tribunal de police pour avoir comms une contravention. Tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée, le prévenu bénéficie de la présomption d’innocence. Il dispose de nombreux droits au cours de la procédure, notamment celui d’être assisté par un avocat, de consulter son dossier, de présenter ses observations et de contester les faits qui lui sont reprochés.

En droit routier, le conducteur poursuivi pour une conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, un refus d’obtempérer, un délit de fuite, une conduite malgré suspension ou toute autre infraction constituant un délit est qualifié de prévenu lorsqu’il comparaît devant le tribunal correctionnel. À l’issue de l’audience, il peut être relaxé ou condamné selon les éléments retenus par la juridiction.

👉 Le prévenu est la personne poursuivie devant le tribunal correctionnel pour répondre d’un délit ou devant le tribunal de police pour répondre d’une contravention, tout en bénéficiant de la présomption d’innocence jusqu’à sa condamnation définitive.

Priorité aux piétons

La priorité aux piétons est une règle essentielle du Code de la route. Tout conducteur doit céder le passage, au besoin en s’arrêtant, à un piéton engagé régulièrement dans la traversée, mais également à celui qui manifeste clairement son intention de traverser. Depuis 2018, les sanctions ont été considérablement renforcées afin d’améliorer la sécurité des usagers les plus vulnérables.

Le non-respect de cette priorité est puni d’une amende de 135 €, d’un retrait de 6 points sur le permis de conduire et peut également entraîner une suspension du permis. Cette infraction peut être constatée lors d’une interception, mais aussi par vidéo-verbalisation ou dans le cadre d’un PV à la volée. Dans certaines situations, une contestation reste toutefois possible, notamment lorsque les circonstances de l’infraction ne sont pas suffisamment établies.

👉 Pour savoir quand un piéton est réellement prioritaire, connaître les sanctions encourues et les possibilités de contestation, consultez notre article complet consacré à la priorité aux piétons.

Procès-verbal (PV)

Le procès-verbal (PV) est un document officiel rédigé par un agent ou un officier habilité afin de constater une infraction, de rapporter des déclarations ou de relater des actes de procédure. En matière pénale, le procès-verbal constitue un élément de preuve dont la valeur dépend de la nature des constatations effectuées et des dispositions prévues par la loi. Il doit respecter un certain nombre de règles de forme et de fond.

En droit routier, un procès-verbal est établi à la suite de nombreuses infractions, comme un excès de vitesse, une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, une conduite après usage de stupéfiants, un refus d’obtempérer ou un délit de fuite. Il peut contenir les constatations des forces de l’ordre, les déclarations du conducteur, les résultats des contrôles réalisés ainsi que les différentes pièces de la procédure. Lorsqu’une irrégularité affecte un procès-verbal, ses conséquences sont appréciées par le tribunal au regard des règles de procédure applicables.

👉 Le procès-verbal est un acte officiel qui constate une infraction ou relate des actes de procédure et constitue un élément essentiel du dossier pénal.

Procès-verbal électronique (PVE)

Le procès-verbal électronique (PVE) est la version dématérialisée du procès-verbal traditionnel. Les forces de l’ordre utilisent un terminal électronique pour enregistrer directement les informations relatives à une infraction. Les données sont ensuite transmises de manière sécurisée aux services compétents, ce qui permet de simplifier le traitement des infractions et l’envoi des avis de contravention.

En droit routier, le procès-verbal électronique est utilisé pour constater de nombreuses contraventions, comme un stationnement irrégulier, un téléphone tenu en main au volant, le non-port de la ceinture de sécurité ou certains excès de vitesse constatés avec interception. Le recours à un procès-verbal électronique ne modifie pas les droits du conducteur, qui conserve la possibilité de contester l’infraction ou la régularité de la procédure dans les conditions prévues par la loi.

👉 Le procès-verbal électronique est un procès-verbal dématérialisé permettant aux forces de l’ordre de constater et transmettre une infraction de manière sécurisée.

Procureur de la République

Le procureur de la République est un magistrat du ministère public chargé de défendre les intérêts de la société et de veiller à l’application de la loi pénale. Il dirige les enquêtes de police et de gendarmerie, décide de l’opportunité des poursuites et représente le ministère public devant les juridictions pénales. En droit routier, il intervient notamment dans les procédures relatives à l’alcool au volant, à la conduite après usage de stupéfiants, aux excès de vitesse les plus graves, au refus d’obtempérer ou encore au délit de fuite.

En pratique, le procureur de la République peut décider de classer une affaire sans suite, de proposer une mesure alternative aux poursuites, d’engager une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) ou de citer une personne devant le tribunal. Lors de l’audience, il présente ses réquisitions, c’est-à-dire les peines qu’il estime adaptées au regard des faits et de la personnalité du prévenu. Le tribunal reste toutefois libre de suivre ou non ces réquisitions.

👉 Le procureur de la République dirige les poursuites pénales et requiert l’application de la loi devant les juridictions pénales.

PV à la volée

Un PV à la volée est un procès-verbal dressé sans interception du conducteur. Les forces de l’ordre constatent l’infraction, relèvent la plaque d’immatriculation puis l’avis de contravention est adressé au titulaire du certificat d’immatriculation. Cette procédure est parfaitement légale, mais elle ne peut être utilisée que pour certaines infractions limitativement prévues par le Code de la route.

Dans de nombreux cas, un PV à la volée peut être contesté afin d’éviter la perte de points, notamment lorsque l’identité du conducteur ne peut pas être établie. La stratégie de contestation dépend toutefois de l’infraction reprochée et des circonstances du dossier. Une erreur peut entraîner un retrait de points qui aurait pu être évité.

👉 Pour comprendre le fonctionnement du PV à la volée, savoir quelles infractions sont concernées et découvrir comment protéger vos points, consultez notre article complet consacré au PV à la volée.

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Ralentisseurs

Les ralentisseurs sont des aménagements destinés à réduire la vitesse des véhicules, mais ils sont soumis à des règles d’implantation très strictes. Les ralentisseurs de type dos d’âne et trapézoïdal doivent notamment respecter le décret du 27 mai 1994 et la norme NF P 98-300. Pourtant, de nombreuses études estiment qu’une part importante des ralentisseurs installés en France ne respecte pas ces règles, qu’il s’agisse de leurs dimensions, de leur emplacement ou de leur signalisation.

Un ralentisseur illégal peut avoir plusieurs conséquences : il est possible de demander à la commune sa suppression ou sa mise en conformité, voire d’engager sa responsabilité en cas de dommages causés à un véhicule ou à un usager. Avant toute démarche, il est toutefois indispensable de vérifier précisément si l’aménagement est réellement non conforme et de réunir les preuves nécessaires.

👉 Pour connaître les différents types de ralentisseurs, les règles qui encadrent leur installation, les recours possibles et les démarches en cas de ralentisseur illégal, consultez notre article complet consacré aux ralentisseurs.

Récidive

La récidive désigne la situation dans laquelle une personne commet une nouvelle infraction après avoir déjà été définitivement condamnée pour une précédente infraction, dans les conditions prévues par la loi. La récidive ne s’applique pas automatiquement à toutes les infractions : elle obéit à des règles précises tenant notamment à la nature des faits, au délai écoulé entre les deux infractions et au caractère définitif de la première condamnation.

En droit routier, la récidive peut avoir des conséquences particulièrement importantes. Pour certaines infractions, comme la conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou la conduite après usage de stupéfiants, elle entraîne notamment l’annulation obligatoire du permis de conduire, sauf dans les cas limitativement prévus par la loi. Elle peut également conduire à un alourdissement des peines encourues et à l’application de peines complémentaires plus sévères.

👉 La récidive correspond à la commission d’une nouvelle infraction après une condamnation définitive, avec des conséquences souvent plus sévères prévues par la loi.

Récidive d'alcool ou de stupéfiants

La récidive de conduite sous l’emprise de l’alcool ou après usage de stupéfiants concerne les conducteurs déjà condamnés définitivement pour une infraction similaire dans les délais prévus par la loi. Les conséquences sont particulièrement lourdes, avec notamment une annulation obligatoire du permis de conduire, sauf rares exceptions prévues par les textes, ainsi que des peines pouvant comprendre de l’emprisonnement, une amende, un stage de sensibilisation ou encore la confiscation du véhicule dans certaines situations.

