Récidive en CRPC : annulation du permis de conduire évitée
Un casier judiciaire chargé, plusieurs délits routiers et une récidive retenue dans la convocation. Pour mon client, les choses se présentaient plutôt mal : en raison de cette récidive, il risquait l’annulation obligatoire de son permis de conduire.
Mais en étudiant son dossier, je m’aperçois que la récidive n’est pas juridiquement constituée. Et cela change beaucoup de choses !
Le 13 octobre 2026, je l’assiste devant le tribunal judiciaire du Havre dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
Après discussion, le procureur de la République accepte d’écarter la récidive.
Résultat : pas d’annulation du permis de conduire. Nous nous accordons sur six mois d’emprisonnement avec sursis, six mois de suspension du permis et des amendes. Une peine qui tient compte des antécédents de mon client, mais qui lui évite de devoir repasser son permis.
Vous êtes convoqué pour une infraction routière ? Découvrez mon activité d’avocat permis au Havre.
👉 Prendre rendez-vous pour faire analyser votre dossier
⚖️ Le dossier en bref
🏛️ Juridiction : tribunal judiciaire du Havre (Seine-Maritime)
📅 Date : 13 octobre 2026
⚖️ Procédure : comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)
🎯 Enjeu : éviter l’annulation obligatoire du permis liée à une récidive initialement retenue
✅ Résultat : récidive écartée, six mois d’emprisonnement avec sursis, six mois de suspension du permis et des amendes. Aucune annulation du permis.
Un casier judiciaire chargé, mais pas de récidive légale
Mon client n’en était pas à sa première condamnation.
Son casier judiciaire comportait plusieurs mentions, même si les faits remontaient pour la plupart à plusieurs années.
Il était cette fois poursuivi pour plusieurs délits routiers et sa convocation en CRPC mentionnait expressément la récidive légale.
Le problème, c’est que cette récidive entraînait une conséquence particulièrement lourde : l’annulation obligatoire de son permis de conduire.
Or, en examinant son dossier, je constate que les conditions de la récidive ne sont pas réunies.
Car contrairement à ce que l’on pourrait penser, avoir plusieurs condamnations à son casier judiciaire ne signifie pas automatiquement être en récidive légale.
Encore faut-il que les conditions prévues par la loi soient remplies.
Et dans ce dossier, ce n’était pas le cas.
Le procureur accepte d’écarter la récidive
Le 13 octobre 2026, je retrouve mon client au tribunal judiciaire du Havre pour son audience de CRPC.
Cette procédure, souvent appelée « plaider-coupable », permet de discuter avec le procureur de la République de la peine qui sera proposée au conducteur.
Mais avant de parler de la sanction, il fallait régler cette question de récidive.
J’explique donc au procureur pourquoi elle ne peut pas être retenue.
Le procureur entend mes observations et accepte de ne plus retenir l’état de récidive légale.
C’est évidemment une étape importante pour mon client, puisque l’annulation obligatoire de son permis est désormais écartée.
Reste à discuter de la peine.
Six mois de suspension, presque entièrement effectués
Mon client avait un passé judiciaire dont il fallait tenir compte. Les infractions reconnues justifiaient également une sanction.
La discussion avec le procureur a donc porté sur une peine adaptée à cette situation.
Nous sommes finalement parvenus à un accord :
- Six mois d’emprisonnement avec sursis ;
- Six mois de suspension du permis de conduire ;
- Des amendes.
Un élément avait également son importance : mon client avait déjà effectué la quasi-totalité de sa suspension administrative.
Avec les six mois de suspension retenus, et sous réserve des autres formalités nécessaires, il pouvait donc envisager de reprendre prochainement le volant.
Surtout, son permis n’était pas annulé.
Il n’aurait donc pas à accomplir toutes les démarches liées à l’obtention d’un nouveau permis après une annulation judiciaire.

Tribunal judiciaire du Havre – salle d’audience @Maître Etienne Lejeune
Une sanction justifiée, mais sur de bonnes bases juridiques
Ce que je retiens de cette affaire, c’est avant tout la qualité de l’échange avec le procureur.
Mon client avait des antécédents. Il reconnaissait les infractions qui lui étaient reprochées. Il était donc normal qu’une peine soit prononcée.
Mais il n’y avait aucune raison de lui appliquer les conséquences d’une récidive qui n’existait pas juridiquement.
Nous avons pu en discuter sereinement et parvenir à une sanction qui me paraît adaptée à sa situation.
C’est aussi tout l’intérêt de préparer une CRPC en amont : même lorsque les faits sont reconnus, il reste indispensable d’examiner le dossier et de mesurer précisément les conséquences de la condamnation.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ma page consacrée à l’assistance d’un avocat en CRPC.
Et lorsque la récidive est réellement constituée ?
Tous les dossiers ne permettent évidemment pas d’écarter la récidive légale.
Quelques jours auparavant, j’assistais par exemple un autre client lors d’une CRPC à Dieppe pour conduite après usage de stupéfiants en récidive.
Dans cette affaire, l’annulation du permis était obligatoire. Il n’était donc pas possible de l’éviter.
En revanche, nous avions pu discuter des autres peines avec le procureur : le bracelet électronique initialement envisagé avait été écarté et la durée d’interdiction de solliciter un nouveau permis ramenée de quatre à deux mois.
Deux dossiers de récidive, deux situations juridiques différentes et, nécessairement, deux défenses adaptées.
Vous êtes convoqué en CRPC pour une infraction routière ?
Vous avez reçu une convocation en CRPC mentionnant une récidive légale ? Vous avez déjà plusieurs condamnations et vous craignez de perdre votre permis de conduire ?
Avant l’audience, il est important de vérifier ce que vous risquez réellement.
Une récidive mentionnée sur une convocation ne doit pas être considérée comme acquise sans examen du dossier.
J’exerce en droit routier depuis 2008. Je prépare personnellement les dossiers de mes clients et les assiste lors de leurs audiences.
J’interviens au Havre, mais également devant les tribunaux judiciaires partout en France.
👉 Prendre rendez-vous avec Maître Etienne Lejeune pour préparer votre défense






