Face à une récidive, il est essentiel d’anticiper sa défense. Une analyse approfondie de la procédure, de la situation personnelle du conducteur et des conséquences professionnelles ou familiales peut permettre de contester les poursuites lorsque cela est possible ou d’obtenir un aménagement de la peine et de limiter les conséquences de la condamnation.

👉 Pour comprendre les règles applicables à la récidive d’alcool ou de stupéfiants, connaître les sanctions encourues et les moyens de défense envisageables, consultez notre article complet consacré à la récidive de conduite sous alcool ou stupéfiants.

Réclamation

La réclamation est la procédure permettant de contester une amende forfaitaire majorée ou certaines décisions intervenues après l’expiration du délai de contestation initial. Elle est distincte de la requête en exonération, qui concerne l’avis de contravention avant toute majoration. La réclamation doit respecter des conditions de forme et de délai prévues par la loi.

En droit routier, la réclamation est souvent utilisée lorsqu’un conducteur découvre une amende forfaitaire majorée qu’il estime injustifiée ou qu’il n’a jamais reçu l’avis de contravention initial. Selon les circonstances, elle peut conduire à l’annulation de la majoration ou au réexamen du dossier par l’autorité compétente. Son recevabilité dépend toutefois du respect des conditions fixées par les textes.

👉 La réclamation permet de contester une amende forfaitaire majorée ou certaines décisions postérieures à l’avis de contravention, dans les conditions prévues par la loi.

Récupération de points

La récupération de points désigne les différents mécanismes permettant à un conducteur de reconstituer tout ou partie de son capital de points après un retrait. Le Code de la route prévoit plusieurs modes de récupération, qui varient selon la nature des infractions commises, le délai écoulé et la situation du conducteur.

En droit routier, les points peuvent notamment être récupérés automatiquement après un certain délai sans nouvelle infraction entraînant un retrait de points ou grâce à un stage de sensibilisation à la sécurité routière, dans les conditions prévues par la loi. Les règles applicables diffèrent selon qu’il s’agit d’une contravention, d’un délit ou d’un permis probatoire. Il est donc important de connaître le mécanisme applicable à sa situation afin d’éviter une invalidation du permis de conduire.

👉 La récupération de points permet de reconstituer le capital de points du permis de conduire selon les modalités prévues par le Code de la route.

Redevable pécuniaire

Le redevable pécuniaire est la personne tenue de payer une amende sans être nécessairement reconnue comme l’auteur de l’infraction. En matière de circulation routière, il s’agit le plus souvent du titulaire de la carte grise lorsque le conducteur n’a pas pu être identifié, dans les cas prévus par le Code de la route.

Être redevable pécuniaire signifie uniquement devoir régler l’amende. Cette situation n’entraîne pas automatiquement une condamnation pénale ni un retrait de points sur le permis de conduire, dès lors que l’identité du conducteur n’est pas établie.

👉 Pour comprendre dans quels cas vous pouvez être considéré comme redevable pécuniaire, les conséquences sur votre permis de conduire et les règles prévues par l’article L.121-3 du Code de la route, consultez notre article complet consacré à la responsabilité pécuniaire.

REF 7

Le REF 7 est l’imprimé officiel utilisé par l’autorité judiciaire pour notifier à un conducteur une décision relative à son permis de conduire. Il s’agit d’un document transmis à la suite d’une décision prononcée par une juridiction, notamment lorsqu’une suspension, une annulation ou une interdiction de solliciter un nouveau permis est ordonnée. Le REF 7 permet d’informer l’administration de la décision prise par le tribunal afin que celle-ci puisse être enregistrée dans le fichier national du permis de conduire.

En droit routier, le REF 7 joue un rôle important dans l’exécution des décisions judiciaires affectant le permis de conduire. Il peut notamment intervenir après une condamnation prononçant une suspension judiciaire, une annulation du permis ou certaines interdictions de conduire. La réception ou l’établissement d’un REF 7 ne correspond pas à une nouvelle sanction : il s’agit d’un document administratif permettant la transmission et la prise en compte d’une décision de justice déjà rendue.

👉 Le REF 7 est le document officiel permettant de transmettre à l’administration une décision judiciaire ayant une incidence sur le permis de conduire.

Référé suspension 48SI

Le référé suspension 48SI est une procédure d’urgence permettant de demander au juge des référés du tribunal administratif de suspendre provisoirement les effets d’une lettre 48SI invalidant le permis de conduire pour solde de points nul. Cette procédure ne peut être engagée qu’en parallèle d’un recours au fond contre la décision d’invalidation et suppose de démontrer à la fois une situation d’urgence et l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

En pratique, le référé suspension est principalement utilisé lorsque la perte du permis met immédiatement en péril l’activité professionnelle ou la situation personnelle du conducteur. En cas de succès, le juge suspend temporairement les effets de la lettre 48SI, ce qui peut permettre de reprendre la conduite dans l’attente du jugement sur le fond. Cette procédure, très technique, nécessite une analyse approfondie du dossier et des irrégularités susceptibles d’affecter la validité de l’invalidation du permis.

👉 Pour comprendre les conséquences de la lettre 48SI, les recours possibles et les conditions d’un référé suspension, consultez notre guide complet consacré à la lettre 48SI.

Refus d'obtempérer

Le refus d’obtempérer est le fait, pour un conducteur, de ne pas s’arrêter malgré l’ordre donné par un policier ou un gendarme habilité. Pour que l’infraction soit constituée, le refus doit être volontaire et le conducteur doit avoir clairement compris qu’il lui était demandé de s’arrêter. Il ne faut pas confondre le refus d’obtempérer avec le délit de fuite, qui concerne un conducteur quittant les lieux après un accident.

Le refus d’obtempérer est puni de 2 ans d’emprisonnement, 15 000 € d’amende et entraîne la perte de 6 points sur le permis de conduire. Des peines complémentaires, comme une suspension ou une annulation du permis, peuvent également être prononcées.

👉 Pour connaître les sanctions, les circonstances aggravantes et les moyens de défense, consultez notre article complet consacré au refus d’obtempérer.

Refus de priorité

Le refus de priorité consiste à ne pas céder le passage à un usager bénéficiant de la priorité, qu’il s’agisse d’une priorité à droite, d’un panneau « Cédez le passage », d’un stop, d’un rond-point, d’un piéton engagé ou d’un véhicule prioritaire. Cette infraction est sanctionnée par une contravention de 4ᵉ classe, une amende forfaitaire de 135 €, un retrait de 4 points sur le permis de conduire et, dans certains cas, une suspension du permis.

En cas de verbalisation, il est parfois possible de contester l’infraction, notamment lorsque les circonstances de l’accident ou les constatations figurant dans le procès-verbal sont discutables. Une analyse du dossier permet de déterminer si des moyens de défense peuvent être invoqués.

👉 Pour connaître les différentes formes de refus de priorité, les sanctions encourues et les moyens de contestation, consultez notre article complet consacré au refus de priorité.

Refus de se soumettre aux vérifications de stupéfiants

Le refus de se soumettre aux vérifications de stupéfiants désigne le fait, pour un conducteur, de refuser de participer aux opérations destinées à confirmer la présence de substances stupéfiantes dans son organisme. Il s’agit d’une infraction distincte de la conduite après usage de stupéfiants, qui sanctionne le comportement consistant à empêcher ou à refuser la réalisation des contrôles prévus par la loi.

En droit routier, les vérifications de stupéfiants peuvent intervenir après un dépistage positif ou dans les autres situations prévues par le Code de la route. Le refus de se soumettre à ces opérations constitue un délit susceptible d’entraîner des sanctions pénales importantes, ainsi que des conséquences sur le permis de conduire, comme une suspension ou une annulation. La régularité des opérations de contrôle et les conditions dans lesquelles le refus est constaté peuvent être examinées dans le cadre de la procédure.

👉 Le refus de se soumettre aux vérifications de stupéfiants est un délit consistant à refuser les contrôles destinés à confirmer la présence de drogues dans l’organisme.

Refus de souffler

Le refus de souffler dans un éthylomètre constitue un délit, souvent plus lourd de conséquences qu’un contrôle positif à l’alcool. En revanche, il est important de distinguer le refus de souffler dans l’éthylotest (le « ballon »), qui n’est pas une infraction, du refus de se soumettre aux vérifications de l’état alcoolique réalisées à l’éthylomètre ou par prise de sang. C’est ce second refus qui est pénalement sanctionné.

Le conducteur encourt notamment 2 ans d’emprisonnement, 4 500 € d’amende, un retrait de 6 points, une rétention immédiate du permis, une éventuelle suspension ou annulation du permis ainsi que d’autres peines complémentaires. En pratique, le refus de souffler est fréquemment poursuivi en même temps que la conduite en état d’ivresse manifeste, ce qui peut aggraver les conséquences. Dans certaines situations, notamment en cas d’impossibilité médicale ou de dysfonctionnement de l’appareil, une contestation reste toutefois envisageable.

👉 Pour comprendre les conséquences d’un refus de souffler, connaître les sanctions encourues et savoir dans quels cas une contestation est possible, consultez notre article complet consacré au refus de souffler.

Réhabilitation

La réhabilitation est un mécanisme juridique permettant à une personne condamnée de retrouver certains droits liés à l’effacement des conséquences d’une condamnation pénale. Elle peut intervenir automatiquement après l’écoulement d’un certain délai ou être demandée selon les conditions prévues par la loi. Elle ne remet pas en cause la réalité de la condamnation initiale, mais produit des effets sur ses conséquences juridiques.

En droit routier, la réhabilitation peut concerner des personnes ayant fait l’objet de condamnations pour des délits routiers, comme une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, une conduite après usage de stupéfiants ou une conduite malgré une suspension ou une annulation du permis. Elle peut notamment avoir un intérêt pour limiter les conséquences d’anciennes condamnations sur le casier judiciaire et la situation professionnelle du conducteur.

👉 La réhabilitation permet, sous certaines conditions, d’atténuer les conséquences d’une condamnation pénale après l’écoulement d’un certain délai.

Relaxe

La relaxe est la décision par laquelle un tribunal déclare qu’une personne poursuivie pour une contravention ou un délit n’est pas coupable des faits qui lui sont reprochés. Elle est prononcée lorsque les éléments de l’infraction ne sont pas réunis, que les preuves sont insuffisantes ou qu’une irrégularité de procédure justifie l’abandon des poursuites. En droit routier, une relaxe peut notamment être obtenue dans des dossiers d’alcool au volant, de stupéfiants, d’excès de vitesse, de refus d’obtempérer ou de délit de fuite.

En pratique, une relaxe met définitivement fin aux poursuites engagées devant la juridiction saisie, sauf exercice d’une voie de recours par le ministère public. Aucune peine n’est prononcée contre le prévenu pour les faits concernés. Selon les cas, la relaxe permet également d’éviter les conséquences attachées à une condamnation, telles que certaines peines complémentaires ou une inscription au casier judiciaire.

👉 La relaxe est la décision par laquelle un tribunal reconnaît qu’une personne poursuivie n’a pas à être condamnée pour les faits reprochés.

Relevé d'information intégral (RII)

Le relevé d’information intégral (RII) est le document administratif qui regroupe toutes les informations relatives à votre permis de conduire. Il mentionne notamment la validité de votre permis, votre solde de points, les infractions enregistrées, les retraits et récupérations de points, les stages effectués, les visites médicales ainsi que les courriers administratifs (48M, 48N, 48SI…). C’est pourquoi il est souvent présenté comme le « vrai permis de conduire ».

En pratique, le RII est un document indispensable pour gérer efficacement votre permis et préparer votre défense en cas de procédure routière. Il permet notamment de vérifier le calendrier des retraits de points, de déterminer le meilleur moment pour effectuer un stage de récupération de points ou d’anticiper un risque d’invalidation du permis. Aujourd’hui, il peut être téléchargé gratuitement en quelques clics depuis le portail officiel « Mes points permis » via FranceConnect.

👉 Pour comprendre comment lire votre relevé d’information intégral, savoir où le télécharger et découvrir pourquoi il constitue le document le plus important de votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré au relevé d’information intégral (RII).

Requête en exonération

La requête en exonération est la démarche permettant de contester un avis de contravention avant le paiement de l’amende, dans les cas prévus par la loi. Elle est adressée à l’autorité compétente selon des modalités précises et dans un délai déterminé. Son dépôt empêche, en principe, que le paiement de l’amende soit considéré comme une reconnaissance de l’infraction.

En droit routier, la requête en exonération est fréquemment utilisée pour contester une infraction relevée lors d’un contrôle routier ou par un radar automatique. Elle peut être fondée sur différents arguments, tels qu’une erreur d’identification, une irrégularité de procédure ou toute autre contestation juridiquement recevable. Si la requête est rejetée, l’affaire peut être examinée par la juridiction compétente.

👉 La requête en exonération est la procédure permettant de contester un avis de contravention dans les délais prévus par la loi.

Réquisitions

Les réquisitions sont les demandes formulées par le ministère public au cours d’une procédure pénale. Elles peuvent porter sur les investigations à réaliser pendant l’enquête ou, devant le tribunal, sur la décision que le procureur estime devoir être rendue. Les réquisitions ne lient jamais le juge, qui demeure libre de sa décision.

En droit routier, le procureur peut prendre des réquisitions dans des affaires de conduite sous l’empire d’un état alcoolique, de conduite après usage de stupéfiants, de refus d’obtempérer, de grand excès de vitesse ou de tout autre délit routier. À l’audience, il peut notamment proposer une peine d’amende, une suspension ou une annulation du permis de conduire, un travail d’intérêt général ou toute autre sanction prévue par la loi. Le tribunal peut suivre, modifier ou écarter ces réquisitions.

👉 Les réquisitions sont les demandes présentées par le ministère public, sans jamais s’imposer au tribunal qui reste seul décisionnaire.

Responsabilité pécuniaire

La responsabilité pécuniaire est un mécanisme prévu par le Code de la route qui permet de mettre à la charge du titulaire de la carte grise le paiement d’une amende lorsque le conducteur n’a pas pu être identifié. Dans cette situation, le propriétaire du véhicule n’est pas reconnu coupable de l’infraction, mais peut être condamné à en supporter les conséquences financières.

Ce dispositif concerne uniquement certaines infractions routières et n’entraîne pas automatiquement un retrait de points sur le permis de conduire.

👉 Pour comprendre le fonctionnement de la responsabilité pécuniaire, les infractions concernées et les règles prévues par l’article L.121-3 du Code de la route, consultez notre article complet consacré à la responsabilité pécuniaire.

Restitution du permis de conduire

La restitution du permis de conduire désigne le fait de rendre son permis à un conducteur après une mesure de rétention, de suspension ou, dans certaines situations, à l’issue des démarches permettant de récupérer le droit de conduire. Les conditions de restitution varient selon la nature de la mesure ayant privé le conducteur de son permis et selon les dispositions applicables.

En droit routier, le permis peut être restitué à l’issue d’une rétention lorsqu’aucune suspension administrative n’est prononcée, ou après l’expiration d’une suspension si toutes les conditions légales sont remplies. Dans certains cas, le conducteur devra auparavant effectuer une visite médicale, passer des tests psychotechniques ou accomplir d’autres formalités imposées par la réglementation. Il est donc important de vérifier les démarches à effectuer avant de reprendre le volant.

👉 La restitution du permis de conduire permet au conducteur de récupérer son droit de conduire après avoir satisfait aux conditions prévues par la loi.

Rétention de permis

La rétention de permis est une mesure immédiate prise par les forces de l’ordre lorsqu’un conducteur est suspecté d’avoir commis certaines infractions graves, comme un grand excès de vitesse, une conduite sous l’emprise de l’alcool ou après usage de stupéfiants. Le permis de conduire est alors retenu pour une durée maximale de 120 heures (si alcool ou stupéfiants) ou 72 heures, dans l’attente de la décision du préfet.

À l’issue de cette période, le préfet peut décider d’une suspension administrative du permis ou, au contraire, restituer le permis au conducteur. La rétention de permis est une mesure conservatoire.

👉 Pour savoir ce que vous pouvez faire pendant une rétention de permis, si vous avez le droit de conduire en l’absence de notification de la suspension et connaître les conséquences de cette mesure, consultez notre article complet consacré à la rétention de permis.

Retrait de points

Le retrait de points est une conséquence administrative de certaines infractions au Code de la route. Lorsqu’une infraction entraînant une perte de points devient définitive, un nombre déterminé de points est retiré du permis de conduire, conformément au barème fixé par la loi. Ce retrait est indépendant des autres sanctions éventuelles, telles qu’une amende, une suspension ou une condamnation pénale.

En droit routier, les points ne sont pas retirés le jour du contrôle ou de l’infraction. Le retrait intervient uniquement lorsque l’infraction est devenue définitive, par exemple après le paiement d’une amende forfaitaire, l’émission du titre exécutoire d’une amende forfaitaire majorée ou lorsqu’une condamnation est devenue définitive. Selon les circonstances, il est possible de contester l’infraction ou le retrait de points dans les conditions prévues par la loi.

👉 Le retrait de points intervient lorsqu’une infraction est devenue définitive et entraîne une diminution du capital de points du permis de conduire. Lire l’article complet à ce sujet : Quand a lieu la perte des points ? Votre guide complet !

Rodéo urbain

Le rodéo urbain, également appelé rodéo motorisé, consiste à adopter, avec un véhicule terrestre à moteur, un comportement dangereux compromettant la sécurité des usagers de la route ou troublant la tranquillité publique. Cette infraction peut être commise avec une voiture, une moto, un scooter ou un quad et est sévèrement réprimée par le code de la route.

Les sanctions peuvent comprendre une peine d’emprisonnement, une amende, une suspension ou une annulation du permis de conduire, ainsi que la confiscation du véhicule dans certains cas.

👉 Pour connaître les éléments constitutifs du rodéo urbain, les sanctions encourues et les moyens de défense, consultez notre article complet consacré au rodéo urbain.

S

Saisie

La saisie est une mesure par laquelle les autorités judiciaires placent sous leur contrôle un bien, un document ou un objet présentant un intérêt pour une enquête ou une procédure pénale. Elle permet notamment de conserver une preuve, d’empêcher la disparition d’un élément utile à l’enquête ou de garantir l’exécution d’une décision de justice.

En droit routier, une saisie peut concerner un véhicule, un téléphone, des documents administratifs ou tout autre objet utile à la manifestation de la vérité. Les biens saisis peuvent être placés sous scellés pendant la durée de la procédure. Selon les circonstances, ils pourront ensuite être restitués à leur propriétaire ou faire l’objet d’une décision particulière du tribunal.

👉 La saisie est une mesure permettant aux autorités judiciaires de conserver un bien ou un objet utile à une enquête ou à une procédure pénale.

Sanction pénale

Une sanction pénale est une peine prononcée par une juridiction lorsqu’une personne est reconnue coupable d’une infraction. Elle a pour objectif de punir un comportement interdit par la loi, mais également de prévenir la récidive et de protéger la société. La nature et la gravité de la sanction dépendent notamment de la catégorie de l’infraction, des circonstances des faits et de la personnalité de la personne condamnée.

En droit routier, les sanctions pénales peuvent prendre différentes formes : amende, peine d’emprisonnement, travail d’intérêt général, jours-amende ou encore peines complémentaires comme la suspension ou l’annulation du permis de conduire, la confiscation du véhicule ou l’obligation d’effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Elles sont distinctes des mesures administratives prises par la préfecture, comme une suspension administrative du permis.

👉 La sanction pénale est une peine prononcée par un tribunal lorsqu’une personne est déclarée coupable d’une infraction.

Scellés

Les scellés sont une mesure de conservation consistant à placer sous contrôle de la justice des objets, documents ou biens présentant un intérêt pour une enquête ou une procédure pénale. Ils garantissent que ces éléments ne seront ni modifiés, ni détruits, ni utilisés tant qu’une décision n’aura pas été prise par l’autorité compétente.

En droit routier, un véhicule, un téléphone, des documents ou tout autre objet utile à la manifestation de la vérité peuvent être placés sous scellés. Cette mesure est notamment utilisée dans les affaires d’accidents corporels, de délits routiers graves ou lorsqu’un bien est susceptible de faire l’objet d’une confiscation. À l’issue de la procédure, les scellés peuvent être levés afin de permettre la restitution des biens ou l’exécution de la décision rendue par le tribunal.

👉 Les scellés permettent de conserver des biens ou des objets sous le contrôle de la justice pendant toute la durée de la procédure pénale.

Sens interdit

Le sens interdit désigne l’interdiction de circuler dans une voie dans le sens indiqué par le panneau B1. Le fait de s’engager dans une rue en sens interdit constitue une contravention de 4ᵉ classe, punie d’une amende forfaitaire de 135 €, d’un retrait de 4 points sur le permis de conduire et, plus rarement, d’une suspension du permis pouvant aller jusqu’à 3 ans.

Comme pour toute infraction routière, il est possible de contester une verbalisation dans certaines situations. Les possibilités de défense dépendent notamment des circonstances de l’infraction, de la signalisation en place et du mode de constatation (avec ou sans interception).

👉 Pour connaître les sanctions applicables, savoir comment contester une contravention et découvrir les cas dans lesquels une défense est envisageable, consultez notre article complet consacré au sens interdit.

Seuil minimum d'alcool

Contrairement aux stupéfiants, la conduite sous l’empire d’un état alcoolique repose sur des seuils légaux. En règle générale, un conducteur ne commet pas d’infraction si son taux est inférieur à 0,5 g d’alcool par litre de sang (0,25 mg/l d’air expiré). Pour les conducteurs en permis probatoire et certaines catégories de conducteurs, le seuil est abaissé à 0,2 g/l de sang (0,10 mg/l d’air expiré).

Au-delà de ces seuils, les sanctions varient selon le taux d’alcool constaté. Entre 0,5 g/l et 0,8 g/l, il s’agit d’une contravention. À partir de 0,8 g/l, l’infraction constitue un délit, passible de sanctions beaucoup plus lourdes.

👉 Pour connaître les différents seuils d’alcool au volant, les sanctions applicables et les conséquences sur votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré au seuil minimum d’alcool.

Seuil minimum de stupéfiants

Contrairement à l’alcool, il n’existe aucun seuil minimum de stupéfiants en dessous duquel il serait permis de conduire. En droit français, la simple détection d’une substance classée comme stupéfiant dans l’organisme suffit à caractériser le délit de conduite après usage de stupéfiants, sans qu’il soit nécessaire de démontrer que le conducteur était encore sous l’effet du produit.

Cette règle s’applique quelle que soit la quantité détectée. Ainsi, l’argument consistant à expliquer que la consommation remonte à plusieurs jours ou que le taux est très faible ne suffit pas, à lui seul, à écarter les poursuites.

👉 Pour comprendre pourquoi il n’existe aucun seuil minimum en matière de stupéfiants au volant, connaître la position de la Cour de cassation et les moyens de défense envisageables, consultez notre article complet consacré au seuil minimum de stupéfiants.

Signalisation défaillante

Une signalisation défaillante peut rendre une verbalisation irrégulière. En application de l’article R. 411-25 du Code de la route, une réglementation qui doit être signalée n’est opposable aux usagers que si la signalisation est effectivement en place et visible. Un panneau tombé, masqué par la végétation, absent ou un marquage au sol effacé peuvent ainsi permettre de contester certaines contraventions, notamment pour un excès de vitesse, un sens interdit, un stop ou un stationnement.

En pratique, il est indispensable de réunir des preuves de cette signalisation défaillante (photographies, témoignages, constat, coupures de presse…) avant de contester le procès-verbal. En revanche, certaines règles générales du Code de la route, comme les limitations de vitesse de droit commun, s’appliquent même en l’absence de panneau spécifique.

👉 Pour savoir dans quels cas une signalisation défaillante permet de contester un PV, connaître les preuves à réunir et les démarches à effectuer, consultez notre article complet consacré à la signalisation défaillante.

Snapchat

Snapchat est un réseau social sur lequel circulent régulièrement des prétendues « astuces » permettant d’éviter une amende ou une perte de points. Certaines personnes proposent, contre rémunération, de faire « sauter » un procès-verbal ou de contester une infraction à votre place. Ces pratiques sont illégales et peuvent exposer les conducteurs à des poursuites pénales bien plus graves que l’infraction routière d’origine.

En pratique, de nombreux conducteurs ayant eu recours à ces services se sont retrouvés convoqués devant le tribunal après la désignation frauduleuse d’un faux conducteur. Si vous souhaitez protéger votre permis de conduire, mieux vaut faire appel à un avocat en droit routier plutôt qu’à un inconnu rencontré sur les réseaux sociaux.

👉 Pour comprendre le fonctionnement de ces arnaques, connaître les risques encourus et savoir comment protéger efficacement votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré aux arnaques sur Snapchat.

Solde de points

Le solde de points correspond au nombre de points restant sur votre permis de conduire après prise en compte des retraits et des récupérations de points. Il évolue au fil des infractions, des délais de récupération automatique et des éventuels stages de récupération de points. Connaître son solde est indispensable pour éviter une invalidation du permis et anticiper les démarches nécessaires pour préserver son droit de conduire.

En pratique, votre solde de points peut être consulté gratuitement sur le portail officiel Mes points permis ou grâce à votre relevé d’information intégral (RII), qui fournit également le détail des infractions enregistrées. Il est recommandé de vérifier régulièrement ce document, car un décalage peut exister entre la commission d’une infraction et l’enregistrement effectif du retrait de points.

👉 Pour savoir comment connaître votre solde de points, où le consulter et quelles sont les différentes méthodes à votre disposition, consultez notre article complet consacré au solde de points.

Solde négatif de points

Un solde négatif de points n’apparaît jamais sur le permis de conduire. En pratique, lorsque le nombre de points retirés dépasse votre capital restant, votre solde affiché est simplement de 0 point. Pourtant, l’administration tient bien compte du « déficit » réel de points, ce qui peut avoir des conséquences importantes, notamment pour la récupération de points par un stage.

Par exemple, si vous disposez de 4 points et qu’une infraction entraîne un retrait de 6 points, votre solde affichera 0, mais votre situation réelle correspondra à un solde de –2 points. Un stage de récupération ne permettra donc pas forcément de sauver votre permis. C’est pourquoi il est essentiel d’analyser précisément votre relevé d’information intégral avant d’entreprendre des démarches.

👉 Pour comprendre comment fonctionne un solde négatif de points, savoir dans quels cas un stage peut encore sauver votre permis et éviter une invalidation, consultez notre article complet consacré au solde négatif de points.

Stage de récupération de points

Le stage de récupération de points est un stage de sensibilisation à la sécurité routière permettant de récupérer jusqu’à 4 points sur son permis de conduire en seulement 2 jours. Il peut être effectué une fois par an, à condition que le permis soit toujours valide. Bien utilisé, il constitue un excellent moyen d’éviter une invalidation du permis, mais encore faut-il choisir le bon moment pour le réaliser.

En pratique, il ne faut ni faire le stage trop tôt, ni attendre le dernier moment. Si vos points n’ont pas encore été retirés, le stage risque de ne vous apporter aucun bénéfice. À l’inverse, si vous attendez la réception de la lettre 48SI constatant l’invalidation de votre permis, il sera trop tard pour récupérer vos points. Avant de vous inscrire, il est donc essentiel de vérifier votre solde de points et d’analyser votre situation.

👉 Pour savoir quand faire un stage de récupération de points, éviter les erreurs les plus fréquentes et maximiser vos chances de préserver votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré au stage de récupération de points.

Stationner devant son garage

Il est interdit de stationner devant son propre garage, même si vous êtes propriétaire ou locataire des lieux. Cette règle, souvent méconnue, résulte de l’article R. 417-10 du Code de la route, qui considère comme gênant le stationnement devant une entrée carrossable. Aucune exception n’est prévue pour la personne qui bénéficie de cet accès. Cette interprétation a d’ailleurs été confirmée par la Cour de cassation.

En pratique, se garer devant son garage sur la voie publique vous expose à une amende de 35 €, sans retrait de points. L’objectif est d’éviter toute appropriation privative du domaine public et de garantir l’accès aux véhicules, notamment ceux des services de secours. Contester une telle verbalisation au seul motif qu’il s’agit de votre garage a donc très peu de chances d’aboutir.

👉 Pour comprendre pourquoi il est interdit de stationner devant son propre garage, connaître les sanctions applicables et la jurisprudence en la matière, consultez notre article complet consacré au stationnement devant son garage.

Stop grillé

Un stop grillé consiste à franchir un panneau « Stop » sans immobiliser complètement son véhicule. Contrairement à une idée reçue, le Code de la route n’impose aucune durée minimale d’arrêt : il exige simplement un arrêt total avant de céder le passage aux autres usagers. Le non-respect de cette obligation est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 €, un retrait de 4 points sur le permis de conduire et, plus rarement, une suspension du permis.

Le « stop glissé », qui consiste à seulement ralentir sans s’arrêter complètement, est assimilé à un stop grillé. Dans certaines situations, une contestation peut être envisagée, mais elle dépend des circonstances de l’infraction et des éléments figurant dans le procès-verbal.

👉 Pour connaître les sanctions applicables, savoir s’il faut réellement s’arrêter trois secondes et découvrir les moyens de contestation possibles, consultez notre article complet consacré au stop grillé.

Stupéfiants au volant

La conduite après usage de stupéfiants est un délit puni par le Code de la route. Contrairement à l’alcool, il n’existe aucun seuil minimum légal : dès lors que des stupéfiants sont détectés lors des analyses, l’infraction est constituée, même si la consommation remonte à plusieurs jours dans certains cas. Les sanctions peuvent être très lourdes : rétention et suspension du permis, 6 points retirés, amende, peine d’emprisonnement, voire annulation du permis en cas de récidive.

Après un contrôle positif, le conducteur fait généralement l’objet d’une rétention immédiate de son permis, puis d’une suspension administrative décidée par le préfet avant d’être convoqué devant la justice. Selon les circonstances, la procédure peut parfois être contestée, notamment en présence d’irrégularités affectant le contrôle ou les analyses.

👉 Pour connaître les sanctions encourues, comprendre le déroulement de la procédure et découvrir les moyens de défense envisageables, consultez notre article complet consacré aux stupéfiants au volant.

Sursis

Le sursis est une mesure permettant à une juridiction de suspendre, totalement ou partiellement, l’exécution d’une peine. La personne condamnée n’exécute pas immédiatement la sanction prononcée, à condition de respecter les obligations fixées par la loi et de ne pas commettre une nouvelle infraction dans les conditions prévues. Il existe plusieurs formes de sursis, notamment le sursis simple et le sursis probatoire.

En droit routier, le sursis est fréquemment prononcé pour des délits tels que la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, la conduite après usage de stupéfiants ou le refus d’obtempérer. Il peut concerner une peine d’emprisonnement ou, dans certains cas, une amende. En revanche, le sursis ne fait pas disparaître les autres conséquences de la condamnation, comme une suspension ou une annulation du permis de conduire, un retrait de points ou une inscription au casier judiciaire lorsque la loi le prévoit.

👉 Le sursis suspend l’exécution d’une peine sous certaines conditions, sans effacer les autres conséquences éventuelles de la condamnation.

Suspension administrative du permis de conduire

La suspension administrative du permis de conduire est une mesure prise par le préfet qui interdit temporairement à un conducteur de conduire un véhicule nécessitant un permis. Il s’agit d’une décision administrative, indépendante de toute condamnation pénale. Elle intervient notamment lorsqu’une infraction grave au Code de la route est constatée et que les conditions prévues par la loi sont réunies.

En droit routier, la suspension administrative est fréquemment prononcée après une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, une conduite après usage de stupéfiants, un grand excès de vitesse ou certaines infractions particulièrement graves. Elle peut être décidée avant même que le conducteur ne soit jugé par un tribunal. Par la suite, la juridiction pénale pourra confirmer, modifier ou remplacer cette mesure en prononçant, le cas échéant, une suspension judiciaire du permis de conduire.

👉 La suspension administrative du permis de conduire est une décision du préfet interdisant temporairement de conduire avant toute décision du tribunal.

Suspension de permis

La suspension de permis est une interdiction temporaire de conduire. Elle peut être décidée par le préfet (suspension administrative) après certaines infractions routières, comme l’alcool au volant, les stupéfiants, un grand excès de vitesse ou un refus d’obtempérer, puis éventuellement par un juge (suspension judiciaire). Pendant toute la durée de la suspension, il est interdit de conduire un véhicule nécessitant un permis de conduire.

La suspension de permis n’entraîne pas, à elle seule, une perte de points. Les points sont retirés uniquement lorsque la condamnation devient définitive ou, selon les cas, après le paiement de l’amende.

👉 Pour comprendre les différentes formes de suspension, savoir comment la contester et connaître les démarches pour récupérer votre permis, consultez notre article complet consacré à la suspension de permis.

Suspension judiciaire du permis de conduire

La suspension judiciaire du permis de conduire est une peine prononcée par une juridiction pénale interdisant temporairement à une personne de conduire un véhicule nécessitant un permis. Contrairement à la suspension administrative, qui relève du préfet, la suspension judiciaire est décidée par un tribunal à l’issue d’une procédure pénale. Sa durée est fixée par le juge dans les limites prévues par la loi.

En droit routier, la suspension judiciaire est notamment prononcée en cas de conduite sous l’empire d’un état alcoolique, de conduite après usage de stupéfiants, de grand excès de vitesse, de refus d’obtempérer ou d’autres délits routiers. Le tribunal tient compte de la gravité des faits, de la personnalité du conducteur et de sa situation personnelle et professionnelle pour déterminer la sanction. Lorsque le conducteur a déjà exécuté une suspension administrative, sa durée est, en principe, imputée sur la suspension judiciaire prononcée par le tribunal.

👉 La suspension judiciaire du permis de conduire est une peine prononcée par un tribunal interdisant temporairement la conduite d’un véhicule.

T

Télécharger son RII

Le relevé d’information intégral (RII) peut désormais être téléchargé directement en ligne, gratuitement et en quelques minutes, depuis le service Mes Points Permis. Accessible via FranceConnect, ce document constitue le véritable « carnet de santé » de votre permis de conduire : il mentionne notamment votre solde de points, les infractions enregistrées, les stages de récupération de points, les visites médicales et les courriers administratifs (48M, 48N, 48SI…).

Le téléchargement du RII est particulièrement utile avant une contestation, une audience ou un stage de récupération de points. Il permet de connaître précisément la situation de votre permis et d’adopter la stratégie la plus adaptée.

👉 Pour savoir où télécharger votre relevé d’information intégral, connaître les étapes à suivre et comprendre pourquoi ce document est indispensable, consultez notre article complet consacré au téléchargement du RII.

Télépoints

Télépoints était l’ancien téléservice officiel permettant de consulter le solde de points de son permis de conduire. Depuis fin 2023, il a été définitivement remplacé par Mes Points Permis, un service plus complet qui permet non seulement de consulter son nombre de points, mais également de télécharger l’attestation de droits à conduire sécurisée (ADCS), le relevé d’information intégral (RII) et d’autres documents relatifs au permis de conduire. Les anciens comptes Télépoints ne sont plus utilisables.

Si vous recherchez encore « Télépoints », vous devez désormais vous connecter à Mes Points Permis, accessible via FranceConnect ou avec votre numéro NEPH. Ce nouveau portail est aujourd’hui le seul service officiel pour consulter la situation de votre permis de conduire en ligne.

👉 Pour découvrir le nouveau fonctionnement de Télépoints, désormais remplacé par Mes Points Permis, et savoir comment consulter votre solde de points, consultez notre article complet consacré à Mes Points Permis.

Témoin

Un témoin est une personne qui a assisté à tout ou partie des faits faisant l’objet d’une enquête ou d’une procédure judiciaire, ou qui détient des informations utiles à leur compréhension. Son rôle est de relater ce qu’il a personnellement vu, entendu ou constaté, sans exprimer d’opinion sur la culpabilité de la personne poursuivie.

En droit routier, les témoignages peuvent être déterminants pour établir les circonstances d’un accident, identifier le conducteur d’un véhicule ou confirmer le déroulement d’un contrôle routier. Les déclarations d’un témoin constituent un élément de preuve parmi d’autres et sont appréciées librement par les enquêteurs et les juridictions au regard de l’ensemble du dossier.

👉 Le témoin est une personne qui apporte des informations sur les faits d’une affaire grâce à ce qu’elle a directement constaté.

Tests psychotechniques

Les tests psychotechniques sont des évaluations destinées à mesurer certaines aptitudes nécessaires à la conduite, notamment l’attention, la concentration, les réflexes, la coordination et la capacité à réagir à différentes situations. Ils sont réalisés par un psychologue ou dans un centre agréé, à l’aide d’exercices standardisés.

En droit routier, les tests psychotechniques sont notamment exigés après certaines suspensions, annulations ou invalidations du permis de conduire. Ils constituent une étape préalable à la visite devant la commission médicale lorsque la réglementation le prévoit. Les résultats sont transmis au médecin ou à la commission médicale, qui les prend en compte pour apprécier l’aptitude du conducteur à reprendre le volant. Les tests psychotechniques ne sont ni un examen de conduite ni un concours : ils visent uniquement à évaluer les capacités nécessaires à la conduite.

👉 Les tests psychotechniques permettent d’évaluer les aptitudes d’un conducteur avant une éventuelle récupération de son permis de conduire.

Travail d'intérêt général (TIG)

Le travail d’intérêt général (TIG) est une peine consistant à effectuer, sans rémunération, un travail au profit d’une collectivité publique, d’une association ou d’un organisme habilité. Il ne peut être prononcé qu’avec l’accord de la personne condamnée. Le nombre d’heures est fixé par la juridiction dans les limites prévues par la loi et doit être réalisé dans un délai déterminé.

En droit routier, le travail d’intérêt général peut être prononcé à la place ou en complément d’autres sanctions pour certains délits, notamment en cas de conduite sous l’empire d’un état alcoolique, de conduite après usage de stupéfiants, de refus d’obtempérer ou de conduite malgré une suspension ou une annulation du permis. Son objectif est de sanctionner l’auteur de l’infraction tout en favorisant sa responsabilisation, sans recourir systématiquement à une peine d’emprisonnement.

👉 Le travail d’intérêt général est une peine consistant à effectuer gratuitement un travail au profit de la collectivité, avec l’accord de la personne condamnée.

Tribunal

Un tribunal est une juridiction chargée de trancher les litiges et de rendre des décisions de justice. En France, il existe plusieurs catégories de tribunaux, chacun compétent dans un domaine précis, comme le tribunal judiciaire, le tribunal correctionnel, le tribunal de police ou encore le tribunal administratif. En droit routier, les infractions peuvent être examinées par différentes juridictions selon leur nature et leur gravité.

En pratique, un tribunal est composé d’un ou plusieurs magistrats chargés d’examiner les arguments des parties, les éléments de preuve et les règles de droit applicables avant de rendre un jugement. Les personnes poursuivies ou les parties à un litige peuvent être assistées ou représentées par un avocat afin d’assurer la défense de leurs intérêts.

👉 Un tribunal est une juridiction chargée de rendre la justice en appliquant la loi aux situations qui lui sont soumises.

Tribunal administratif

Le tribunal administratif est la juridiction compétente pour trancher les litiges opposant les particuliers, les entreprises ou les associations à l’administration. Il intervient notamment lorsqu’une décision d’une préfecture, d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public est contestée. En droit routier, le tribunal administratif est régulièrement saisi pour examiner les recours dirigés contre certaines décisions administratives relatives au permis de conduire, comme une invalidation du permis (lettre 48SI), un retrait de points ou, dans certains cas, une suspension administrative.

En pratique, le tribunal administratif contrôle la légalité des décisions prises par l’administration et peut, lorsqu’elles sont irrégulières, les annuler. Selon les situations, il est également possible de saisir le juge des référés afin d’obtenir une décision en urgence lorsque les conséquences de la mesure contestée sont particulièrement importantes, notamment sur la vie professionnelle du conducteur.

👉 Retrouvez la liste complète des tribunaux administratifs en France sur notre annuaire des tribunaux administratifs.

Tribunal correctionnel

Le tribunal correctionnel est la juridiction compétente pour juger les délits, c’est-à-dire les infractions les plus graves après les crimes. En droit routier, il connaît notamment des affaires de conduite sous l’empire d’un état alcoolique, de conduite après usage de stupéfiants, de refus d’obtempérer, de délit de fuite, de conduite malgré une suspension ou une annulation du permis, ainsi que des blessures ou homicides involontaires commis à l’occasion de la conduite d’un véhicule.

En pratique, le tribunal correctionnel peut prononcer différentes sanctions, telles qu’une peine d’emprisonnement, une amende, un travail d’intérêt général, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ou encore des peines complémentaires comme la suspension, l’annulation du permis de conduire ou la confiscation du véhicule lorsque la loi le prévoit. Le prévenu peut être assisté d’un avocat afin d’assurer sa défense et de faire valoir les arguments juridiques propres à son dossier.

👉 Le tribunal correctionnel est la juridiction chargée de juger les délits, notamment les principales infractions routières les plus graves.

Tribunal de police

Le tribunal de police est la juridiction compétente pour juger les contraventions des cinq classes, c’est-à-dire les infractions les moins graves prévues par le droit pénal. En droit routier, il est notamment amené à connaître de certaines contraventions telles que les excès de vitesse, le non-respect d’un feu rouge ou d’un stop, le défaut de port de la ceinture de sécurité, l’usage du téléphone au volant ou encore le franchissement d’une ligne continue, lorsque ces infractions sont contestées.

En pratique, le tribunal de police peut prononcer des amendes, des peines complémentaires prévues par le Code de la route, ainsi que, dans certains cas, une suspension du permis de conduire. Le conducteur poursuivi peut présenter lui-même sa défense ou être assisté par un avocat, notamment lorsque l’enjeu est important en raison d’un risque de suspension du permis ou de perte de points.

👉 Le tribunal de police est la juridiction compétente pour juger les contraventions, notamment les principales infractions routières du quotidien.

Trois secondes au stop

La règle des 3 secondes au stop est une recommandation largement enseignée en auto-école, mais elle ne figure dans aucun texte du Code de la route. La loi impose uniquement un arrêt complet du véhicule à la ligne de stop avant de céder le passage. Aucune durée minimale d’immobilisation n’est prévue. Juridiquement, une immobilisation totale, même très brève, suffit donc à respecter l’obligation légale.

En pratique, il est toutefois conseillé de marquer un arrêt d’environ 3 secondes. Cette précaution permet de montrer sans ambiguïté que le véhicule s’est bien immobilisé et limite le risque de verbalisation pour un « stop glissé ». En cas de procès-verbal, la contestation est souvent difficile lorsque les forces de l’ordre ont procédé à une interception, mais d’autres moyens de défense peuvent exister selon les circonstances.

👉 Pour savoir si la règle des 3 secondes au stop est obligatoire, connaître les sanctions en cas de stop grillé et les possibilités de contestation, consultez notre article complet consacré à la règle des 3 secondes au stop.

Trottinettes électriques

Les trottinettes électriques font partie des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) et sont soumises au Code de la route. Leur utilisation est encadrée par de nombreuses règles : âge minimum de 14 ans, vitesse limitée à 25 km/h, circulation prioritairement sur les pistes cyclables, assurance obligatoire, interdiction de transporter un passager et respect des règles de circulation applicables à tous les usagers.

Contrairement à une idée reçue, les conducteurs de trottinettes électriques peuvent être verbalisés pour de nombreuses infractions (alcool, stupéfiants, téléphone, écouteurs, feu rouge, stop, etc.). En revanche, ces infractions n’entraînent pas de retrait de points sur le permis de conduire, même si elles sont passibles d’amendes parfois importantes.

👉 Pour connaître les principales règles applicables aux trottinettes électriques, les sanctions encourues et les erreurs les plus fréquentes, consultez notre article complet consacré aux trottinettes électriques.

Trottoir

Un trottoir est la partie d’une voie réservée à la circulation des piétons. Contrairement à une idée reçue, un trottoir n’est pas nécessairement surélevé. La Cour de cassation considère qu’il s’agit de la partie d’une voie urbaine qui longe la chaussée et qui, surélevée ou non, est distinguée de celle-ci par une bordure, un marquage ou tout autre dispositif et réservée aux piétons. Cette définition est essentielle, notamment en matière de stationnement.

En effet, le stationnement sur un trottoir constitue en principe un stationnement très gênant, passible d’une amende de 135 €, avec une possible immobilisation et mise en fourrière du véhicule. La définition retenue par la Cour de cassation permet ainsi de sanctionner le stationnement sur des espaces réservés aux piétons, même lorsqu’ils ne présentent aucun dénivelé.

👉 Pour connaître la définition juridique du trottoir, comprendre les conséquences en matière de stationnement et découvrir la jurisprudence de la Cour de cassation, consultez notre article complet consacré au trottoir.

U

Usage de stupéfiants

L’usage de stupéfiants désigne le fait de consommer ou d’avoir consommé une substance classée comme stupéfiant en dehors des conditions autorisées par la loi. Il s’agit d’une infraction distincte de la conduite après usage de stupéfiants, même si les deux situations peuvent parfois être liées dans une même procédure.

En droit routier, l’usage de stupéfiants peut être recherché lors d’un contrôle lié à la conduite d’un véhicule. La présence de stupéfiants dans l’organisme peut conduire à une procédure spécifique pour conduite après usage de stupéfiants, indépendamment de la question de savoir si la personne était sous l’influence de la substance au moment de conduire. Les conséquences peuvent être importantes sur le plan pénal et administratif, notamment pour le permis de conduire.

👉 L’usage de stupéfiants correspond à la consommation d’une substance interdite et constitue une infraction distincte de la conduite après usage de stupéfiants.

Usage du téléphone au volant

L’usage du téléphone au volant désigne le fait, pour un conducteur, de tenir son téléphone en main pendant la conduite, que ce soit pour téléphoner, envoyer un message, consulter une application ou toute autre utilisation. Cette interdiction s’applique même lorsque le véhicule est immobilisé à un feu rouge ou dans un embouteillage.

Cette infraction est sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 € et la perte de 3 points sur le permis de conduire. Lorsqu’elle est commise en même temps que certaines autres infractions routières, elle peut également entraîner une suspension immédiate du permis de conduire.

👉 Pour connaître les sanctions applicables, les cas de suspension du permis et les possibilités de contestation, consultez notre article complet consacré à l’usage du téléphone au volant.

Usurpation de plaques

L’usurpation de plaques d’immatriculation, aussi appelée doublette, consiste à utiliser le numéro d’immatriculation d’un autre véhicule afin d’échapper aux contraventions ou de commettre des infractions. Si vous recevez un avis de contravention alors que votre véhicule ne pouvait pas se trouver sur les lieux, vous êtes peut-être victime d’une usurpation de plaques. Ce délit est puni de 7 ans d’emprisonnement, 30 000 € d’amende, d’un retrait de 6 points et de plusieurs peines complémentaires.

En cas d’usurpation, ne payez surtout pas l’amende. Il est indispensable de déposer plainte, de contester chaque contravention, de demander la photo radar si nécessaire et de réunir tous les justificatifs prouvant que vous ne pouviez pas être sur les lieux de l’infraction. Selon les cas, il est également possible de solliciter l’attribution d’un nouveau numéro d’immatriculation.

👉 Pour savoir comment réagir en cas d’usurpation de plaques, connaître les démarches à effectuer et protéger efficacement votre permis de conduire, consultez notre article complet consacré à l’usurpation de plaques.

V

Vérif Permis

Vérif Permis est un téléservice officiel permettant à certains employeurs de vérifier que leurs salariés disposent d’un permis de conduire valide. Il interroge directement le Système national des permis de conduire (SNPC) et délivre une attestation sécurisée attestant des droits à conduire du salarié. Ce service est principalement destiné aux entreprises de transport routier de marchandises ou de voyageurs.

L’objectif de Vérif Permis est de renforcer la sécurité et de permettre aux employeurs de s’assurer que leurs conducteurs sont toujours autorisés à conduire. Il ne s’agit pas d’un service ouvert au grand public : les particuliers doivent utiliser les services Mes Points Permis pour consulter leur situation personnelle.

👉 Pour comprendre comment fonctionne Vérif Permis, quelles entreprises peuvent utiliser ce téléservice et quelles informations peuvent être consultées, consultez notre article complet consacré à Vérif Permis.

Vérification d'alcoolémie

La vérification d’alcoolémie est l’opération permettant de déterminer avec précision la concentration d’alcool présente dans l’organisme d’un conducteur. Contrairement au simple dépistage, elle a pour objectif d’établir officiellement le taux d’alcool en vue d’éventuelles poursuites. Elle est réalisée dans les conditions prévues par le Code de la route, au moyen d’un éthylomètre ou, dans certains cas, d’une prise de sang.

En droit routier, une vérification d’alcoolémie peut être effectuée après un dépistage positif, à la suite d’un accident de la circulation ou dans les autres situations prévues par la loi. Les résultats obtenus permettent de déterminer si le conducteur a commis une contravention ou un délit. Cette phase de la procédure est strictement encadrée et le respect des règles applicables peut être discuté devant le tribunal lorsque des irrégularités sont invoquées.

👉 La vérification d’alcoolémie permet de mesurer officiellement le taux d’alcool d’un conducteur afin de déterminer si une infraction est constituée.

Vérification d'identité

La vérification d’identité est une procédure permettant aux forces de l’ordre de confirmer l’identité d’une personne lorsque celle-ci ne peut pas la justifier immédiatement ou lorsque des vérifications complémentaires sont nécessaires dans les conditions prévues par la loi. Cette mesure est strictement encadrée par le Code de procédure pénale et ne doit pas être confondue avec un simple contrôle d’identité.

En droit routier, une vérification d’identité peut intervenir lors d’un contrôle routier si le conducteur ne présente pas de document permettant d’établir son identité ou si les informations communiquées nécessitent des vérifications. Cette mesure permet notamment de s’assurer de l’identité exacte du conducteur avant la poursuite éventuelle de la procédure. Elle ne préjuge en rien de la culpabilité de la personne concernée.

👉 La vérification d’identité est une procédure permettant de confirmer l’identité d’une personne lorsque celle-ci ne peut pas être établie immédiatement.

Vice de procédure

Un vice de procédure est une irrégularité commise au cours d’une procédure pénale par les forces de l’ordre, le procureur ou une autre autorité. Lorsqu’il porte atteinte aux droits de la défense ou ne respecte pas les règles prévues par la loi, il peut entraîner l’annulation d’un acte de procédure, voire de l’ensemble des poursuites.

Tous les vices de procédure n’ont cependant pas les mêmes conséquences. Une simple erreur matérielle ne suffit pas toujours à obtenir une annulation : chaque dossier doit être analysé au cas par cas.

👉 Pour découvrir les principaux vices de procédure en droit routier, comprendre leurs conséquences et savoir comment les soulever devant le tribunal, consultez notre article complet consacré aux vices de procédure.

Victime

La victime est la personne qui subit un préjudice en raison de la commission d’une infraction. Ce préjudice peut être corporel, matériel, moral ou financier. La victime bénéficie de droits reconnus par la loi, notamment celui d’être informée de la procédure, de demander réparation de son préjudice et, dans certaines situations, de se constituer partie civile.

En droit routier, la victime peut être un conducteur, un passager, un piéton, un cycliste ou tout autre usager de la route ayant subi les conséquences d’un accident ou d’une infraction. Selon les circonstances, elle peut obtenir une indemnisation de ses préjudices devant les juridictions compétentes ou dans le cadre des mécanismes prévus par le droit de la réparation du dommage corporel.

👉 La victime est la personne qui subit un préjudice du fait d’une infraction et qui peut demander la réparation de ses dommages.

Visite médicale du permis de conduire

La visite médicale du permis de conduire est un examen médical destiné à vérifier qu’un conducteur est apte à conduire un véhicule en toute sécurité. Elle est réalisée par un médecin agréé par la préfecture ou par la commission médicale, selon les situations prévues par la réglementation. Son objectif est d’apprécier si l’état de santé du conducteur est compatible avec la conduite.

En droit routier, la visite médicale est notamment obligatoire après certaines suspensions, annulations ou invalidations du permis de conduire. Elle peut également être imposée en raison de certaines pathologies ou pour les titulaires de certaines catégories de permis. Le médecin examine le dossier médical, les éventuels résultats d’analyses biologiques et, lorsque la réglementation l’exige, les résultats des tests psychotechniques. À l’issue de la visite, il rend un avis d’aptitude, d’aptitude temporaire ou d’inaptitude à la conduite.

👉 La visite médicale permet de vérifier qu’un conducteur remplit les conditions médicales nécessaires pour conduire ou récupérer son permis de conduire.

Vitesse excessive eu égard aux circonstances

La vitesse excessive eu égard aux circonstances est une infraction qui peut être constatée sans radar. Même si vous respectez la limitation de vitesse, vous devez adapter votre allure aux conditions de circulation, à la météo, à l’état de la chaussée, à la visibilité ou à la présence d’autres usagers. Les forces de l’ordre peuvent ainsi estimer qu’une vitesse est excessive au regard des circonstances et dresser un procès-verbal, sans effectuer de mesure précise de votre vitesse.

Cette infraction est sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 € (90 € minorée), sans retrait de points sur le permis de conduire. Elle peut toutefois être contestée, notamment lorsque le procès-verbal ne décrit pas suffisamment les circonstances justifiant la verbalisation. L’analyse du dossier permet alors de vérifier si les conditions légales de l’infraction sont bien réunies.

👉 Pour comprendre ce qu’est la vitesse excessive eu égard aux circonstances, connaître les sanctions applicables et savoir dans quels cas une contestation est possible, consultez notre article complet consacré à la vitesse excessive.

Vitesse minimum sur autoroute

Contrairement à une idée reçue, il n’existe pas de vitesse minimale générale sur autoroute. En revanche, le Code de la route interdit de circuler à une vitesse anormalement réduite sans raison valable. De plus, lorsque la circulation est fluide et que les conditions de visibilité sont bonnes, les conducteurs utilisant la voie la plus à gauche ne peuvent pas rouler à moins de 80 km/h.

Le non-respect de cette règle est sanctionné par une contravention de 2ᵉ classe, sans retrait de points. Au-delà de l’amende, une vitesse trop faible peut également engager la responsabilité du conducteur en cas d’accident si elle a contribué à le provoquer.

👉 Pour comprendre les règles applicables à la vitesse minimum sur autoroute, connaître les sanctions encourues et savoir dans quels cas il est possible de rouler en dessous de 80 km/h, consultez notre article complet consacré à la vitesse minimum sur autoroute.

Vitesse par temps de pluie

En cas de pluie ou d’autres précipitations, le Code de la route impose un abaissement des limitations de vitesse sur certaines routes. La vitesse maximale passe notamment de 130 à 110 km/h sur autoroute, de 110 à 100 km/h sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central et à 80 km/h sur les autres routes hors agglomération. En revanche, en agglomération, la limitation reste fixée à 50 km/h.

La notion de « pluie » n’est toutefois pas définie avec précision par les textes, ce qui peut donner lieu à des contestations. Par ailleurs, indépendamment des limitations légales, tout conducteur doit adapter sa vitesse aux conditions de circulation et de visibilité sous peine d’être verbalisé pour vitesse excessive eu égard aux circonstances, même sans excès de vitesse mesuré par radar.

👉 Pour connaître les limitations de vitesse applicables par temps de pluie, les difficultés d’interprétation de cette notion et les risques de verbalisation, consultez notre article complet consacré à la vitesse par temps de pluie.

Voie de recours

Une voie de recours est une procédure permettant de contester une décision de justice afin d’obtenir son réexamen ou son annulation dans les conditions prévues par la loi. Selon la nature de la décision et de la juridiction concernée, plusieurs voies de recours peuvent être ouvertes. Elles sont soumises à des délais stricts qui doivent être respectés sous peine d’irrecevabilité.

En droit routier, les voies de recours les plus fréquentes sont l’appel, qui permet de faire rejuger une affaire par une juridiction supérieure, et le pourvoi en cassation, qui vise à vérifier la correcte application de la loi sans rejuger les faits. D’autres recours peuvent également exister selon la procédure concernée, notamment l’opposition à une ordonnance pénale ou à un jugement rendu par défaut.

👉 Une voie de recours permet de contester une décision de justice dans les conditions et les délais fixés par la loi.

Voie du milieu sur autoroute

La voie du milieu sur autoroute n’est pas une voie de circulation normale. Conformément à l’article R. 412-9 du Code de la route, tout conducteur doit circuler sur la voie la plus à droite, sauf lorsqu’il dépasse un autre véhicule. Contrairement à une idée très répandue, la voie de droite n’est pas réservée aux poids lourds. Rester durablement sur la voie du milieu alors que la voie de droite est libre constitue donc une infraction.

En pratique, rouler sur la voie du milieu gêne la circulation et oblige les autres usagers à multiplier les changements de voie pour dépasser. Cette infraction est sanctionnée par une amende de 35 €, sans retrait de points. Il existe toutefois des exceptions, notamment en cas d’embouteillage ou pour respecter le corridor de sécurité lors du dépassement d’un véhicule immobilisé sur la bande d’arrêt d’urgence.

👉 Pour comprendre quand il est autorisé de circuler sur la voie du milieu, connaître les exceptions et les sanctions applicables, consultez notre article complet consacré à la voie du milieu sur autoroute.

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